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Novembre 2018

Cours d'été aux univesités allemandes - Apprendre l'allemand en Allemagne

Le DAAD offre mondialement des bourses pour visiter les universités allemandes aux cours linguistiques d’été en Allemagne. Le programme sert à approfondir les connaissances de la langue allemande (la langue générale, le langage spécialisé) et la connaissance de l’Allemagne.

Jusqu’au 01.12.2018 des étudiants de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie de tous les domaines, ayant des connaissances avancées de la langue allemande, peuvent déposer leurs candidatures pour un cours d’été de la langue allemande en Allemagne.

Dans ce cadre, nous vous présentons trois témoignages de trois personnes qui ont fait des séjours linguistiques avec des bourses du DAAD : Khalil Khsiba, Farah Gmiza et Dorra Kantaoui.

1.      Vous avez postulé pour la bourse "Cours d’été dans une université allemande" avec succès. Comment avez-vous entendu parler de ce programme ? Comment vous vous êtes préparé ?

J'ai connu le programme "Cours d’été dans une université Allemande" à travers mes camarades. La lectrice du DAAD à l'université de la Manouba a également présenté le programme et cela m'a rendu curieux alors j'ai essayé de m’informer de manière indépendante sur le site du DAAD www.daad.tn, où j'ai trouvé de nombreux conseils et astuces sur le programme. Le plus important pour moi était de savoir quels documents je devais préparer afin de répondre aux exigences formelles de la bourse.

2.      Pourquoi avez-vous décidé de faire un cours d'été en Allemagne ?

Une bourse du DAAD, qui est une organisation prospère et reconnue, donne une bonne impression dans le curriculum vitae (CV). J'ai donc opté pour ce programme, qui correspond d'ailleurs parfaitement à mon profil.

Je voudrais étudier en Allemagne plus tard. Je trouve que les cours d’été dans une université allemande sont parfaits pour organiser ses études en Allemagne afin de connaître une université et éventuellement d'entrer en contact avec son office international de celle-ci.

Un cours d’été dans une université allemande offre également la possibilité d'améliorer les compétences linguistiques et de les pratiquer activement. Je suis très fier d’avoir pu suivre un cours de niveau C1 à l'université de Würzburg. Le temps que j’ai passé à Würzburg était très agréable et j'aimerais y retourner si je pouvais!

3.      Comment évaluez-vous votre expérience en Allemagne ? Comment ce cours vous a-t-il influencé ?

Ce que j’ai vécu était incroyable! J'ai rencontré beaucoup de bonnes personnes du monde entier. Je suis devenu plus ouvert et j'ai énormément progressé dans la langue allemande. Les tuteurs et les enseignants étaient très amicaux, sympathiques et professionnels. Ce fut une période incroyable à Würzburg!

1.      Vous avez postulé pour la bourse "Cours d’été dans une université Allemande" avec succès. Comment avez-vous entendu parler de ce programme ? Comment vous vous êtes préparée ?

Je suis actuellement en train d'apprendre l'allemand durant deux ans en assistant à des cours intensifs dans un institut à Sousse. Mon professeur m'a bien informé à propos des programmes de bourses qu'offre le DAAD et m'a encouragé à postuler.

J’ai choisi un cours d’été pour perfectionner la langue, je me suis préparée pour le test de langue (OnSET qui est pris en charge par le DAAD) avec lequel le DAAD peut évaluer mon niveau et j'ai commencé à préparer mon dossier.

2.      Pourquoi avez-vous décidé de faire un cours d'été en Allemagne ?

J'ai décidé de faire un cours d'été en Allemagne parce qu’en premier lieu, c'est la seule possibilité que j'ai par rapport au calendrier restreint des étudiants en médecine. En deuxième lieu, ceci m'a permis d'optimiser mon niveau en allemand, car ce sont des cours intensifs, cela m'a permis aussi de parler la langue quotidiennement avec des étrangers et des allemands que j'ai côtoyé.

3.      Comment évaluez-vous votre expérience en Allemagne ? Comment ce cours vous a-t-il influencé ?

L’expérience que j'ai vécue, était enrichissante et extrêmement éducative pour moi en tant que personne, pour ma formation et l'apprentissage de la langue. Je n'ai pas seulement appris de mes collègues, de mes professeurs, mais j'ai découvert beaucoup de choses à propos de mon domaine en Allemagne, tels que comment cela fonctionne, que dois-je faire pour travailler un jour en tant que médecin dans les hôpitaux en Allemagne et la procédure à entamer.

1.Vous avez décidé de suivre un cours d’été dans une université en Allemagne. Comment avez-vous trouvé ce cours ? Quels ont été vos préparatifs en Tunisie ?

Je suis tombée sur les cours d’été à la Ludwig-Maximilians-Universität München (LMU) par hasard. Cela faisait quelques temps que je souhaitais poursuivre mes études en Allemagne et en faisant des recherches sur le site de l’Université, j’ai trouvé ce cours de langue allemande. C’était l’occasion parfaite pour moi d’apprendre la langue en étant immergée dans la société et la culture allemandes, mais aussi de découvrir à l’avance ce pays pour qui j’ai beaucoup d’admiration et bien sûr prendre des vacances ! 

Il a fallu d’abord que j’obtienne un visa touristique auprès de l’ambassade d’Allemagne. Le visa en poche, j’ai acheté mon billet et j’ai préparé ce qu’il me fallait d’affaires personnelles. L’avantage avec ce genre de programme c’est que le logement est assuré par l’université, donc c’était une tache en moins que j’avais à gérer. Il faut juste payer les frais de cours et de logement et ils vous envoient la lettre d’invitation, qui est un document extrêmement important pour la demande de visa. Mais en général, ni la procédure, ni les préparatifs n’ont été difficile.

2.      Qu'est-ce qui vous a motivé à choisir un cours d'été en Allemagne ?

J’avais toujours une certaine attirance pour l’Allemagne. C’est certainement dû aux lectures que j’ai faite sur le pays et son histoire, et comme je souhaite poursuivre mon Master dans une université allemande et que j’ai besoin de maitriser la langue, du moins jusqu’à un certain niveau, j’ai pensé que rien ne serait mieux que d’aller sur place et d’apprendre l’allemand chez les allemands ! Et bien sûr, je tenais absolument à découvrir ce pays qui suscitait tellement ma curiosité, jusqu’au jour d’aujourd’hui d’ailleurs.

3.      Comment évaluez-vous votre expérience en Allemagne ? Comment ce cours vous a-t-il influencé ?

Honnêtement, je n’ai que du bien à dire de cette expérience en Allemagne. En y allant, je ne savais pas trop à quoi à m’attendre, mais je dois dire que j’ai été plus que gâtée en terme de bons moments. Ce que j’ai vécu en Allemagne je n’aurais pas pu le vivre ailleurs. Je me suis fait de bons amis qui ont rendu mon séjour d’autant plus inoubliable et j’ai rencontré des gens venus des quatre coins du monde. Mais le plus important c’est que j’ai appris à me connaitre un peu plus. Ce séjour était comme un premier test pour moi. Il m’a ouvert les yeux sur ce que je veux dans ma vie et m’a convaincu du choix que j’ai fait de vouloir poursuivre mes études. Avant l’Allemagne n’était qu’un pays que je ne connaissais que dans les livres d’histoire ou à travers la télé, maintenant je peux dire que c’est un pays que je connais et qui me plait. Je me suis forgé ma propre opinion sur l’Allemagne et le peuple allemand loin des clichées. J’ai été agréablement surprise par leur ouverture d’esprit, leur tempérament agréable et facile d’approche, sans oublier que c’est un pays réellement beau et ou les nombreux espaces verts sont comme un petit recoin de paradis de proximité. Je me suis également rendu compte du grand nombre d’étrangers et de tout âge qui veulent apprendre la langue. 

Plus d'informations sur les cours d'été en Allemagne...

Octobre 2018 

Étudier en Allemagne en tant qu'étudiant international

Hala Haj Fraj, actuellement étudiante en mastère à l'université Georg-August de Göttingen, aimerait partager avec nous ses expériences d'études en Allemagne en tant qu'étudiante internationale.

  

1. Veuillez-vous présenter en bref (votre carrière académique en Tunisie puis en Allemagne: Qu'avez-vous étudié ? Depuis quand ? Et où?)

Je m'appelle Hala Haj Fraj et j'ai 28 ans. Après l’obtention de mon baccalauréat en 2009, j'ai commencé une licence en allemand axée sur le commerce international à l'université des sciences appliquées de la Mahdia, que j'ai achevé avec succès en 2012. En 2015, j'ai effectué un mastère en traduction à l'université de la Manouba. Depuis octobre 2017, j'étudie le programme de mastère « Etudes allemandes interculturelles axées sur l'allemand comme langue étrangère » à l'Université Georg-August de Göttingen.

2.    Comment avez-vous préparé votre séjour en Allemagne?

Étant donné que l'un des membres de ma famille vivait déjà en Allemagne, je n'ai pas eu de difficultés à trouver un logement car je pouvais vivre avec mon frère. Il a signé une déclaration d'engagement pour moi et en même temps j'ai préparé mes documents seule et sans le soutien d'une agence.

Le processus de candidature pour étudier en Allemagne nécessite de nombreuses étapes. L'université exige divers documents, mais aussi pour l'ambassade d’Allemagne, un dossier complet doit être préparé lors de la demande de visa. Les informations peuvent être trouvées dans le bureau du DAAD à Tunis ou sur le site web de l'ambassade d'Allemagne. Les documents clés du dossier sont le curriculum vitae (CV) et la lettre de motivation significative écrite par soi-même pour se présenter de manière adéquate et se distinguer des autres candidats.

3.    Quels étaient les défis particuliers?

Obtenir une admission dans une université allemande n'est pas une chose facile comme le savent tous ceux qui souhaitent étudier en Allemagne. Chaque étudiant étranger doit avoir une très bonne connaissance de l'allemand (si vous décidez d'étudier en allemand), donc un certificat DSH ou TestDaF est une condition préalable essentielle pour vos études. Au cours de cette phase, j'ai rencontré des difficultés car il n'était pas facile d'obtenir une place pour l'examen DSH ou TestDaF. Les inscriptions à un tel test en Allemagne sont convoitées et la demande est très élevée.

Si vous voulez étudier en Allemagne, vous devez être capable de vous organiser de manière indépendante et de prendre soin de tout et à l’heure afin de ne pas manquer les délais. Ce fut l'un des défis les plus difficiles pour moi personnellement.

Au départ, j'ai également trouvé ces libertés que l'on a en tant qu'étudiant en Allemagne un peu difficile. Cela signifie, par exemple, que j'ai pu décider moi-même quels cours je voudrais suivre et par la suite quels examens je voudrais passer et durant quel semestre. Cela semble très tentant, mais cela demande beaucoup d'autodiscipline et un degré élevé d'autonomie et de responsabilité.

4.    Hala, vous connaissez maintenant les deux systèmes d'enseignement supérieur (le tunisien et l'allemand). Qu'appréciez-vous du système d'enseignement supérieur allemand? Qu'est-ce que vous plaît le plus? 

Étudier dans une université ou une école allemande est un excellent moyen d’obtenir un diplôme internationalement reconnu et j'apprécie énormément cette opportunité. Le système d'enseignement supérieur allemand est très orienté vers la pratique. Par exemple, chaque étudiant de mon mastère doit effectuer au début du troisième semestre un stage obligatoire. Ce qui me plaît particulièrement aussi, c'est la plateforme d'apprentissage de l'université de Göttingen. Il s’agit d’une assistance par internet accompagnant les études en classe à l’appui des séminaires dans les établissements d’enseignement.

5.    Avez-vous des conseils ou des recommandations pour les jeunes qui veulent étudier en Allemagne?

Dans un premier lieu, je pense qu'il est très important de s'informer sur les études en Allemagne à l'avance. Il y a tellement de programmes en Allemagne, près de 20 000, il n'est donc pas évident de trouver le bon. Je recommande donc de vous informer au préalable sur internet. Les sites web des universités allemandes sont généralement très utiles. Je recommande également de visiter le DAAD à Tunis et de vous informer à l'avance.

Si vous souhaitez postuler pour les études en Allemagne, il y a deux manières pour les étudiants internationaux: Soit vous postulez directement dans les universités, soit par l'intermédiaire de l'agence allemande uni-assist, si l'université est membre de cette agence. Dans les deux cas, des délais doivent être respectés.

Un autre point important concernant le financement. Les études en Allemagne ne coûtent normalement rien, mais pour le coût de la vie, il faut s’attendre à environ 700 euros par mois. Il serait donc mieux de bien calculer son budget avec ses parents afin de s’assurer de sa capacité de financer des études en Allemagne.

Merci Hala pour cette interview intéressante!

Vous trouverez de plus amples informations sur le thème « Etudes en Allemagne » en cliquant sur ces liens :

www.daad.tn

www.daad.de

www.study-in.de

Vous trouverez des informations sur les programmes d'études dans les universités allemandes ici: www.hochschulkompass.de

Le bureau DAAD de Tunis offre des rendez-vous pour des consultations individuelles sur les études en Allemagne. Pour chaque consultation, un rendez-vous doit être pris à l'avance sur le lien suivant:  http://rendezvous.daad.tn/

Septembre 2018 

M. Ulrich H. Brunnhuber, chef de la représentation diplomatique de la Banque européenne d’investissement (BEI) 

En tant que banque de l'Union européenne, la BEI est la seule banque qui appartient aux États membres de l'UE et représente leurs intérêts. Elle travaille en étroite collaboration avec les autres institutions européennes pour mettre en œuvre la politique de l'UE. La BEI est le plus grand prêteur multilatéral dans le monde. Elle offre un financement et un savoir-faire pour des projets d'investissement durables qui contribuent à la réalisation des objectifs de l'UE. Plus de 90% des fonds sont alloués en Europe. Mais dans d'autres régions également, de nombreux projets sont financés.

En Méditerranée méridionale, des prêts d'un montant de 1,585 milliard d'euros ont été signés en 2016 pour 16 opérations et plus de 1,589 milliard d'euros ont été décaissés. Douze des prêts signés ont été accordés à l'appui du secteur privé. Les PME égyptiennes, tunisiennes et marocaines bénéficieront de 50 % du volume de financement. La BEI est active en Tunisie depuis plus de trente ans et possède son propre bureau à Tunis depuis 2004.[1]

M. Ulrich H. Brunnhuber est depuis cinq ans le chef de la représentation diplomatique de la Banque européenne d’investissement (BEI) en Tunisie. Il a bénéficié de diverses bourses du DAAD au cours de sa carrière universitaire dans divers pays.

1.       M. Brunnhuber, merci pour votre volonté à mener l'interview avec nous. Ce qui nous intéresse le plus aujourd’hui, c'est votre carrière universitaire: Qu’est-ce que vous avez étudié et où ? Et quand est-ce que le DAAD a commencé à avoir un rôle dans votre vie?

Merci de votre intérêt pour ma carrière. C'est toujours un grand plaisir d'être en contact avec le DAAD.

A l’origine, je suis historien du Moyen-Orient et arabiste (apprenant de la langue arabe). J'ai étudié à Bonn et à Hambourg, où j'ai eu le privilège d’obtenir ma maitrise avec des orientalistes allemands bien connus (Mejcher, Noth, Rotter, Schulze, Wild). Au cours de cette phase de la vie en tant qu’arabiste, le DAAD m'a soutenu à plusieurs reprises pour des séjours linguistiques en Égypte, en particulier pendant plus d'un an en tant qu'étudiant à plein temps à l'Université américaine du Caire (AUC). J'y ai étudié la littérature ainsi que la langue arabe et le dialecte égyptien intensivement. Le fait marquant était que j'ai été autorisé à assister au cercle de discussion du lauréat du prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz au Caire. J’ai alors beaucoup appris sur le plan linguistique, culturel et surtout humain.

Et vers la fin de la vingtaine, après quelques années d’activité scientifique à l'Université de Hambourg, avec diverses publications sur le Liban, la Syrie et l'Egypte, j'ai décidé de m’éloigner des sciences humaines et me tourner vers le secteur des finances, ce qui était la grande surprise de tous mes amis. Donc, j'ai postulé au DAAD pour une bourse d’un mastère de deux ans en administration des affaires (MBA) spécialisé dans la finance aux Etats-Unis. Je suis probablement le seul avec une telle formation académique de tous les candidats. Le DAAD était assez courageux de prendre en charge un orientaliste bavarois pour le domaine des finances auprès des vrais économistes, administrateurs d'affaires et avocats. Le comité de sélection s'est certainement demandé si je pouvais également compter correctement et lire un bilan d'entreprise ... J. Je me suis déplacé avec ma femme et notre petite fille Sophia aux États-Unis pour assister à la prestigieuse université du Texas à Austin avec un financement du DAAD afin d’effectuer mon MBA. Par la suite, j'ai travaillé pendant de nombreuses années dans le secteur financier aux Etats-Unis à Dallas, New York et Washington.

 2.       Dans quelle mesure le DAAD et les séjours à l'étranger du DAAD vous ont-ils influencé?

C’est sans aucun doute que je ne serais pas ici aujourd'hui en Tunisie en tant que chef de la Banque européenne d'investissement (BEI) si le DAAD ne m'a pas subventionné à plusieurs reprises. Je suis pour ainsi dire un vrai alumnus du DAAD. D'une part, il y a bien sûr l'expérience de vivre dans un pays étranger et de découvrir une culture étrangère et la vie quotidienne dans ce pays. J'étais en Egypte et aux Etats-Unis avec le DAAD, mais j'ai aussi eu la chance de vivre, étudier et/ou travailler dans de nombreux autres pays : l'Indonésie, la France, la Grande-Bretagne, Luxembourg, etc… Et surtout depuis cinq ans maintenant, j’ai vécu de près la riche expérience de la transition de la Tunisie. Vivre à l'étranger attise la curiosité à l’égard du nouveau et de l’étrange et représente souvent un voyage de découverte personnelle. Avec l'aide du DAAD à travers mon diplôme de maîtrise en histoire du Moyen-Orient et en arabe, puis un MBA en domaine financier, j’ai pu mettre en place un paquet qui m’a ouvert beaucoup de portes et d’opportunités professionnelles et j'en suis très reconnaissant.

3.       En plus de votre travail en tant que banquier, vous êtes également un musicien passionné. Comment se regroupent les deux aspects?

En fait, je suis un musicien de jazz passionné. Je joue du saxophone depuis presque 40 ans. J'aime jouer dans des lieux inhabituels et en quelque sorte passionnants, comme par exemple une fois en Indonésie, c’était dans le cratère du volcan Krakatau qui dépasse la mer entre Sumatra et Java. Même ici en Tunisie, nous faisons parfois la musique dans des lieux insolites comme dans le désert, à El-Jem et j'espère qu’on jouera bientôt de la musique à l’Amphithéâtre de Dougga lors du coucher du soleil. 

La Banque européenne d'investissement, la BEI, n'est pas une banque ordinaire. Nous sommes la banque de l'UE et sommes une énorme banque de développement non orientée vers le profit. Nous ne sommes pas concernés par les profits, mais par l’impact, avec la vie des gens que nous pouvons améliorer avec nos investissements; que ce soit à travers de l'eau potable, de meilleures écoles ou tout simplement à travers des autoroutes plus sûres et plus rapides. Ce qui est important, c'est ce que nous pouvons réaliser avec nos projets. Le fait de vouloir atteindre immédiatement le peuple se combine bien avec la musique, et en fait nous avons ici - avec l'aide de la BEI - lancé un projet musical national: « Tunisia88 » (www.Tunisia88.com). Le projet a son domicile à l’association civique ADS (Action et Développement Solidaire: www.ads.org.tn) qui est fondée par M. Radhi Meddeb.

 4.       Vous êtes très engagé en ce qui concerne le soutien des jeunes musiciens tunisiens. Pouvez-vous nous en dire plus?

Je suis convaincu que la musique de quelques types et traditions est un excellent moyen d'ouvrir les oreilles et les cœurs pour les autres et pour ce qui est nouveau; elle est également un moyen sans jugement pour découvrir la tolérance et la curiosité du différent et d'entrer dans un dialogue avec lui. Notre projet - « Tunisia88 » - a initié des clubs de musique dans des lycées locaux avec la coopération et le soutien complet du Ministère de l'éducation. Ces clubs de musique sont créés par nous à travers un atelier et sont ensuite dirigés par les élèves. Un mentor les prend en charge, mais le leadership dépend des jeunes eux-mêmes. Ceux-ci participent alors à des formations nationales, où nous réunissons des centaines de membres pour former leurs compétences en leadership et promouvoir leur créativité, etc. Une fois par an, ils participent à un concours de composition. En Janvier, un groupe de jeunes femmes tunisiennes (le club des Filles de Kasserine de Tunisia88) ont composé une chanson et gagné ainsi le premier prix de la musique du ministère de l'Éducation. C’est très émouvant et je recommande de l’écouter sur YouTube « Tunisia88 : Bled Eness »

Tunisia88 (www.Tunisia88.com) fait allusion aux 88 touches du piano, et a pour objectif de fonder des clubs de musique dans des écoles publiques à travers 88 concerts dans les 24 gouvernorats de la Tunisie. À ce jour, nous avons atteint plus de 7850 élèves dans 21 gouvernorats et entre autre plus de 60 clubs de musique fondés. Le projet est également soutenu par la BEI, et nous jouons toujours dans des écoles, dans lesquelles nous avons également financé la rénovation. Ainsi, la musique rencontre le monde de la finance de manière très naturelle. C'est très amusant!

5.       Qu'aimeriez-vous conseiller aux jeunes du Maghreb?

Osez, ayez du courage et faites des choses inhabituelles! Faites un voyage de découverte, peut-être avec l'aide du DAAD à travers des études en Allemagne et réinvestissez vos acquis ici par la suite. Vous avez une belle région, avec un potentiel énorme, une jeunesse pleine d’énergie et d’ambitions, une société civile qui peut beaucoup bouger. Si vous parvenez à dépasser les frontières régionales, l'avenir vous appartient.


[1] http://www.eib.org/ (Dernière consultation : 10.07.2018)

Août 2018

Madame Beate Schindler-Kovats, ancienne directrice du DAAD Bureau Tunis

De septembre 2012 jusqu’à août 2018, Beate Schindler-Kovats a fondé, coordonné et dirigé le bureau du DAAD Tunis avec des responsabilités régionales pour le Maghreb. Après six ans, elle retourne au siège du DAAD à Bonn et prend en charge la direction du secteur des programmes de bourses interrégionales. Dans le portrait du mois, elle parle de ses expériences:

Madame Schindler-Kovats, comment s’était quand on vous a chargé en mission à Tunis?

Après 2011, une attention particulière a été accordée à la région arabe. Non seulement le champ politique a été surpris par les développements, mais aussi les partenaires allemands de l’économie et de l’éducation ont eu une grande curiosité et un grand intérêt après le «printemps arabe».

Le DAAD coopère avec la Tunisie et le Maghreb depuis plus de 30 ans: outre un programme de bourse gouvernementale destiné aux jeunes ingénieurs tunisiens, il y a notamment les bourses classiques du DAAD et les programmes de financement des études de la langue allemande. Il existe également des relations de partenariat de longue durée avec la Libye, le Maroc et l’Algérie. Il n'est donc pas surprenant que le DAAD ait intensifié sa coopération universitaire avec les pays du Maghreb à partir de 2012.

Le programme « partenariat germano-arabe pour la transition » était une occasion importante qui a stimulé de nombreux projets universitaires et de recherche. En septembre 2012, le DAAD a ouvert un nouveau bureau à Tunis afin de fournir plus d'informations sur la position de l'Allemagne et de satisfaire les nouveaux intérêts. Le bureau régional de Tunis joue un rôle important en tant que point de contact pour les étudiants, les universitaires et les universités.

Personnellement, je me suis toujours intéressée aux pays et régions en transformation et changement, lors de mes séjours à l'étranger de Prague de 1992 à 1995 et en Roumanie de 1997 à 2003, j'ai pu vivre des années émouvantes dans les pays d'Europe de l'Est. C’était donc logique que j’aie postulé pour la création du bureau à Tunis et attendu avec impatience le nouveau défi.

Vous avez construit et inauguré le bureau? Quels étaient les défis particuliers?

Lorsque je suis arrivée à Tunis en août 2012, il n'y avait qu'un seul bien loué. Soutenue par ma collègue compétente Salha Ennajeh, nous avons d'abord équipé les salles du bureau, les meublés et créé l'infrastructure technique avec le téléphone et internet pour pouvoir "travailler". Il a ensuite fallu établir des réseaux et des contacts pour faire connaître le DAAD. Beaucoup au Maghreb connaissaient le DAAD en tant qu’organisation qui offre des bourses - en particulier ceux qui étudient l’allemand. Nous avons lancé un site Web (www.daad.tn) et effectué de nombreuses activités de relations publiques pour les programmes et projets du DAAD dans les universités, les instituts de recherche, les ministères et les partenaires. Les alumni ont ouvert de nombreuses portes pour nous.

Les nombreux événements que nous avons organisés chaque année étaient des défis particuliers: séminaires d’alumni en Tunisie, à Rabat et au Caire, dont un grand séminaire avec l’ouverture du bureau en mars 2013, un forum tuniso-allemand pour les coopérations universitaires, des rencontres du réseau des projets, des formations et formations continues, des académies annuelles du Maghreb pour les jeunes étudiants de la langue allemande de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie et bien plus encore. Dans un pays où les services ne fonctionnent pas bien et avec une équipe petite mais motivée, c'était une réussite exceptionnelle.

La construction d'une équipe était également un défi. Trouver de bonnes compétences locales parlant allemand et français et apportant une sensibilité interculturelle et une expertise pour la coopération universitaire entre l'Allemagne et le Maghreb, n'était pas une tâche facile.

La situation sécuritaire tendue dans les premières années a été difficile avec les assassinats politiques et les attentats à Bardo, Sousse et Tunis, qui ont eu un impact sur la planification des travaux du DAAD. Le bureau est situé dans le centre-ville. Il y avait des jours où il était trop dangereux de venir au bureau, alors nous avons fait notre travail chacun de chez soi.

Comment évaluez-vous les relations entre les universités germano-maghrébines?

L'échange et les coopérations dans l'enseignement supérieur constituent un facteur important et stable de la collaboration entre les États du Maghreb et l'Allemagne. Depuis le printemps arabe, les échanges bilatéraux ont augmenté de 85%. Les subventions en Tunisie (774) sont nettement supérieures à celles du Maroc (496) et de l'Algérie (204). Les programmes les plus pertinents sont les partenariats de transformation, le dialogue universitaire avec le monde islamique et le programme de bourses gouvernementales. L'Allemagne est la deuxième destination d'étude après la France.

Tout cela montre que les relations universitaires se sont très bien développées, que les potentiels ont été exploités et que les coopérations à long terme ont été établies et consolidées. Des programmes tels que ERASMUS + et Horizon 2020 offrent également un large éventail de possibilités de financement. Historiquement, on peut également citer un bilan positif: le travail des alumni joue un rôle central: près de 2 500 alumni d’Allemagne ont un grand potentiel de créer des liens entre les pays.

De mes six années d’expérience dans la région, je souhaiterais voir plus de durabilité et de stabilisation: de nombreuses mesures sont des activités sur-le-champ et des projets de courte durée. La mise en place des programmes d’études communs ou le grand projet de l’Université tuniso-allemande requièrent un bon souffle, mais aussi un engagement personnel et de la persévérance. Je pense qu’il y a un manque dans les deux côtés. L'une des raisons est probablement une sorte de sursaturation: la Tunisie a été fortement soutenue par les donateurs internationaux ces dernières années, car elle manque d'initiative et d'enthousiasme. Quelques partenaires que je ai connus mettent leurs propres avantages personnels avant ceux de leurs institutions, de sorte que les structures des universités et des instituts de recherche ne peuvent être changés que difficilement. Par ailleurs, la fiabilité des partenaires maghrébins requière toutefois une certaine habitude avec la ponctualité et l'engagement personnel allemands. Tant de projets et de programmes n'ont pas pu être mis en œuvre car ils manquent de discipline et de sérieux. Les chances et le potentiel de coopération scientifique internationale restent inexploités - je suis désolée pour la jeune génération du Maghreb. Elle mérite d'être d’avantage orientée vers les normes internationales et les échanges structurés.

Quelles impressions et expériences gardez-vous?

Pour moi personnellement, les six années ont été une période merveilleuse et passionnante. J'ai toujours souhaité vivre en Méditerranée pendant un certain temps, mais la Tunisie était l'endroit idéal. J'avais une équipe formidable avec laquelle je pouvais beaucoup me déplacer et un travail qui laisse place à la création et un accent sur l’innovation. Je crois pouvoir dire que nous avons très bien développé des réseaux pour le Maghreb, même les Algériens, les Marocains, les Tunisiens et les Libyens ont bien pu se connecter entre eux-mêmes. La régionalisation de notre travail au Maghreb - en particulier en Algérie et en Libye - m'a beaucoup enrichie. Dans les deux pays, j'ai rencontré des partenaires très compétents et fiables. Les cinq académies d’été du Maghreb resteront toujours dans ma mémoire comme un grand highlight: l'enthousiasme des jeunes scientifiques et leurs « carrières » sont pour moi la meilleure preuve de la réussite de notre travail. J'ai vu beaucoup de jeunes se développer - dans mon équipe, les boursiers et même les alumni et partenaires de projets. Cela m’a offert personnellement beaucoup de plaisir et de confirmation de notre travail, souvent fastidieux, valu l’effort.

L'adieu n'est pas facile - mais je suis sûre que les contacts et les amis restent préservés. Je continue également à travailler à Bonn dans le domaine des programmes de bourses d'études à travers le monde, y compris la promotion au Maghreb. Donc je reste connectée.

Vous pouvez rester en contact avec moi à travers mon adresse e-mail schindler-kovats@daad.de

Juillet 2018

Interview avec les boursiers du DAAD

Annuellement, le DAAD promeut plus de 100.000 étudiants et scientifiques allemands et internationaux dans le monde entier– et est avec cela la plus grande organisation de financement dans le monde entier. Depuis 1950, plus de 1,2 millions d'Allemands ont étudié ou fait de la recherche à l'étranger avec une bourse du DAAD et vice versa, presque 900.000 étudiants et scientifiques étrangers ont étudié ou fait de la recherche à l'étranger avec un financement du DAAD.

Des doctorants et des scientifiques très bien qualifiés, qui ont conclu leurs études avec un master ou un diplôme (au plus tard pour la date du début de la bourse), peuvent postuler, avec une bourse de recherche, pour un séjour à l'étranger ou pour un doctorat complet.

Pour les jeunes scientifiques  étrangers, le DAAD propose quatre différents types de programmes: Programmes doctoraux en Allemagne, programmes doctoraux binationaux, bourses de recherche d’un an et bourses de recherche à court-terme

Les informations destinées aux jeunes scientifiques étrangers qui veulent faire le doctorat en Allemagne ou veulent y faire des parties de leurs doctorats sont disponibles sur : www.funding-guide.de

Dans ce cadre, nous vous présentons deux témoignages de deux personnes qui ont fait des recherches avec des bourses du DAAD : Ltaief Ben Ltaief et Emna Mejri.

 

1. Bonjour, Ltaief. En 2013, vous avez postulé avec succès pour une bourse de recherche du DAAD afin de faire un doctorat en Allemagne. Quels ont été les défis particuliers de la candidature?

Bonjour. Si je me rappelle bien, j'ai rencontré deux défis particuliers en postulant à la bourse du DAAD: Le premier était au début de 2013 quand je me suis rendu en Allemagne pour une courte période après avoir reçu une invitation de mon encadreur pour visiter son laboratoire et donner une présentation orale à propos de mes études de Master. Le deuxième défi concernait la préparation de la version finale de mon projet de recherche qui était en accord avec mon encadreur.

2. Vous étiez chercheur à l'Université de Kassel pendant plusieurs années. Donnez-nous une impression sur votre travail dans le laboratoire, sur les études/la recherche dans une université allemande et sur la vie en tant qu’un étudiant international.

Ma thèse de doctorat à l'Université de Kassel était purement expérimentale. J'ai donc passé énormément de temps entre préparer et tester des dispositifs expérimentaux dans notre laboratoire à l'université de Kassel et effectuer des mesures à l'étranger dans différentes installations de rayonnement synchrotron telles que BESSY II à Berlin, DESY à Hambourg et SOLEIL à Paris. En général, mon travail de recherche a permis d'utiliser la spectrométrie de fluorescence comme un outil potentiel qui peut complémenter d'autres méthodes de spectroscopie d'électrons et/ou d'ions afin d'étudier des mécanismes du Transfer d'énergie et de charge ultrarapides (par exemple: interatomic/molecular Coulombic decay (ICD)) dans des milieux denses après les avoir irradiés avec des photons de haute énergie vers une compréhension plus profonde des dommages causés par les rayonnements dans les tissus vivants comme les dommages de l'ADN. Outre de mon travail de doctorat, j'ai eu des collaborations avec d'autres équipes de recherche situées en Allemagne et à l'étranger afin de contribuer à des mesures intéressantes qui sont très reliées à mon sujet de recherche. Une contribution significative a également été consacrée à la publication de mes résultats dans des journaux scientifiques, à des conférences et à la présentation des ''Posters'' dans différentes conférences telles que l'école d'été du ICD, la ''Deutsche Physikalische Gesellschaft (DPG)'' et la 12ème conférence européenne des Atomes, Molécules et Photons (ECAMP12). En plus de ça, j'ai préparé et dirigé plusieurs travaux pratiques en optique et électrotechnique au département d'informatique et de génie électrique de l'université de Kassel. Le fait de faire des mesures et participer à des événements scientifiques en Allemagne et à l'étranger pendant mon projet du doctorat m'a donné l'occasion de communiquer avec des scientifiques de différents domaines de recherche qui m'ont beaucoup enrichi et de savoir comment travailler et gérer des projets de recherche interdisciplinaires. Parallèlement pendant mon séjour à Kassel - la ''Documenta-Stadt'' - en tant que doctorant international, j'ai eu la chance d'exploiter ma personnalité artistique intérieure en organisant des événements culturels avec d'autres étudiants internationaux à la ''Bergpark Wilhelmshöhe'', où la célèbre et géante statue de l'ancien dieu grec ''Herculus'' est situé, visitant de nombreux autres lieux historiques et aussi obtenir un aperçu de nombreuses expositions artistiques pendant la Documenta 2017. Je remercie le DAAD pour le soutien et le concept de ''change by exchange''.

3. En quoi est-ce que le système de recherche tunisien se diffère-t-il du système allemand? Comment avez-vous vécu les systèmes différents?

Le système de recherche allemand dans le domaine scientifique est plus avancé que le système tunisien. Ceci est évident puisque la plupart des laboratoires des universités allemandes sont bien équipés avec des équipements de haute qualité. Ce qui est aussi important à mentionner ici est que le système de recherche allemand vise à comment être quelqu'un d’autonome en trouvant la solution aux problèmes qu’on confronte. C’était quelque chose que j'ai vécu tous les jours pendant mon séjour en Allemagne!

4. Vous avez obtenu votre doctorat allemand il y a quelques mois. Félicitations! Quels sont vos projets pour l’avenir?

Je vous remercie! Dans un proche avenir, je voudrai avoir un travail dans l'une des entreprises où je peux trouver la possibilité de combiner la recherche avec l'industrie. Dans un avenir lointain, mon objectif est de me concentrer sur la recherche susceptible de faire progresser considérablement la compréhension des dommages causés par les rayonnements et qui auront des répercussions sur les processus de biochimie et de radiothérapie (l'un des traitements les plus courants pour le cancer) initiés par les rayonnements.

5. Avez-vous des conseils et des suggestions pour les candidats qui souhaitent faire un doctorat en Allemagne?

Mon conseil pour les candidats au doctorat est d'abord de chercher le laboratoire approprié en Allemagne et qui correspond à leurs compétences. Ensuite de commencer plus tôt dans la procédure de demande de bourse afin d'avoir suffisamment de temps pour y réfléchir profondément et écrire le sujet de leurs projets de recherche. Ma suggestion est juste d'aller jusqu’au bout avec la demande de la bourse de recherche du DAAD et de garder à l'esprit que la bourse de recherche du DAAD est parmi les meilleures subventions en Allemagne !

 

1. Emna, vous avez postulé en 2013 pour le programme de bourses binationales du DAAD (le modèle sandwich) avec succès. Quelle est la particularité de ce programme? Pourquoi l’avez-vous choisi?

La particularité du programme sandwich est la coopération germano-tunisienne. Je l'ai choisi parce qu'il me donne l'opportunité de développer la recherche scientifique dans un contexte international tout en restant en contact avec mon université et mes collègues en Tunisie.

2. Vous nous avez dit que vous avez travaillé en étroite collaboration avec votre superviseur à l'Université de Stuttgart. Pouvez-vous nous dire comment vous avez trouvé votre superviseur et comment vous avez vécu la collaboration subséquente? 

À l'Université de Stuttgart, j'ai travaillé sous l’encadrement du professeur Rainer Helmig. Honnêtement, je n'ai jamais connu un tel encadrant amical et gentil. Je suis contente d'avoir atterri à Stuttgart! Nous nous entendions très bien. Malgré le stress et la pression du temps, travailler avec lui a toujours été amusant. Mon superviseur, ainsi que les autres collègues étaient toujours prêts à m'aider à propos des questions scientifiques (et personnelles). J'étais amie avec tout le monde et je me suis intégrée très rapidement. Même depuis mon retour en Tunisie, je reste toujours en contact avec tout le monde. J’ai vécu la thèse très positivement malgré le stress de l'examen. Avec Skype et l'échange d'e-mails, j'ai pu tout organiser et bien planifier avec mon superviseur allemand.

3.  Vous avez soutenu votre doctorat à l'ENIT il y a environ quatre semaines. Félicitations! Quels sont vos projets d'avenir?

Merci beaucoup! Oh oui, c'est la question la plus difficileJ. Après mon doctorat, j'ai fait une pause! Maintenant, je suis à la recherche d'un emploi, soit un travail postdoctoral à l'étranger (l'Allemagne en tant que premier pays de destination) ou un travail dans une entreprise allemande à Tunis. J'aimerais beaucoup continuer cette coopération germano-tunisienne.

4.  Avez-vous des conseils et des suggestions pour ceux qui veulent faire une candidature pour les bourses du DAAD?

Je voudrais tout d’abord remercier le DAAD qui offre cette opportunité. C'est une très belle expérience professionnelle et personnelle. Je recommanderais à tous ceux qui veulent candidater pour une bourse du DAAD de ne pas avoir peur de l'intégration et de travailler jusqu'au bout. Le courage, la patience, la discipline et la ponctualité sont tout ce dont vous avez besoin pour réussir avec vos collègues allemands - bien sûr avec un bagage scientifique.

Je voudrais finalement dire que c’est possible d’obtenir un doctorat, mais avoir de bons amis et de bons souvenirs fut un vrai privilège! Et je suis très contente d'avoir eu tout ça! Merci beaucoup !!

Juin 2018

Je suis une personne libérale. L'indépendance et l’autonomie des études en Allemagne m'ont beaucoup influencé

 

Crédit Photos: Mohamed Fliss

Dr. Amel Karboul: Directrice générale, ancienne ministre tunisienne du tourisme

Bourse du DAAD 1991-1996

 

Après 24 ans en Europe, elle retourne dans son pays natal: Amel Karboul, née en 1973, s'est engagée dans la transformation de la Tunisie à partir de janvier 2014 en tant que ministre du Tourisme pour un an. De 2015 à 2017, la femme d'affaires a travaillé comme secrétaire générale du Forum économique du Maghreb; Depuis novembre 2017, elle est directrice générale d'un fonds mondial d'éducation axé sur l'Afrique et le Moyen-Orient. Le fonds vise à réunir des contributions d'organisations humanitaires, des donateurs philanthropiques, des fondations et des entreprises. De cette manière, Amel Karboul espère apporter de nouvelles sources de capitaux privés et apporter un changement significatif dans la vie et l'apprentissage des enfants en Afrique et au Moyen-Orient.

Le DAAD en dialogue avec Dr. Amel Karboul

« J'ai pu étudier en Allemagne parce que la Tunisie a rendu cela possible avec le DAAD ». Dans sa fonction politique, elle a senti qu'elle pouvait donner quelque chose et faire partie d'un moment historique. Amel Karboul est fière de son pays avec lequel elle a toujours gardé contact: « Nous avons tant de trésors dans ce pays: Carthage, le Colisée d'El Djem et de nombreuses fouilles romaines, le désert du sud, les montagnes du nord ».

Karboul elle-même ne trouve pas que c’est difficile de dire aux hôtes étrangers les qualités de son pays: l'ancienne ministre parle sept langues et connaît bien les cultures étrangères. Avant son mandat de ministre et après plusieurs années dans l'industrie automobile en tant que partenaire de grandes sociétés de conseil en 2007, elle a fondé sa propre société „Change, Leadership & Partners“ avec des locaux à Cologne, Tunis, Londres et Virginie. Karboul a conseillé des cadres supérieurs et a voyagé à travers le monde jusqu'à ce qu'elle soit rappelée dans son pays natal au début de 2014. Parallèlement, elle et son mari allemand Marcus Gottschalk prennent soin de leurs deux filles.

La carrière et les enfants exigent beaucoup de talent organisationnel, dont Karboul a déjà fait preuve pendant ses études en Allemagne. La boursière du DAAD a ensuite étudié le génie mécanique à l'Université de Karlsruhe et, après seulement huit semestres, elle a terminé ses études d'ingénieur en tant que major de sa promotion. La liberté de conception dans les universités allemandes l'a particulièrement séduite et elle apprécie la mentalité allemande à ce jour: «J'aime cette façon directe et ouverte: les gens travaillent de manière indépendante, ils s'interrogent eux-mêmes, ils sont critiques, ils veulent voir le monde sous un autre angle. C'est pourquoi il y a tellement de forces innovantes en Allemagne. » Amel Karboul a poursuivi des objectifs ambitieux pendant son mandat:« Je ne veux pas sauver une saison, mais vingt. Je pense qu'il est important d'avoir une vision à long terme. Peut-être que c'est mon côté allemand. Et si je ne fais que les deux premières étapes, la personne suivante après moi prendra les prochaines étapes »

Au: 06.04.2018

Source: https://www.daad.de/der-daad/unsere-aufgaben/alumniarbeit/alumni-galerie/portraits/en/39192-dr-amel-karboul/

Mai 2018

Zaid Abbou, ancien diplomé de l'Allemagne, a réalisé son rêve de vie: Le musée des Sources Lalla Mimoun (Tinejdad / Maroc)

 "Tu entends", dit le petit prince, "nous réveillons ce puits et il chante"

(Antoine de Saint-Exupéry)

 

Zaid Abbou et son Musée des Sources Lalla Mimoun (Tinejdad/Maoc)

Quand vous conduisez de Tinerhir vers Tinejdad, un panneau à quelques kilomètres de Tinejdad vous conduit vers les sources de Lalla Mimouna. L'artiste et l’exploitant de ce musée en plein air, M. Zaid Abbou, a restauré des sources historiques et a créé un beau jardin autour d'une exposition d'art avec une collection historique berbère.

Zaid Abbou est un visionnaire et a réalisé son rêve: un musée vivant sur la gestion des ressources en eau, la vie au Maroc et la philosophie. Né en 1949 à Tinejdad au Maroc, il a étudié et vécu à l'étranger de 1968 à 1975. À Heidelberg, il étudiait la langue, la littérature et la philosophie allemandes et était inspiré par l'art.

En 1975, il retourne dans sa ville natale de Tinejdad et a une vision: en 16 ans d'initiative personnelle, il crée une œuvre d'art totale autour des sources de Lalla Mimouna. Les sources minérales fortement polluées ont été nettoyées et restaurées. Aujourd'hui, l'endroit a un charme poétique et méditatif autour du thème : "L'eau est la vie".

L'artiste Zaid parle un allemand excellent. Nous avons rencontré Zaid Abbou au milieu de son œuvre et avons philosophé avec lui sur l'art, l'environnement et l'échange:

  

M. Zaid, vous êtes retourné dans votre pays pour sauver les sources de Tinejdad, pourquoi?

J'avais un rêve de toute une vie et je voulais le réaliser. Je voulais créer quelque chose pour la nature, la culture et les gens du Maroc qui sera stimulant, inspirant et en accord avec la nature. Quand je suis revenu ici, j'ai trouvé des sources contaminées que je connaissais depuis mon enfance. Pendant 18 ans, j'ai travaillé comme guide touristique où j’ai rencontré de nombreuses personnalités et j’ai collecté de l'argent durant près de 30 ans afin de créer cette œuvre. Ce que vous voyez maintenant, c'est ma vision. J'ai réalisé le rêve de ma vie, pas pour l'argent, mais pour l'âme.

Vous avez étudié et vécu à l'étranger, à Heidelberg et à Aix-au-Provence. Qu'avez-vous pris avec vous?

Je suis allé en Allemagne pour étudier en étant jeune. En 1968, je suis venu en tant que berbère de Tinejdad, j’ai autofinancé mes études, j’ai appris l'allemand à Heidelberg et j’ai lu la littérature et la philosophie. L'existentialisme et Nietzsche m'ont particulièrement inspiré. Le „Petit Prince“ d'Antoine de Saint-Exupéry m'accompagne toute ma vie. Je ne me suis pas engagé dans la politique, ma vie était l'art et la philosophie. Quand vous êtes à l'étranger, loin de chez vous, vous avez une vision différente des sujets familiers et apprenez à mieux les apprécier. J'ai vendu ma maison à Agadir pour la construire après plusieurs années à Tinejdad. Je n’ai compris l’importance de la tradition et la culture marocaines que quand j’ai vécu à l'étranger.

Vous êtes aussi un artiste, vous faites de la calligraphie et vous avez aussi une vie privée ...

Je suis marié, j'ai une femme qui me soutient merveilleusement, et quatre enfants. Mes enfants sont également attachés à la préservation culturelle du Maroc, ma fille fait actuellement son doctorat en architecture berbère. J'ai beaucoup voyagé dans le monde et au Maroc, maintenant j'ai trouvé ma place ici et je suis heureux que le monde me rende visite dans mon musée. Au centre du jardin du musée sont les cinq sources. Ma source préférée est située dans une petite chapelle et fasciné par un jeu d'ombre et de lumière. De plus, la réverbération des gaz ascendants de l'acide carbonique dans les sources crée un merveilleux effet sonore.

Zaid Abbou, merci beaucoup pour l'interview. Je vous souhaite, ainsi qu'à votre famille, une longue vie et beaucoup de joie dans votre musée.

L'interview a été fait par Beate Schindler-Kovats, Directrice du bureau du DAAD à Tunis.

Crédit photos: Beate Schindler-Kovats

April 2018

DAAD boosts the academic cooperation with Libya

The university cooperation and the academic exchange with Libya give important inputs to the political process and have signaling effect. Despite the unstable situation in the country, the universities are functioning well, regular teaching and research operations are taking place and foreign relations are maintained. There is a high interest from Libyan partners and students in cooperation and exchange with Germany.

For decades, the DAAD has promoted academic cooperation with Libya and offers scholarships to students and scholars from Libya to study and research in Germany. University cooperation is funded by projects within the framework of the program “German-Arab Transformation Partnership”.

Last year 25 Libyans, with DAAD scholarships, had the opportunity to study and research in Germany. Also for 2018/19, Libyan applicants have successfully applied for a DAAD scholarship. We congratulate Mr. Belnaser Busnena from the University of Benghazi on the DAAD doctoral scholarship and Mr. Melad Haweyou, also from the University of Benghazi, on the DAAD EPOS scholarship :

 

Congratulations, Mr. Belnaser Busnena, please introduce yourself briefly: What are you currently doing? What did you study and where did you study?

I am Mr. Belnaser Busnena, working as a university lecturer. I have got my bachelor degree in the pharmaceutical sciences in Libya, and then I have got a governmental scholarship to peruse the Master degree which I have been awarded in the field of pharmaceutical sciences, USA.

You have applied for a DAAD research grant. How did you hear about this scholarship program? How did you specifically prepare your application?

I have known about the DAAD through the internet when I was looking for a fund to my PhD study. The DAAD offers different scholarships in many branches of science for all the people around the world. In fact, contacting the regional DAAD office is important. In my case, opening a contact line with the DAAD office in Tunis was very helpful. The staff there assists me a lot in preparing my application through answering my questions and clarifying many points to me. Indeed, they helped and supported me a lot and I really appreciate that.   

You have done your master in the USA. Why did you decide to do a doctorate in Germany?

I select Germany to do the PhD hence there is a wide diversity of opportunities in Germany and it considered one of the best countries dealing with science, scientists, and research in pharmaceutical sciences field and it has state of art facilities in this area. Furthermore, Germany welcomes all the people from different cultures and makes them integrate well in the community.

Do you have tips and suggestions for your Libyan colleagues who would like to apply for a DAAD scholarship?

My application for the DAAD’s PhD research grant came through many steps which need focus and commitment. It begins with submitting the application and required documents, attending the personal interview, and ends with waiting for the results. Reading the instructions and requirements for this type of grant and fulfilling them precisely considered essential. In fact, convincing a professor in Germany to supervise the PhD project is challenged and considered one of the cut point step during the application procedure. The later can be achieved via shown good skills, qualifications, and PhD proposal. The DAAD’s scholarships have a lot of advantages and benefits and I highly recommend the Libyans to consider them during their search for scholarships.

 

@ Melad Haweyou, University Benghasi, DAAD scholarship holder “EPOS”

Congratulation to you, Melad Haweyou, too. Please introduce yourself briefly:  What are you currently doing? What did you study and where did you study?

My name is Melad Haweyou. I am 26 years old and from Benghazi – Libya. I am a structural engineer with three years of experience in the structural analysis and design of structures. During my work in the private sector; I worked in companies with clients like “Ministry of Housing and Utilities - Benghazi” and the “Social Security Fund – Benghazi” and we worked in the design and construction of different scale projects.  I graduated from Benghazi University with Academic Honour in Civil Engineering in 2014, and my Graduation project was about the structural design of high-rise buildings.

You have applied for the DAAD scholarship EPOS "Development-Related Postgraduate Courses". How did you hear about this scholarship program? How did you specifically prepare your application?

Two years ago, I decided to start planning for studying abroad, and Germany was one of the destinations I wanted to know more about. After looking into multiple Universities websites, the DAAD scholarship name started to arise, and then I went to the DAAD website where I learnt about the Scholarship Database and there I found the EPOS scholarship. In the scholarship brochure I found multiple interesting courses related to Civil Engineering, and I choose to apply for the course “Natural Hazards and Risks in Structural Engineering in Bauhaus University Weimar”.

As for the application process, I made sure to get the two years of experience in structural engineering as well as taking English courses to improve my language abilities and to take the IELTS test. Also, I took a German language course in A1.1 level. Finally, I asked for the required academic and professional recommendations which were required for the application.

The program "Development-Related Postgraduate Courses" is a very special scholarship program for which the DAAD demands at least two years of working experience. How do you evaluate this program for your country?

This Program present a great opportunity to young people in my country to acquire knowledge and competency through its over 40 master courses at German universities. Major disciplines like Engineering, Urban planning, Agricultural and Natural Sciences are presented in these courses and I believe that such courses can help significantly in the long-term development of my country.

Do you have recommendations and suggestions for Libyan candidates who would like to apply for a DAAD scholarship?

I highly encourage Libyan candidates to check out the scholarship database at the DAAD website where they can find around 80 scholarship options for Libyans Citizens supported by the DAAD and other German institutions for different levels of studies. I also recommend them to check the brochure f of the "Development-Related Postgraduate Courses" Scholarship. Finally, I recommend them to start learning the German language at early stage which would open more opportunities for them in Germany.

Thank you to both of you for the interview, good luck in Germany and take care!

More information about the DAAD Funding and scholarship programs for Libya:

DAAD Website: www.daad.de/en/ ;  www.daad.tn

Funding and Scholarships for Libya: https://www.daad.de/miniwebs/ictunis/fr/29145/index.html

Funding for university cooperation with Libya: https://www.daad.de/miniwebs/ictunis/fr/29572/index.html

Funding Programms for developing countries: https://www.daad.de/miniwebs/ictunis/fr/29621/index.html

DAAD database for funding: www.funding-guide.de

DAAD EPOS "Development-Related Postgraduate Courses": https://www.daad.de/imperia/md/content/informationszentren/ictunis/epos_programmbroschuere_2017-18.pdf

Mars 2018

Le DAAD Tunis collabore et travaille en partenariat avec le GTAI

Germany Trade & Invest (GTAI) est la société de la République fédérale d'Allemagne pour le commerce extérieur et le marketing local. Avec un réseau de 50 présences dans le monde entier et de nombreuses données et analyses économiques, la GTAI fournit aux exportateurs allemands les informations dont ils ont besoin pour leurs activités à l'étranger. Les experts de la GTAI analysent les dernières tendances et développements. Ils fournissent régulièrement des rapports et des analyses qui sont disponibles en ligne sur www.gtai.de à plus de 130 pays - environ 3 000 articles sont publiés chaque année.

 Fausi Najjar est le correspondant pour les pays du Maghreb, il fait depuis 2011 des rapports sur la région pour Germany Trade & Invest. Il y a une très bonne et étroite collaboration entre le DAAD Tunis et la GTAI Tunis: Fausi Najjar soutient le DAAD dans des commissions de sélection et a participé en tant qu’expert à l’Académie du Maghreb de 2015.

Monsieur Najjar, qu’est-ce que vous faites pour la GTAI ici à Tunis?

En général, je rédige des rapports, j’effectue des analyses sectorielles et des études sur la Tunisie, l'Algérie, le Maroc et parfois sur la Mauritanie. Pour réaliser ça, nous avons besoin de contact avec des entreprises et des autorités publiques. Nous sommes particulièrement intéressés à sensibiliser les entreprises allemandes aux opportunités économiques et aux risques sur les marchés de la région. Le bureau du Maghreb soutient également les publications de la GTAI à propos des appels d'offres et des projets de développement. Les publications que nous produisons ensemble avec nos éditeurs à Bonn, seront encore flanquées à Bonn par d'importantes publications de notre département juridique et douanier. La GTAI publie de sa propre initiative et en collaboration avec les associations professionnelles allemandes ou les chambres de commerce germano-étrangères. Notre bureau du Maghreb travaille en étroite collaboration avec les chambres de commerce à l’étranger tel que le Maroc, l’Algérie et la Tunisie et les ambassades de l’Allemagne. Notre bureau à Tunis est situé dans les locaux de l'AHK (Chambre de Commerce Tuniso-Allemande). 

La tâche de la GTAI est également d'informer et de conseiller les entreprises étrangères sur l'implantation en Allemagne. Le bureau du Maghreb est alors le point de contact de la GTAI pour les entreprises de la région qui veulent investir en Allemagne. Nous participons encore aux briefings des délégations économiques et aux enquêtes sur les processus du ministère fédéral de l'Économie et de l'Énergie. Notre tâche ici est structurée et diversifiée, mais nous ne sommes pas une grande équipe, bien au contraire. Je suis d'autant plus reconnaissant à ma collègue ici, qui m'a soutenu si excellemment dans la recherche.

Il y a de sérieux problèmes économiques en Tunisie. Comment évaluez-vous la situation?

Tout d'abord, la Tunisie, avec une part du PIB d'environ 16% dans l'industrie manufacturière, est relativement diversifiée économiquement et a parfois sous-estimé le potentiel économique. Les principales forces du pays sont les exportations des produits manufacturés et l'exportation des services informatiques et autres services d'ingénierie. Ce pays méditerranéen a une base d'ingénierie qui peut être vue internationalement. C'est quelque chose qui est encore trop peu connu en Allemagne.

Il y a des problèmes avec les déficits externes et les conditions économiques. Le tourisme se rétablit entre-temps. Le secteur des phosphates ne cesse de continuer ses grèves, de sorte que les exportations sont faibles et que des solutions doivent être trouvées pour toute la région des phosphates. Cependant, le principal moteur du déficit est le secteur de l'énergie. La production de pétrole et de gaz de la Tunisie a chuté rapidement. Cela montre que toutes les difficultés ne peuvent pas être expliquées par le renversement du régime de Ben Ali en 2011, mais il est vrai que la bureaucratie est devenue encore plus lourde depuis 2011. D'un autre côté, la Tunisie ne représente  certainement pas un feu rouge en ce qui concerne la corruption ou les défaillances ainsi que les réformes de marché commencent lentement à s'imposer.

La dégradation des privilèges et des bénéfices sera importante, ainsi que des mesures visant à protéger les classes pauvres de la population dans le processus de transition, surtout dans les régions les moins favorisées. La discipline fiscale doit augmenter et le taux élevé des salaires et de l'emploi dans la bureaucratie doit diminuer. Un grand problème se représente malheureusement dans la pensée de réclamation parfois trop sophistiquée. Cependant, je crois qu’on peut quand même être positivement surpris: la proximité de l'Europe, une production basée sur un dinar tunisien faible, une production favorable et des spécialistes bien formés pourraient bientôt en ressortir plus forts. Les entreprises allemandes basées en Tunisie connaissent les avantages du pays et ont investi beaucoup plus qu'avant après le renversement du régime de Ben Ali en 2011. Il sera également important que l'économie européenne reprenne de la vigueur. Des facteurs tels qu'une coopération régionale renforcée sont également importants. D’ailleurs, dans le niveau de démocratie dans lequel se trouve la Tunisie, les gouvernements ne font pas tout en matière économique. Les erreurs commencent à être corrigées plus que dans les systèmes autoritaires, ce qui est en train de se faire actuellement en Tunisie- selon mon impression –. Dans une démocratie, il y a aussi une plus grande chance que la population en général soit entraînée dans la croissance. Une prospérité bien répartie peut donner une impulsion à une économie de marché.

Le taux de chômage des diplômés universitaires est très élevé et beaucoup cherchent des moyens légaux et illégaux pour quitter le pays pour l'Europe. Comment, selon votre avis, devraient l'Allemagne et les programmes de financement du DAAD réagir à ce défi? Devrions-nous promouvoir d‘avantage et accorder des bourses aux étrangers pour des séjours à l'étranger ou plutôt créer des programmes pour que les jeunes restent dans leur pays?

Ce fut un grand plaisir et une expérience géniale pour moi de participer aux différents jurys du DAAD. Pour ce qui est de l'orientation des programmes de financement du DAAD, je me sens toujours incapable de répondre. Seulement autant: les bourses avec ou sans conditions sont extrêmement importantes, mais sans croissance et sans emploi, les pressions migratoires resteront parmi les diplômés. C'est pourquoi, le soutien large et étendu de la Tunisie par l'Allemagne est si important. Quoi qu'il en soit, les moyens de résoudre le problème de l'emploi et les pressions migratoires ne seront pas à court terme, alors il faut y avoir un peu de patience pendant un certain temps. L'impatience est cependant appropriée, si les longues distances ne sont pas prises du tout.

Vous êtes à Tunis depuis 7 ans et vous déménagerez en Afrique du Sud en mai. Qu’emmenez-vous avec vous? Et quels sont vos souhaits pour la Tunisie et le Maghreb?

Un événement important a été certainement la révolution de 2011, qui a été paisible de la part de la population et a laissé une impression durable et positive sur moi et ma femme. Puis notre fils est né ici aussi, qui a eu l'opportunité de grandir dans un pays si beau et si adopté aux enfants. Je souhaite bonne chance à la Tunisie et au Maghreb et bien du succès économique.

Merci beaucoup pour l’interview et tout le meilleur pour l'avenir.

Février 2018

Les Webinaires connectent virtuellement le monde entier

Le DAAD Tunis informe et conseille sur les études et la recherche en Allemagne ainsi que sur les programmes d'études et propose des formations académiques. Il y a la consultation individuelle, les journées et les conférences d'information et un modèle de consultation virtuelle, les "webinaires".

Le terme "webinaire" vient de l'anglais et est une fusion du mot "web-based seminar". Un webinaire est un séminaire en ligne interactif où la présentation d'un ou plusieurs conférenciers peut être suivie en direct sur l'écran. Des questions peuvent être posées à tout moment et de chacun des participants oralement ou directement via une fonction de discussion (chat). Pour participer, vous n'avez besoin que d'un appareil avec une connexion internet stable. Avec les webinaires du DAAD, les endroits du monde entier sont virtuellement connectés.

Avec 11 webinaires depuis 2017, le DAAD Tunis a atteint plus de 600 participants en ligne de toute la région du Maghreb.

Les feedbacks dans la région étaient positifs: „Thank you for the event which was very beneficial to our students and staff. We all were very satisfied with the presenter who answered all the questions clearly.” a écrit un professeur à l'Académie libyenne et un médecin de l'Université de Tripoli a déclaré: “I enjoyed the How to write an academic CV webinar. We are more than happy to join your regional programs you offer for Libya.”

 

@Salha Ennajeh est la modératrice des webinaires au bureau du DAAD à Tunis. Elle est soutenue techniquement par Syrine Mahjoubi.

1)      Pourquoi le DAAD Tunis offre-t-il des webinaires? Et comment étaient les expériences?

Les webinaires sont un nouvel outil pour atteindre plusieurs personnes en même temps pour qu’ils puissent recevoir les mêmes informations, quel que soit leur emplacement. Cela signifie un gain de temps considérable pour le DAAD Tunis. Étant donné que nous sommes un bureau régional, responsable de trois pays en même temps, nous pouvons de cette manière atteindre de nombreuses personnes directement depuis notre bureau et sans déplacements coûteux. Et nous pouvons aussi être "présents" dans des pays où le DAAD est actuellement incapable de fournir personnellement des informations et des conseils, comme par exemple en Libye. 

L'outil en ligne offre également la possibilité d'interagir directement avec les participants et de répondre aux questions sous forme écrite ou orale. Les réactions des participants sont généralement très positives. À la fin d'un webinaire, les participants peuvent télécharger des brochures et du matériel d'information. De nombreux participants nous contactent rétrospectivement s'ils ont encore des questions. Le contact n'est généralement pas rompu à la fin du webinaire. De plus, l'aspect technique joue un rôle important dans les webinaires, les participants s'attendent généralement à un bon déroulement. Pour cette raison, les webinaires du DAAD Tunis sont accompagnés de deux employés dont l'un d’eux s'occupe des affaires techniques. Les différents fuseaux horaires du Maghreb constituent également un défi auquel nous sommes régulièrement confrontés.

2)      Quels sont les sujets ? Qui les choisit?

Les webinaires que nous proposons sont conçus autour du thème „Les études et la recherche en Allemagne“. Puisque nous avons 60 minutes par webinaire (y compris les questions des participants), nous essayons de formuler les thèmes de la façon la plus claire possible. Il est important pour nous que les webinaires offerts répondent aux besoins de notre région. Pour cette raison, nous choisissons très souvent nos sujets suite aux commentaires des participants ou des consultations dans notre bureau (avec les parents, les étudiants, les professeurs etc.). Le choix de la langue s'adresse également à nos destinataires: Si nous offrons des webinaires avec les parents comme groupe cible, tout se passe en français. Les séminaires en ligne sur les programmes d'études internationaux sont bien sûr offerts en anglais.

3)      600 participants à 11 webinaires est un bilan positif: comment se passe la publicité, les inscriptions et combien de participants interviennent-ils?

Le lien vers l'inscription sera généré, une à deux semaines avant le webinaire, activé sur notre site Web et posté sur Facebook. Si nos capacités le permettent, nous réalisons également une action de mailing et informons nos contacts universitaires par e-mail. Un tiers des personnes inscrites assistent habituellement au webinaire. Nos chiffres sont très bons par rapport aux autres pays. Nous travaillons bien sûr toujours à augmenter ce nombre.

4)      Qu'est-ce que vous planifiez pour 2018?

Notre calendrier préliminaire des webinaires peut être consulté sur notre site web www.daad.tn. Cette année, nous comptons de nous impliquer davantage dans les événements universitaires tels que les forums et les conférences via l'outil des webinaires. Notre petite équipe ne parvient pas à se présenter personnellement à toutes les invitations, donc les webinaires sont un outil merveilleux pour être au moins virtuellement présents lors de nombreux événements.

Janvier 2018

L'Institut Archéologique Allemand (Deutsche Archäologische Institut (DAI) coopère en Tunisie avec l'INP (Institut National du Patrimoine) lors des fouilles à Carthage et Chimtou 

L'Institut Archéologique Allemand (DAI) est une institution internationale de recherche dans le domaine d’activités du ministère fédéral des Affaires étrangères, dont le siège est à Berlin. Il existe depuis 1829 et compte aujourd'hui plus de 350 employés répartis sur 20 sites dans le monde. Dr. Ralf Bockmann travaille au département de Rome de la DAI, où il gère la photothèque et est responsable des projets nord-africains. Il est archéologue spécialisé dans l'antiquité tardive et l’époque byzantine. 


  

@ Dr. Ralf Bockmann du DAI lors des fouilles au Cirque de Carthage 2016 (Photo: F. Schön)


Que fait exactement le DAI en Tunisie et au Maghreb?

La section de Rome de la DAI est active en Tunisie depuis 1965, initialement à Chimtou, et depuis 1974 également à Carthage. La DAI Rome a réalisé avec l'INP des fouilles dans le quartier Magon et dans le quartier Didon à Carthage qui sont aujourd'hui ouverts au public en tant que parcs archéologiques. Notre dernier projet était d’aménager le parc dans la région de Didon, que nous avons commencé en 2014 et qui a été financé par le partenariat de transformation du ministère des Affaires étrangères avec l'Afrique du Nord. Nous avons pu le remettre à l'INP (Institut National du Patrimoine) le 28 novembre et effectuer son ouverture officielle. Actuellement, il existe également un projet de recherche conjoint avec l'INP au Cirque de Carthage. Le travail à Chimtou va aussi se poursuivre.

Comment fonctionne la coopération avec les partenaires locaux?

Nous développons tous les programmes scientifiques essentiellement ensemble : pour chaque participant de notre côté, il y a un vis-à-vis du côté tunisien. Dans certains projets, l'idée de transfert du savoir-faire est mise au premier plan, car de nombreux aspects de la recherche archéologique et de la préservation des monuments sont malheureusement encore sous-représentés dans l'éducation en Tunisie. Par conséquent, il y a des points forts dans d'autres domaines que nous ne pouvons pas offrir. Il y a donc de véritables coopérations, desquels les deux parties peuvent en profiter. En comparaison avec d'autres pays, je dois dire aussi que grâce à notre collaboration durable ici en Tunisie, nous avons une coopération très simple dans laquelle il y a de la bonne volonté et de la flexibilité des deux côtés - c'est très amusant et les résultats sont parlent d'eux-mêmes.

L'archéologie est un domaine d'études intéressant : comment sont la quantité et la qualité de l'enseignement dans les universités et dans quelle mesure les jeunes scientifiques sont-ils formés?

L'Allemagne a une grande tradition dans l'archéologie et un certain nombre d'instituts et de bibliothèques exceptionnels. Elle est traditionnellement marquante dans le domaine de la science de l'image et de la recherche en matière de construction au sein de l'archéologie. Suite à son passé, la Tunisie se caractérise plutôt par la tradition française avec ses points forts dans les approches historiques et l'épigraphie. Il y a des déficits dans des domaines précis comme dans l'enseignement de la recherche archéologique sur terrain, la recherche en histoire de l’art sur l'Antiquité et la recherche sur la construction en général. En Tunisie, il y a généralement peu d'opportunités de collaboration pratique dans des projets archéologiques - mais cela est extrêmement important dans l'archéologie, là où une personne doit déjà se salir un peu dans le terrain. Nous essayons de fournir des solutions et avons toujours été accompagnés d’étudiants tunisiens lors des fouilles. La création d’une chaire d’enseignement de longue durée à l’Université de Tunis à travers le DAAD, que nous avons aussi soutenu, va certainement offrir aux étudiants de très bonnes opportunités d’acquérir des compétences sur le champ, qui sont sous-représentés en Tunisie et dans lesquels les sciences antiques allemandes sont fortement présentes. Là, je suis heureux de la collaboration.

Pourquoi les archéologues du Maghreb sont-ils peu connectés au niveau international ? Est-ce dû au manque de compétences linguistiques ?

Cela joue certainement un rôle - sans l'anglais, vous ne pouvez pratiquement pas participer au débat scientifique international aujourd'hui. De plus, la situation des bibliothèques n'est pas bonne, il manque souvent les titres des dernières années. Le manque d'accès à l’actuelle littérature de recherche rend alors la publication dans des revues internationales plus difficile. Toujours dans ce domaine, nous avons essayé ces dernières années d'offrir des opportunités des bourses TRAFOPA à des chercheurs tunisiens à notre institut à Rome, là où il y a une excellente bibliothèque. Dans ce domaine aussi, il est important d'avoir des opportunités de mise en réseau au niveau local, à travers les activités des projets internationaux.

Et un vœu pour la nouvelle année 2018?

J'espère que les collègues que j'ai connus et appréciés ces dernières années en Tunisie peuvent continuer leur chemin et avoir l'opportunité de développer leur potentiel. Nous agissons volontiers comme votre partenaire, également dans le futur.

Décembre 2017 

Horizon 2020 – Faire de la recherche en collaboration avec des partenaires européens

Horizon 2020 est le plus grand programme de recherche et d’innovation jamais réalisé par l’Union européenne (UE). Il bénéficie d’un financement de près de 80 milliards d’euros sur 7 ans (de 2014 à 2020). Il est le programme cadre pour la réalisation d’une croissance économique durable et inclusive. Son objectif est d’assurer que l’Europe atteigne un niveau scientifique et technologique de classe mondiale, élimine les obstacles freinant l’innovation et facilite la collaboration entre le secteur public et le secteur privé en vue de trouver des solutions aux grands enjeux auxquels la société est confrontée[1].

Depuis décembre 2015, la Tunisie participe comme un pays associé au programme cadre de l’UE et bénéficie des avantages, qui s’appliquent également aux pays de l'Europe.

Ce mois, le DAAD Tunis vous présente Dr. Borhane Mahjoub, qui a d’expérience avec des projets de la coopération tuniso-allemande financés par le DAAD et qui fait partie des Points de Contact Nationaux (PCN), un réseau établi dans tous les pays bénéficiaires d’Horizon 2020.

1. M. Mahjoub, la Tunisie est devenue un pays associé dans le cadre du programme H2020. Comment est-ce que ce programme a démarré en Tunisie ?

L'accord associant la Tunisie à Horizon 2020 a été signé en décembre 2015 et porte sur les années 2016 à 2020. Grâce à cet accord, les équipes tunisiennes sont en mesure de participer à toutes les opportunités de projets du programme Horizon 2020, dans les mêmes conditions que leurs homologues des États membres de l'Union européenne et des pays associés au programme-cadre. Les projets de recherche financés par l’UE au titre de précédents programmes cadres ont déjà servi de catalyseur en réunissant scientifiques et industriels tunisiens, européens et du monde entier en vue de trouver des solutions à divers enjeux. La Tunisie y avait alors accès seulement en tant que « pays tiers », mais y avait réalisé un taux de participation très respectable. L’actuel programme, Horizon 2020 est le plus grand programme de recherche et d’innovation réalisé par l’Union européenne (UE). Outre l’intérêt que lui portent les investisseurs des secteurs public et privé, il bénéficie d’un financement de près de 80 milliards d’euros sur 7 ans. Pour cela, une structure a été mise en place au sein du MESRS, l’Unité de Gestion de Programme Européen (UGPE) afin d’en assurer le suivi et la coordination, définir les priorités nationales de Recherche et Innovation  et les présenter aux Comités du Programme H2020, consolider la participation tunisienne aux appels à projets, réaliser des campagnes de sensibilisation et apporter une assistance à la communauté à travers le réseau des Points de Contacts Nationaux.

2. Qu’est-ce qu’un PCN ? Qu’est-ce qu’il fait exactement ?

Un réseau de Points de Contact Nationaux (PCN) est établi dans tous les pays bénéficiaires d’Horizon 2020, à la demande de la Commission européenne. En vue de soutenir les porteurs de projets d’Horizon 2020 établis en Tunisie, l’UGPE déploie, pilote et anime un nouveau réseau de Points de Contact Nationaux chargé de porter le programme d’action du MESRS en faveur de l’amélioration de la participation tunisienne au programme européen. Les PCN Tunisiens sont des consortia d’acteurs chargés d’apporter une réponse auprès des porteurs de projets pour chacune de ces missions, et selon la thématique. Les missions de ces PCN sont:

  • Informer, sensibiliser les équipes sur les opportunités de financement de projet d’Horizon
  • Aider, conseiller et former aux modalités de fonctionnement du programme ;
  • Proposer une aide personnalisée pour la recherche de partenaires et le montage de projet
  • Signaler l’existence et orienter vers d’autres sources de financement susceptibles de mieux répondre à leurs besoins et vers les services supports de ces financements.

3. Comment trouvez-vous des partenaires ? Et comment préparez-vous un partenariat/un projet ? 

Lorsqu’un intéressé en émet le besoin, le PCN l’aide à trouver des partenaires en se basant sur son réseau de contacts professionnel , et notamment les réseaux de PCN thématiques internationaux. De plus, le PCN maîtrise divers outils de recherche de partenaires à sa disposition, notamment sur le site CORDIS, le portail de Horizon 2020 ou encore d’autres sites spécialisés. Ceci est aussi bien valable pour les porteurs de projet (coordinateurs) que pour ceux qui désirent se greffer à un consortium de partenaires en cours de constitution.

4. Quelles sont les chances et les priorités de la Tunisie ?

Il est essentiel pour l’avenir de la Tunisie d’investir dans la recherche et l’innovation pour une croissance intelligente, durable et inclusive. Horizon 2020 participe à cette stratégie en associant recherche et innovation et se concentre sur trois priorités : l’excellence scientifique, la primauté de l’industrie et les défis sociétaux. L’objectif est de s’assurer l’atteinte d’un niveau scientifique et technologique de classe mondiale qui stimule la croissance économique. Pour y parvenir, nous avons pour mission d’instaurer un système collaboratif basé sur l’intelligence collective de toutes les parties prenantes. En tant que pays associé, la Tunisie a la chance de bénéficier exactement des mêmes avantages que les pays membres européens. C’est une grande opportunité à saisir afin de se hisser à l’excellence et de pérenniser son association avec l’UE.

5. Quels sont les problèmes et les défis ?

Les défis à relever pour la Tunisie sont multiples. Tout d’abord, le programme Horizon 2020 est aperçu par des chercheurs et des parties prenantes comme un programme très sélectif et difficile d’accès.Il en résulte qu’ils se sentent découragés en ce qui concerne leur intention à participer. L’image dissuadante d’un programme Horizon 2020 trop lourd, trop sélectif et donc inaccessible, est à changer auprès de la communauté des chercheurs en particulier et des parties prenantes en général. De plus, au niveau procédural et administratif, des changements de fond et de forme doivent également être réalisés au niveau national, notamment sur les aspects financiers. D’une façon générale, il est impératif de créer un écosystème favorable à la recherche et à l’innovation et de piloter des stratégies de réponses aux challenges de la société tunisienne.

6. Avez-vous des conseils ou des suggestions ?

Dans le contexte économique actuel, si nous ne développons pas de nouveaux produits, procédés ou services, nous sommes en danger. Or, la concurrence est rude et nos moyens sont limités. Pour tirer notre épingle du jeu, nous devons donc innover et nous tourner vers l'international. Ainsi, il est de l’intérêt de la Tunisie de renforcer sa coopération avec ses partenaires européens, surtout ceux avec laquelle elle a désormais des relations privilégiées, tels que l’Allemagne, via le DAAD en particulier. A ce sujet, une collaboration entre l’UGPE du MESRS et le DAAD pourrait être plus que bénéfique, et être même un modèle pour les autres organismes européens. Nous y travaillons.

Plus d’informations sur le programme H2020 et une liste des PCN se trouvent sur :

https://www.daad.de/miniwebs/ictunis/fr/29498/index.html



[1] De : http://horizon2020tunisia.org/ (Dernière consultation : 21/12/2017) 

Novembre 2017

Formation de la DAAD Kairo Akademie (DKA) en Tunisie: Renforcement des capacités, Formation et Internationalisation

Grâce à la diversité des offres de cours, l’Académie du DAAD au Caire (DKA) en coopération avec le DAAD Tunis soutiennent les universités et les institutions de recherche du Maghreb dans les domaines de « Capacity building » et « internationalisation ». Les scientifiques bénéficient d'un large éventail de formations dans sept domaines différents, notamment les formations des formateurs « Train-the-trainer » Une quinzaine de formateurs, dont de nombreux anciens boursiers du DAAD, proposent des cours en anglais avec une capacité de groupe pouvant aller jusqu'à 25 personnes. En plus des objectifs de formation clairement définis du DAAD, les participants ont également leurs propres cours.

 

Le DAAD Kairo Academy (DKA), fondée en 2011, regroupe sous un même toit des programmes de formation et de perfectionnement. Jusqu’à présent, la DKA a été offert plus de 590 modules différents à un groupe cible d’environ 11 500 individus, composé d’étudiants, de doctorants, de scientifiques et de directeurs d'université. En octobre 2015, la DKA a reçu la reconnaissance officielle du Conseil suprême des universités égyptiennes (SCU). Les offres de la DKA sont publiées sur le site http://dka.daadcairo.org et régulièrement mises à jour.

Depuis septembre 2016, le DAAD Tunis invite des formateurs de l'Académie du DAAD au Caire (DKA) afin de donner des Workshops aux partenaires tunisiens, libyens et algériens. 270 universitaires ont eu l’opportunité de profiter en Tunisie de 11 modules sur les compétences Soft-Skills, les techniques de rédaction et de recherche, les techniques de communication et de présentation ainsi que des formations spécialisées.

Le DAAD Tunis a offert quatre sessions de formation autour des «Presentation skills», «Scientific writing», «Pre-Empting Conflict» et «Scientific thinking» en novembre 2017 à Tunis pour près de 100 participants de la Tunisie et de la Libye.

Lisez ci-dessous les feedbacks des participants:

 
 
 
 

Crédits photo: Anis Bouattour et DAAD Tunis

Octobre 2017

Nous vous représentons: Le Lectorat du DAAD à Alger est réoccupé par un lecteur depuis Septembre 2017

 

Le DAAD dispose d’un réseau mondial composé de 70 bureaux et transmet près de 500 lectrices et lecteurs, qui enseignent prioritairement la philologie allemande/ l’allemand comme langue étrangère aux universités dans plus de 110 pays. Les lecteurs du DAAD sont engagés contractuellement auprès des universités étrangères et perçoivent les activités suivantes:

  • L’enseignement de la langue allemande
  • Consultation générale à propos des possibilités des études en Allemagne, des conseils spéciaux pour les candidats boursiers
  • Les lecteurs prennent en charge des tâches culturelles avec leurs activités d’enseignement

Depuis septembre 2017, le lectorat du DAAD à l'Université d'Alger 2 est réoccupé. Le lecteur, Monsieur Holger Radke, propose deux fois par semaine des consultations, durant lesquelles il offre des informations et des conseils sur « Les études et la recherche en Allemagne, ainsi que les programmes de bourses du DAAD ».

 

1)      Présentez-vous brièvement :

 Je m'appelle Holger Radke, je suis originaire de Dresde en Allemagne et j'ai étudié la littérature, l'histoire et la philosophie Allemande. Après quelques années en tant que journaliste freelance, je suis tombé sur un chemin confus au théâtre, où j'ai travaillé quelques années comme metteur en scène et dramaturge, avant d'aller en Algérie sur d'autres chemins, pas moins confuses. Je suis lecteur du DAAD à l'Université d'Alger 2 depuis septembre 2017.

2)      Quelle était votre motivation pour l’Algérie? Qu’est ce qu‘est l’intérêt de venir au Lectorat du DAAD à Alger ?

Je ne suis pas talentueux en ce qui concerne les langues étrangères et la seule façon de communiquer avec des personnes en dehors de l'Allemagne est de leur apprendre l'allemand.  J'ai déjà donné des cours d'allemand dans différents pays avant mon travail pour le DAAD, et parce que je voulais contribuer à mon expérience théâtrale, j'ai fait des expériences dans des ateliers de théâtre pour combiner l'apprentissage des langues et le plaisir.  La seule chose, que je manquais à part la langue allemande et le travail culturel, était le chaos ordonné d'une université et l’atmosphère de l'échange académique.J'ai donc cherché et trouvé le DAAD, qui a très bien réuni ces trois aspects.

3)      Comment était votre arrivée à l’Université Alger 2 en tant que lecteur?

J'étais très chaleureusement accueilli dès le début. Même pendant les vacances d'été, j'ai été accueilli par le vice recteur et le doyen de la Faculté de langues, qui m’ont exprimé l'importance de la coopération avec le DAAD. Les collègues du département allemand étaient également très ouverts et curieux. Seulement les étudiants ne sont pas apparus au début, les deux ou trois premières semaines, personne n'a assisté aux séminaires. Je pensais qu'ils ne me connaissaient pas encore et restaient à l'écart. Mais ensuite, on m'a dit que c'était normal. Après, ils ont commencé à assister au cours petit à petit.

4)      Quels sont vos plans et vos attentes?

 Tout d'abord, j'aimerais trouver mon chemin dans la vie quotidienne universitaire, pour comprendre tous les processus. Cela semble banal, mais je crois ça va être une tâche de longue durée. J’ai l'impression d'être à mon tour au premier semestre à l’université. Seulement cette fois, je ne devrais pas poser de questions, mais répondre.  Je pense que beaucoup d'étudiants en Algérie ont un plan clair de ce qu'ils attendent de l'avenir. Et si je peux les aider en leur conseillant d'étudier un semestre en Allemagne ou de suivre un cours de langue, ce serait une bonne chose.  Sinon, j'espère trouver quelques esprits enthousiastes, qui ont le désir de quitter la zone de confort entre le «nous l’avons toujours fait exactement» et «cela fera quelqu’un autre». 

5)      Des impressions de l’Algérie/d‘Alger?

J'ai l'impression que beaucoup de gens regardent les étrangers avec un merveilleux mélange de distance et de curiosité: d'un côté, je trouve plus d'intérêt pour ma vie et mon opinion sur les étoiles fixes de la communication quotidienne globale (la politique, la météo, le football). D'un autre côté, l'intérêt n'est pas si puissant et ne va pas si loin que je me sens comme un touriste. Il arrive même que l'on me demande avec un clin d'œil compatissant, pourquoi je suis allé en Algérie avec un ton, comme s'ils demandaient: et pourquoi êtes-vous en prison?

Lors d'un de mes premiers cours à l'université, les étudiants m'ont demandé pourquoi je suis en Algérie et combien de temps je resterais ici. J'ai dit que je quitterais le pays seulement quand tous mes étudiants ici parlent allemand au moins au niveau A2. Tout le cours riait. Mais ils verront encore ...

Nous vous remercions infiniment pour  l’interview!

DAAD en Algérie

Le DAAD bureau Tunis assure des tâches régionales pour le Maghreb – pour l’Algérie, la Tunisie, le Maroc et la Libye.

Le centre d'information du DAAD Tunisie conseille les étudiants algériens, les chercheurs et les partenaires de projets et les informe sur les « Etudes et la recherche en Allemagne ». Le DAAD effectue les sélections de bourses dans la région et est régulièrement présent à des journées d'informations, des salons d’études et des visites universitaires dans les pays du Maghreb.

Le site du DAAD bureau Tunis (www.daad.tn) contient beaucoup d’informations, d’appels d’offres et des récits actuels, qui concernent aussi l’Algérie. Avec la réoccupation du poste lecteur à Alger en septembre 2017, vous pouvez avoir un contact direct et sur place avec le DAAD. 

Septembre 2017

Le DAAD Tunis fête son cinquième anniversaire

Le DAAD Tunis a invité des partenaires, des anciens boursiers et des amis à la "Soirée maghrébine" à Fondouk El Atterine pour fêter le 5ème anniversaire du DAAD Tunis. Presque 100 invités sont venus pour partager une soirée conviviale avec la musique et la danse et on fait la fête jusqu'à une heure tardive de la nuit. 

                                                                                                                      

Le bureau du DAAD Tunis fête son anniversaire et jette un regard rétrospectif sur les cinq ans de réussite avec des partenaires, boursiers et anciens boursiers de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie. En septembre 2012, le DAAD a décidé d'ouvrir un bureau pour le Maghreb. Le DAAD a vite réagi aux événements mouvementés de la « Révolution de Jasmin » en Tunisie en décembre 2011 et a créé à Tunis un centre d’information pour les relations intensifiées et le grand intérêt du Maghreb pour l'Allemagne.

Le bureau de Tunis s’est développé en 5 ans : il s'est accru au niveau de l’espace et du personnel, il a pris en charge de plus en plus de missions et a élargi sa compétence régionale. Le centre d’information de Tunis effectue le travail intensif d'information et de consultation, il est toujours présent avec des journées d'information et à des salons d’études en Tunisie et en Algérie. Il réunit des partenaires universitaires et informe sur des programmes de coopération. Le DAAD Tunis organise aussi régulièrement des séminaires, des rencontres d’anciens boursiers, des formations continues et des académies maghrébines au Maroc, Tunisie et Algérie et noue ainsi un grand réseau au Maghreb avec des partenaires et anciens boursiers de l'Algérie, Libye, Maroc et de la Tunisie.

Nous nous réjouissons du feedback positif de nos invités et des futures collaborations:


« Le DAAD remplit une mission importante en Tunisie et au Maghreb », d'après S. E. Dr. Andreas Reinicke, l'ambassadeur de la République Fédérale d'Allemagne en Tunisie et a fait la promotion d’un rôle plus actif et de plus de responsabilité des universitaires dans la société civile et la vie publique.

                                                                                          


«Nous voyons une valeur particulière dans la coopération avec le paysage universitaire maghrébin et en échange avec vous, les anciens boursier du DAAD», d'après le directeur Christian Müller responsable des réseaux étrangers du DAAD et des stratégies au bureau central du DAAD Bonn et venant spécialement pour ce jour. 

«Depuis 2012, nous remplissons notre "Mission" régionale pour le Maghreb - informations et consultations sur les études et la recherche en Allemagne, des coopérations « fact-finding », accompagnement aux partenariats germano-maghrébins et entretient des réseaux et des collaborations régionales» résume Beate Schindler-Kovats, directrice du DAAD bureau Tunis qui a ouvert le centre d'information avant 5 ans. «Pour moi c'est une période passionnante et je me réjouis des prochains défis à confronter dans les deux prochaines années». 

„Je vous souhaite un bon anniversaire et surtout une bonne continuation“,  Prof. Mohamed Darghouth, Ecole Nationale de Médecine Vétérinaire.

„Un très joyeux anniversaire et bonne continuation pour notre collaboration future“, Dr. Naouel Abdelmoulah, INSAT.

„Joyeux anniversaire DAAD Tunis! Je suis heureuse de notre collaboration“, Imen Fehri, ESTUDIANT.

«Toutes mes félicitations au DAAD bureau Tunis pour cinq ans de travail excellent et une soirée réussie aujourd'hui», Andreas Reinicke, ambassadeur de la république fédéral Allemagne.

«Toutes mes félicitations pour cinq ans de travail réussi et mes meilleurs vœux pour l’avenir», Simon Kremer, dpa – Agence de presse allemande, bureau Tunis.

«Je vous souhaite des années de réussites, remplies des compétences, de sérieux et d’engagement personnel. Que du bonheur», Marion Kasten, département de la culture, l’ambassade autrichienne, Tunis.

«C’est magnifique que le DAAD pense encore à nous après 47 ans», Samir Hachicha, Alumnus.

«Une soirée agréable, exotique, passionnante et diversifiée. Merci beaucoup», Aziz Ben Amor, Université Carthage.

«Merci pour la soirée magnifique et on se voit dans les années prochaines», Dr. Ralf Bockmann au nom de DAI Rom.

«Je souhaite à l’occasion du 5ème anniversaire du DAAD Tunis à toute l’équipe un bon travail et une bonne continuation de leur tâche», Dr. Ali Ltifi, INRAT.

«Cette soirée m’a apporté beaucoup de joie. Le mélange de différentes cultures était agréable», Étudiant du Maghreb.

«Merci bien pour cette invitation. Je vous félicite pour votre engagement remarquable en Afrique du Nord et je vous souhaite du bonheur et beaucoup de succès pour les années prochaines en Tunisie», Dr. Anis Ben Amor, Université Tunis El Manar.

«Je vous remercie pour cette bonne et agréable soirée», Dr. Inès Ksentini, Insitut de l’Olivier Sfax.

«Merci pour cette belle soirée et pour tout ce que le DAAD fait pour nos étudiants et universitaires en Tunisie. Je souhaite du bonheur et beaucoup de succès à toute l'équipe», Dr. Lamia Mrad, Université Jendouba.

«Je voudrais vous remercier du fond du cœur pour la soirée. C'est toujours très bien d’être parmi des amis et faire en même temps la connaissance de nouvelles personnes. Je suis sûr que cette soirée était inoubliable pour tout le monde», Khaled Jerbi, Université Tek-up.

«Je suis arrivé en simple partenaire de projet – ça aboutit à une ambiance amicale et familiale. Très heureux de vous connaître! Joyeux Anniversaire», Dr. Borhane Mahjoub, Institute Chott-Mariem, Université de Sousse.

Août 2017

Des courtes mesures dans le cadre des « Partenariats germano-arabe pour la transition » avec des universités partenaires en Tunisie, Maroc, Libye, Jordanie, Yémen, Liban et Irak

L’office allemand d'échanges universitaires (DAAD) promeut le programme « Partenariat germano-arabe pour la transition » grâce au financement du Ministère des affaires étrangères. Dans le cadre de ce programme, l'Allemagne accompagne, depuis 2011, les bouleversements politiques dans la région arabe.

Avec le portrait du mois d’août, nous voudrions vous présenter volontiers des partenaires tunisiens et allemands qui ont effectué de courtes mesures différentes en Allemagne et/ou en Tunisie dans le cadre de la ligne du programme 2. De courtes mesures pour 2018 sont actuellement disponibles!

Lien de candidature pour l’appel d’offre 2018

Le DAAD Tunis invite les universités tunisiennes intéressées à s'informer sur le programme de courtes mesures et d’établir des échanges avec des partenaires de projets. Le séminaire d'information aura lieu le 18 septembre 2017 à Tunis : Inscrivez-vous ici. Plus d'informations

La Sup’Com Tunis associe depuis plusieurs années des partenariats intensifs avec des universités allemandes. Depuis 2015, des étudiants sont envoyées à Passau dans le cadre du programme du DAAD des « Courtes mesures de la transition » pour faire des séjours PFE.

 Mounir Frikha, le directeur de Sup’Com et ancien boursier du DAAD qui a étudié à l’Université Technique de Braunschweig, coordonne le séjour PFE. Un tiers des étudiants de la Sup’Com Tunis terminent leurs PFE (Projet de fin d’études) avec un séjour d'études et un séjour de stage en Allemagne. Les partenaires de Sup’Com sont l'Université de Passau, l'Université HWTK de Leipzig, l’entreprise Telefonica Allemagne et d’autres entreprises en Allemagne.

-           Comment avez-vous vécu les expériences et les réussites de l’échange du PFE?

Nous avons envoyé plusieurs étudiants pour terminer leurs PFE à l’Université de Leipzig et l’Université de Passau grâce au financement du DAAD dont nous sommes très reconnaissants. Par cet échange, nous avons pu renforcer notre collaboration avec ces deux universités en effectuant des mobilités des étudiants pour une année, des doubles diplomations et des encadrements de thèses. Des opportunités importantes étaient offertes à nos étudiants après les PFE telles que des emplois intéressants, des mastères et des thèses en Allemagne.

-           Combien d'étudiants ont été échangés et qui encadre les étudiants ?

Nous envoyons 5 à 6 étudiants par université, ils sont encadrés par un Prof. en Allemagne et un Prof. à SUP'COM ce qui a aussi permis un travail collaboratif entre SUP'COM et les universités citées. Nous sommes très contents de pouvoir offrir cette opportunité à la promotion de 2018.

-           Que planifiez-vous pour les autres mesures de coopération ?

La coopération avec l’Allemagne se développe très bien. Nous travaillons avec l’Université de Passau sur la double diplomation des études si bien que l'échange puisse être encore plus intensif dans le futur. 

Indications sur le financement du PFE par le DAAD

L’ENSI de l'Université de La Manouba coopère avec des universités allemandes et organise des ateliers et des « écoles d’été » pour les étudiants et les jeunes scientifiques. Grâce au financement du programme du DAAD des « Courtes mesures des programmes germano-arabes pour la transition », les relations ont pu être intensifiées. Des séjours de PFE sont aussi organisés avec l’Université d’Offenburg.

 

Présentez-vous brièvement

Je suis Chadlia Jerad, docteur ingénieur en génie électrique diplômée de l'ENIT, Université Tunis El Manar. Depuis Septembre 2009, j'ai rejoint l'ENSI, Université de La Manouba, comme maître assistante. A l'ENSI, j'ai assuré la mission de coordinateur de la filière "Systèmes et Logiciels Embarqués" durant les années universitaires 2014/2015 et 2015/2016.

  • Comment la coopération a été initiée?

Étant passionnée par la recherche dans le domaine des systèmes embarqués, j'ai échangé des emails sur ce sujet avec Prof. Anupam Chattopadhyay qui était à la RWTH Aachen. J'ai ensuite pris connaissance du DAAD et du programme pour la transition. [[Bien qu’à ce moment tous les documents étaient en Allemand, je n'ai pas hésité à chercher l'information.]] Voulant créer une opportunité pour discuter directement de ces sujets, j'ai proposé au professeur de soumettre un projet d'organisation d'une école d'hiver à Tunis, portant sur la conception des MPSoC. Une fois d'accord sur le principe, nous avons itéré, avec Prof. Jeronimo Castrillon (TU Dresden) qui a été le coordinateur allemand du projet, pour détailler et raffiner le contenue scientifique, contacter les professeurs, rédiger le projet et enfin le soumettre.

  • Qu'est-ce que vous avez organisé exactement et est-ce que vous étiez contente de la transposition et la mise en œuvre ?

L'événement organisé est une école d'hiver intitulée "Design, Programming and Applications of Multi-Processor Systems on Chip". Cet événement a adressé plusieurs thématiques, allant de la conception de matériels à la programmation, passant par les outils. L'agenda technique a permis de réunir des professeurs renommés à l’échelle internationale, comme Prof. Nagel (TU Dresden), Prof. Teich (Université de Erlangen-Nuremberg), Prof. Leupers (RWTH Aachen), Prof. Castrillon (TU Dresden), Prof. Chattopadhyay (NTU Singapore) et Prof. Bertozzi (Université de Ferrara). La participation Tunisienne a compté des étudiants en mastère et en doctorat ainsi que des Professeurs. Ces derniers ont des formations dans les domaines du génie électrique, des sciences de l'informatique et des télécommunications.

Vu que c'était ma première expérience à organiser un tel événement et que la procédure ne m'était pas si claire, il y a eu certaines difficultés d'organisation. Mais heureusement, ces difficultés ont été surmontées et l'événement a été couronné par l'appréciation des participants, locaux et visiteurs.

  • Après cette action, avez-vous initié d'autres mesures (question de la durabilité) ?

Suite à cette action, le contact a été maintenu avec plusieurs professeurs visiteurs. J'ai été par exemple invitée pour donner un talk à ZIH TU Dresden. J'ai aussi invité deux professeurs qui ont assuré différents cours en technologies de pointe à l'ENSI pour les classes terminales. Durant ces visites, j'ai pu établir de meilleures collaborations sur des sujets de recherche communs.  [[Sans oublier les échanges technico-culturels entre les professeurs et les futurs ingénieurs.]]

Cette première expérience a aussi facilité et mené à la soumission d'un autre projet, avec Prof. Sikora (HS-Offenburg). Ce projet a inclut des stages de projets de fin d'études, des visites mutuelles et l'organisation d'une école et d'un workshop à Tunis sur la thématique de l'Internet of Things. Des discussions sont en cours concernant d'autres formes de collaborations.

L'association du groupe d'étudiants « liqa » s’engage, depuis 2013, en coopération avec les universités arabes, pour la participation des étudiants, la codécision et les nouvelles méthodes d’enseignement. En Tunisie, plusieurs ateliers financés par le DAAD sont effectuées annuellement pour les étudiants d'allemand dans le cadre du programme du DAAD des « Courtes mesures pour la transition ».

Jannik Veenhuis, Islamologue, président de l'association *LIQA e. V. Projets: www.liqa-project.org

 www.facebook.com/liqaproject

-       Pourquoi vous engagez-vous en Tunisie et dans les autres pays arabes ?

Penser globalement à l'avenir peut être l'unique chemin du 21ème siècle. Par nos rencontres et transmissions de nos expériences, nous pouvons beaucoup obtenir. Nous pouvons rendre possible une autre perspective commune sur les défis propagés dans la société quel que soit dans la région arabe ou aussi en Europe, démonter des préjugés et échanger des expériences.

-       Que sont vos attentes et vos réussites ?

Lorsque les gens se rencontrent, et que ça soit de manière honnête, alors c’est toujours un succès. La production continue et meilleure de cette possibilité fait partie de nos attentes de nous-mêmes.

-       Qu'est-ce qui reste ces ateliers /activités (Question de durabilité) ?

Evidemment, il en reste toujours une impression personnelle, une idée, une expérience, et aussi une possibilité d’une autre perspective. Certainement, nos succès remportés ne peuvent pas aussi dissimuler que les problèmes soient globalement ancrés au niveau social et politique et peuvent être résolus seulement dans le cadre de la politique internationale. Et seulement si la partie européenne est vraiment prête à refléter sa position y compris tous les privilèges et éventuellement à la mettre en cause.

Juillet 2017

Félicitations à Kayes Garbaya : 10.000éme Fan sur la page facebook « DAAD Tunisie » 

Depuis Avril 2015, le « DAAD Tunisie » a accédé la toile bleue. Sur la plateforme Facebook, le DAAD Tunis publie toujours des informations, des appels d’offre et de candidature et des conseils sur les études et la recherche en Allemagne, ainsi il vous informe sur les thèmes actuels et annonce les évènements en Allemagne et au Maghreb.

La page « DAAD Tunisie » contient autant de femmes que d’hommes et les fans les plus actifs sont âgés de 18 ans à 34 ans, cette base de jeunes motivés pour l’Allemagne comme destination attrayante pour la recherche ou les études sont originaires, principalement, de la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Libye et de 40 autres pays. On est très heureux qu’on est notée 4.7 étoiles selon les utilisateurs. Le taux de réactions aux messages et commentaires des fans s’élève à 90% soit un délai de réponse de 7 minutes.

En Juillet 2017, le « DAAD Tunisie » se réjouit de son 10.000ème fan le bachelier Kayes Garbaya, âgé de 18 ans de Monastir. Il est venu au bureau du DAAD Tunis pour une consultation individuelle et un petit cadeau du DAAD pour lui remercier.

 

@ Kayes Garbaya, 10.000 Facebook Fan de la page „DAAD Tunisie“ se réjouit de son cadeau du DAAD et de sa consultation individuelle 

Crédit Photo: DAAD Tunis

 1.    Félicitations ! Vous êtes le fan numéro 10.000 sur la page « DAAD Tunisie », pouvez-vous vous présenter brièvement :

Je suis Kayes GARBAYA âgé de 18 ans, un bachelier promotion 2017 de la section Informatique et j'habite à Beni Hassen, Monastir.

2.    Qu’avez-vous cherché sur le site du DAAD Tunis ? et quelles sont les informations qui vous semblent pratiques et intéressantes ?

Certes tout bachelier ambitieux et intéressé aux études à l’étranger ne doit jamais cesser de chercher partout dans son entourage et sur internet, précisément le site du DAAD, où j’ai cherché des bourses me permettant de réaliser mon but et continuer mes études en Allemagne surtout après avoir vu des exemples concrets d’autres étudiants qui ont continué leurs études et même travailler en Allemagne grâce au DAAD.  Mais j’ai besoin encore de plus d’informations sur les conditions requises pour profiter de ces bourses. C’est pour ça, j’ai fixé un Rendez-vous au bureau du DAAD Tunis.

3. Vous semblez être intéressé par les études en Allemagne, quelle spécialité universitaire vous aspire ?

Ça m'intéresse vraiment, j'ai déjà préparé mon passeport et j'ai eu une moyenne de 15.92 au bac et je cherche des bourses d’étude en Allemagne (Bourse d’Etat tuniso-allemande) mais il n’y a pas de bourse pour la section informatique. Ce qui concerne mes intérêts et ce que je vais étudier à l’avenir, je n’ai pas encore pris une décision car le domaine informatique est très divers et vaste. Mais je pense que je veux faire des études en génie logiciel ou bien en développement web.

4. Est-ce que vous avez toujours été doué pour l’informatique ? Quelles sont vos passions ?

Oui, j'adore la programmation et je veux continuer dans ce domaine à l'université.

J'ai participé auparavant au TOP 2016 (Tunisian Olympiad in Programming) mais malheureusement je n’ai pas gagné. C’était mon tout premier concours et c’est un concours de sélection pour l'IOI (International Olympiade in Informatics). Le TOP est un concours initié par ITA ‘Informatics Tunisian Association’ en coopération avec Microsoft et le ministère de l’éducation. C’est un grand événement annuel destiné uniquement aux élèves des lycées, c’est pour cela que je ne peux plus participer à ce concours l’année prochaine mais j’ai l’intention de participer à d’autres concours internationaux.

5.    Que savez-vous sur les études en Allemagne ? Quelles sont vos attentes ? et pourquoi choisir l’Allemagne comme destination d’études ?

D'après mes connaissances, les universités et le diplôme d’études supérieures obtenus sont bien reconnus partout dans le monde et montrent au futur employeur que l’étudiant a eu une éducation de base solide et a également acquis d’autres connaissances (par ex. : les soft skills). Pour cela l’Allemagne est considérée comme ma meilleure destination qui va sûrement garantir mes ambitions et mon avenir.

6.    Vu que vous êtes du domaine, comment jugez-vous notre page Facebook, qu’est-ce qui vous plaît ? et comment avez-vous entendu parler du DAAD et par la suite trouver notre page Facebook ?

Ma professeure d'allemand m’a parlé du DAAD, je lui ai demandé comment je pourrais continuer mes études en Allemagne et par la suite elle m'a envoyé le site web www.daad.tn et page Facebook.

Ce qui vous diffère et me plait c'est que vous êtes très à jour. Selon mon opinion, une page officielle doit être toujours active et fournit toutes les nouveautés à ses fans.  

Ça nous fait vraiment plaisir! Nous vous remercions infiniment pour votre temps et pour l’interview. Nous vous souhaitons la bonne chance pour vos études universitaires l’année prochaine !

Voulez-vous faire partie de la communauté du DAAD sur Facebook ? Aimez notre page dès maintenant « DAAD Tunisie » 

Le bureau du DAAD organise régulièrement des événements d'informations sur « les études et la recherche en Allemagne et les possibilités de bourses » en Tunisie et en Algérie.

Des consultations individuelles hebdomadaires sont à votre disposition sous rendez-vous sur http://rendezvous.daad.tn/

Ne ratez pas la rencontre avec l’équipe du DAAD Tunis lors des nuits d’orientation organisées par l’intermédiation d’Estudiant le 17 et 18 Juillet 2017 de 16h à 20h à l’UTICA Tunis. 

Stand le 17 et 18 Juillet 2017 de 16h à 20h – Conférence : le 17 Juillet 2017 à 18h

 

Juin 2017

Programmes d'échange du DAAD : Faire un doctorat avec une bourse de recherche du DAAD

Annuellement, le DAAD promeut plus de 100.000 étudiants et scientifiques allemands et internationaux dans le monde entier– et est avec cela la plus grande organisation de financement dans le monde entier. Depuis 1950, plus de 1,2 millions d'Allemands ont étudié ou fait de la recherche à l'étranger avec une bourse du DAAD et vice versa, presque 900.000 étudiants et scientifiques étrangers ont étudié ou fait de la recherche à l'étranger avec un financement du DAAD.

Des doctorants et des scientifiques très bien qualifiés, qui ont conclu leurs études avec un master ou un diplôme (au plus tard pour la date du début de la bourse), peuvent postuler, avec une bourse de recherche, pour un séjour à l'étranger ou pour un doctorat complet.

Pour les jeunes scientifiques  étrangers, le DAAD propose quatre différents types de programmes: Programmes doctoraux en Allemagne, programmes doctoraux binationaux, bourses de recherche d’un an et bourses de recherche à court-terme

Les informations destinées aux jeunes scientifiques étrangers qui veulent faire le doctorat en Allemagne ou veulent y faire des parties de leurs doctorats sont disponibles sur : www.funding-guide.de

Délai de candidature pour les séjours 2018 : 01/09/2017

Les jeunes scientifiques allemands peuvent aller à l’étranger pour une bourse de recherche d’un an, une bourse de recherche à court-terme ou binational dans le cadre d’un programme doctoral binational.

Les informations destinées aux Allemands intéressés par un séjour de recherche dans le cadre de leurs doctorats sont disponibles sur :

https://www.daad.de/ausland/studieren/stipendium/de/70-stipendien-finden-und-bewerben/?status=&target=&subjectGrps=&daad=&q=&page=1&back=1

Dans ce cadre, nous vous présentons deux témoignages de deux personnes qui ont fait des recherches avec des bourses du DAAD : Dr. Dounia Cherfaoui (EPAU, Alger) et Petra Wiesbrock (Université de Hafen City de Hamburg):

 

Dr. Dounia Cherfaoui (EPAU, Alger), une ancienne boursière algérienne qui a terminé une partie de ses études doctorales en architecture à l'Université de Stuttgart grâce à une bourse de recherche du DAAD.

1. Présente-toi brièvement.

Je suis Dounia Cherfaoui, enseignante à l’École Polytechnique d´Architecture et d´Urbanisme et chercheur au laboratoire « Ville, Urbanisme et Développement Durable » à Alger.

2. Comment avez-vous découvert le programme du DAAD pour les doctorants ?

J’ai découvert le programme de bourse du DAAD pour les doctorants par mon père qui est un ancien boursier du DAAD. Il m'a toujours encouragé à faire de la recherche ou un stage en Allemagne parce qu'il a recueilli de belles expériences en Allemagne et parce qu'il a réussi à soutenir sa thèse de doctorat grâce à la bourse DAAD.

3. Comment avez-vous préparé votre dossier de candidature ?

Je me suis d'abord informée sur le site web de l'ambassade d'Allemagne à Alger. A l’époque, il y avait aussi un lectorat du DAAD à Alger, où j´ai eu des conseils pour le dépôt de la candidature. Alors j’ai passé un test de langue allemande à Oran pour obtenir le certificat du TestDaF et j´ai ensuite contacté les universités allemandes. Un professeur de l'Institut d'urbanisme à Stuttgart a accepté de m´envoyer une lettre d´invitation pour faire une recherche dans le cadre de mon doctorat dans son département. 

4. Comment trouves-tu la recherche et la vie en Allemagne (en particulier en comparaison avec l'Algérie) ?

L´Allemagne offre de nombreuses possibilités. A Stuttgart, j'ai pu échanger des idées avec d'autres étudiants et doctorants. J´ai aussi lu beaucoup de références bibliographiques qui sont importantes pour ma recherche, mais qui n´étaient pas disponibles en Algérie. De plus, il y a des projets d´architecture et d´urbanisme très intéressants. J'ai cité certains d'entre eux dans ma thèse. En Allemagne, je n´ai pas seulement appris la langue et la culture allemande, mais j´ai aussi découvert d'autres cultures. A Stuttgart, j'avais beaucoup d'amis turcs et chinois.

5. Quelles possibilités de coopération y a-t-il pour l'architecture en échange algéro-allemand?

Sur le plan académique, il y a plusieurs possibilités d'établir des contacts avec les universités allemandes. Il existe déjà une convention entre l´Ecole Polytechnique d'architecture et d'urbanisme d´Alger et l'Université technique de Berlin et l'Institut d'urbanisme de Stuttgart. Grâce à cet accord, nous pouvons procéder à un échange de savoir qui est important pour les deux pays. L'architecture et l'urbanisme ne peuvent être enseignés simplement à travers les livres et les magazines. Les architectes ont besoin de visiter des endroits pour découvrir l'architecture et la comprendre.

 

Petra Wiesbrock (Université de Hafen City Hamburg), est en ce moment une doctorante en architecture à l’Université de Carthage, Tunisie, en tant que boursière du DAAD dans le cadre du programme de « bourse de recherche à court-terme » :

1. Présente-toi brièvement

Je suis Petra Wiesbrock, 30 ans, et j’écris à présent ma thèse de doctorat sur le rôle des organisations internationales dans des processus de développement des villes à Tunis. Après ma licence dans le domaine d’urbanisme et mon master dans le domaine du design urbain, j'ai travaillé dans la consultation de stratégie et la futurologie. Maintenant, je voudrais exploiter mon expérience pratique dans ma thèse de doctorat et l’associer à un travail scientifique.

2. Comment avez-vous découvert le programme du DAAD pour les doctorants ?

Quelques-uns de mes amis sont des anciens boursiers du programme du DAAD pour les doctorants et de leur part, j’ai entendu parler du programme pour la première fois. Alors, lorsque j'étais à la recherche d'une bourse qui convient à mon projet de recherche, j'ai cherché directement dans la base de données de bourses du DAAD un programme de bourse convenant et j’y ai postulé avec succès.

3. Comment avez-vous préparé votre dossier de candidature ?

Sur la page d'informations du programme du DAAD pour les doctorants, il y a un fichier PDF téléchargeable, dans lequel tous les documents à préparer sont listés. Je les ai rassemblés petit à petit.

4. Pourquoi as-tu choisi la Tunisie pour ton séjour à l'étranger ? Quelles sont tes expériences en Tunisie et comment trouves-tu la recherche et la vie en Tunisie (en particulier en comparaison avec l'Allemagne) ?

J’ai pu mieux connaitre la Tunisie dans le cadre d'un séjour de cours de langue. Il s’est avéré pour moi de faire un cours de langue en Tunisie, puisque j'y avais déjà certaines connaissances et contacts professionnels. Lors du séjour, j’ai trouvé alors un sujet et un domaine de recherche pour ma thèse de doctorat.

Mes expériences en Tunisie sont très variées, mais le pays et la ville de Tunis sont aussi diversifiés. Mais en gros, je peux dire que les gens sont très particulièrement accueillants et s'avancent ouvertement vers moi.

La recherche ne se déroule pas linéairement, puisque ce n'est pas toujours simple de recevoir l'accès aux partenaires d'interview convenants ou au matériel de recherche. Mais je vois ça comme une expérience éducative positive et importante, ça permet d’apprendre à s’adapter à travailler avec un matériel limité.

C’est bien utile de pouvoir m'adresser à mon encadrant à l'université ici à Tunis, qui me donne des indications importantes, lorsque j’ai des questions ou des difficultés.

5. As-tu des consignes ou des suggestions pour ceux, qui voudraient postuler volontiers pour ce programme ?

En fait, je peux dire que ça prend du temps de préparer la candidature et rassembler tous les documents. C'était très utile pour moi de prévoir assez de temps dès le début.

En outre, j'ai fait pendant la phase préparatoire en Tunisie un cours de langue et je peux le recommander beaucoup à ceux qui veulent faire des recherches à l'étranger. A travers le cours de langue et le séjour sur place, j’ai pu améliorer non seulement mes connaissances linguistiques, mais aussi j’ai pu faire la connaissance du paysage de la recherche, de la culture et de la vie en Tunisie. Cela m'a aidé à pouvoir évaluer, si l'environnement convient à ma recherche.

Text: Beate Schindler-Kovats

Mai 2017

Dr. Hakim Al-Nagah: conseiller du Ministère de l'Education libyen 

« Je suis amoureux de Marburg! »

Début mai 2017, le DAAD Tunis a organisé pour la troisième fois une rencontre de réseaux et un séminaire d'informations destinés à des directeurs de bureaux internationaux et des chargés de fonction des universités libyennes. Le ministère de l'éducation libyen a été représenté par le conseiller principal Dr. Hakim Al-Nagah. Dr. Al-Nagah est un diplômé de l'Allemagne : il a fait des études et des recherches en Allemagne, ainsi qu’il y a travaillé. Il parle très bien l'allemand et œuvre pour les relations germano-libyennes.

 
 

Dr. Al-Nagah, nous nous réjouissons de pouvoir vous accueillir aujourd'hui ici à Hammamet au 3ème séminaire du DAAD pour les universités libyennes.

Vous êtes un expert international qui dispose des expériences dans le domaine de l’éducation et le domaine économique. Je vous prie de vous présenter brièvement et de présenter les priorités de vos activités.

J'ai étudié sciences culturelles et gestion interculturelle à l'université de Marburg et à l'université de Kassel et j’étais aussi directeur du bureau économique à l’ambassade d’Allemagne à Tripoli. Jusqu'à aujourd'hui, je me vois comme intermédiaire entre l'Allemagne et la Libye, j’ai été désigné comme traducteur à des délégations et à présent, je fais des efforts dans ma fonction, comme conseiller du Ministre de l'Education libyen, autour de la coopération avec l'Allemagne dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle.

A présent, vous êtes conseiller du Ministre de l'Education libyen : depuis quand occupiez-vous ce poste ? Où voyez-vous actuellement les plus grands problèmes des universités libyennes et quels sont les défis ? Y a-t-il une stratégie universitaire pour la Libye ?

Je suis conseiller depuis un an au ministère de l’Education libyen. Je vois les plus grands problèmes des universités libyennes au niveau du domaine de la gestion : il manque des structures d'administration fonctionnantes, l'administration est mal formée et insuffisamment équipée, il manque le savoir-faire au niveau de la gestion moderne et de la bonne gouvernance. Déjà à l’époque de Gaddafi, la Libye a négligemment raté l’établissement des coopérations internationales et des contacts avec la société scientifique internationale et avec des réseaux et des partenaires. Maintenant, nous voulons rattraper tout ça : avec des conférences, la participation aux forums internationaux, aux associations et aux activités de la région de MENA. Nous voulons effectuer la correspondance avec les sujets globaux comme l'eau, l’énergie, la nutrition. Par exemple, en octobre 2016, nous étions représentés au German-Arab Education Forum à Berlin, en mars 2017 au World Education Forum à Londres, et en mai 2017 à la Euro-Mediternean Minsiterial Conference à Malte.

Comment est-ce que l'Allemagne / le DAAD peut soutenir les universités et votre travail en Libye ?

L'Allemagne et le DAAD peuvent aider à construire des structures d'administration et de gestion dans des ministères et des Universités – l'Allemagne peut être un bon modèle. Il y a des programmes du DAAD, de la GIZ et des universités qui permettent de développer des compétences et des structures et former une nouvelle génération d’administrateurs. Les organisations de financement allemandes peuvent contribuer à la Capacity Building, soutenir l'internationalisation des universités libyennes, aider avec la modernisation d’interactions et apporter plus d’orientation pratique aux universités. Les étudiants libyens devaient avoir la possibilité d’étudier et faire des recherches en Allemagne et de rapporter leur connaissance en Libye. L'échange avec l'Allemagne et l'Europe est très important pour une société ouverte au monde.

Vous avez étudié et fait des recherches à des universités allemandes, vous connaissez le système de l’enseignement supérieur allemand et libyen : où voyez-vous le potentiel de coopération et les domaines de collaboration?

En Allemagne, j'étais impressionné par la pluridisciplinarité des programmes d'études. Pour moi, l'approche critique était aussi importante. On apprend à remettre en question la pensée discursive et la considération des choses depuis différentes perspectives. Cela m'a marqué. Je vois le potentiel au niveau de la coopération de développement et la coopération aux sujets globaux comme la gestion d'énergie ou de l’éducation. Le programme INEMA ou PPGG, par exemple, peut nous aider à former des gens qualifiés pour les ONG et la construction des structures. Des programmes d'études avec des références régionales sont aussi des innovations intéressantes qui pourraient convenir pour la Libye. Il y a en Libye 14 centres de technologie – des technologies solaires jusqu'à la biotechnologie - cela pourraient être partenaires intéressants pour la recherche allemande. Les accords de coopération germano-libyens seraient un signal important.

Vous avez aujourd'hui participé avec des collègues des universités libyennes au 3ème séminaire du DAAD: Qu'en ramenez-vous?

Pour nous, les collègues libyens, la possibilité d’avoir des informations de première main, d’échanges et des rencontres personnelles est très bonne. Nous ramenons beaucoup d’idées.

L'atelier « Internationale Networking » n’était pas seulement très intéressant, mais aussi important, pour relier les institutions et les intervenants de la formation libyennes, au niveau local, régional et international.

Voulez-vous dire quelques mots sur la situation actuelle en Libye ? Qu'est-ce que signifie l'instabilité politique pour les universités et pour la jeune génération qui sera formée aux universités?

Depuis 2011, la crise politique en Libye, avec les faibles structures d'état, l'instabilité et les problèmes de sécurité, a une influence négative sur le travail universitaire et les coopérations internationales. L’état est en faillite à cause des conflits militaires et de la corruption, il n'y a presque aucun soutien financier pour le domaine de l’éducation. Il manque des ressources, des salaires ne sont pas payés, et, pourtant, les enseignants et l'administration travaillent pour former et qualifier des générations de demain. Nous nous efforçons de mettre fin aux jeunes gens des associations de milice et de les récupérer auprès des universités pour leur indiquer un avenir paisible et constructif. L'intégration sociale est très importante pour réhabituer les soldats de milice et les adhérents de l’Etat Islamique à une vie « normale » aussi avec l'aide thérapeutique pour surmonter des traumatismes. Avec cela un rôle clé revient aux sciences sociales. Nous avons un grand besoin des scientifiques sociaux bien formés qui peuvent faire ce travail.

Et un dernier mot…. ? Est ce qu’il y autres choses que vous voulez dire?

 « Je suis amoureux de Marburg » – la petite ville, mais ouverte au monde avec sa diversité de courants interculturels, m'a marqué. La Libye et l'Allemagne doivent collaborer et s’enrichir non seulement au niveau de la politique économique, mais encore dans le domaine culturel et académique. Mon souhait est que la langue allemande peut être apprise plus en Libye à travers le Goethe Institut, et nous pouvons avoir à l'avenir une relation germano-libyenne vivante.

Dr. Al-Nagah, merci pour cette interview!

Texte et crédits photos: Beate Schindler-Kovats

Avril 2017

Bourses du DAAD pour le développement relatif aux programmes d’études du deuxième et troisième cycle (EPOS)

Le DAAD promeut des personnes des pays en développement avec le programme « EPOS » (développement relatif aux programmes d’études du deuxième et troisième cycle).

Dans le programme d’études du deuxième et troisième cycle, des professionnels et des cadres des pays en développement et des pays récemment industrialisés seront formés pour devenir des futurs décideurs et des partenaires de coopération avec l'Allemagne. Cela se fait dans des programmes d'études de toutes les disciplines, qui sont importantes pour le développement des pays au niveau des coopérations de développement et des solutions pour les problèmes globaux. Les gradués des programmes d'études doivent participer aux réseaux internationaux pour trouver des solutions pour les défis globaux, ainsi que pour les défis spécifiques aux pays et régions. Ainsi, ils doivent initier et accompagner les processus de développement à moyen terme et à long terme. Avec ce programme, les effets de développement durables sont obtenus par le renforcement des capacités ciblé à travers le soutien du développement personnel et du développement d'organisations dans les pays partenaires.

Vous trouvez les programmes d’études de Master et d'études doctorales actuellement financés dans la brochure EPOS : https://www.daad.de/medien/deutschland/stipendien/formulare/epos_programmbroschuere_2017-18.pdf


Karim Sghaier

Le DAAD Tunis félicite Monsieur Karim Sghaier qui a postulé sa candidature avec succès pour la bourse EPOS et a choisi le domaine des gestions des eaux dans le cadre du programme d’étude « Integrated Water Resources Management » à l’Université Technique de Köln.

1.   Présentez-vous brièvement

Je m’appelle Karim Sghaier, j’ai 27 ans et je suis ingénieur en hydraulique et aménagement de l'Ecole Supérieur des Ingénieurs en Equipement Rural (ESIER).

2.   Félicitations! Vous étiez sélectionné par une commission du DAAD pour le programme de bourse EPOS. Pourquoi êtes-vous intéressé de poursuivre vos études en Allemagne ?

Je vous remercie bien. Le bon système éducatif, les universités et les diplômes connus partout dans le monde, ainsi que la partie pratique des études et les technicités rigides appliquées rendent l’Allemagne très spécial. A part cet argument classique, ce qui m’intéresse de plus c’est le développement incontournable et l’évolution historique, qui rendent l’Allemagne un partenaire important et un joueur commercial international au niveau des questions politiques et économiques.

3.   Comment avez-vous découvert le programme de bourse EPOS ?

J’ai découvert le programme de bourse du DAAD « EPOS » lors des recherches continues que j’ai effectuées pour poursuivre mes études.

4.   Qu’appréciez-vous particulièrement dans ce programme ? 

Ce programme munificent est conçu spécialement pour le développement durable des capacités dans les pays émergeants, c’est l’opportunité parfaite pour assumer des responsabilités sociales et pour initier et soutenir le processus de changement et d’amélioration de la situation actuelle en Tunisie.

5.   Comment avez-vous préparé votre candidature ?

J’ai commencé la préparation de ma candidature par l’obtention du test d’anglais (IELTS) et  puis des recommandations académiques et professionnelles qui n’ont pas constitués un agacement. Après, j’ai préparé la traduction et j’ai envoyé mon dossier. En fait, la procédure n’était pas très bureaucratique.

6.   Avez-vous des conseils, des suggestions ou des commentaires pour les étudiants?

Je résume mes suggestions et conseils en quatre points:

- il ne faut pas se contenter de ce qu’on apprend théoriquement aux universités. Certainement, il faut établir une connexion avec la pratique.

- il faut profiter des multiples opportunités de stages au sein du corps gouvernemental.

- il faut développer des soft skills et des capacités de négociation et de discussion.

- il faut faire attention à ne pas seulement s'emballer sur les techniques, car être cultivé est une faveur. 

- et finalement, il faut apprendre des langues et les utiliser pour ouvrir des portes vers la vie professionnelle et nouer des contacts internationaux.

 

Cher Karim Sghaier, nous vous remercions pour l'interview. Nous vous souhaitons beaucoup de succès à vos études en Allemagne, et nous souhaitons que vous gardiez le contact avec nous.

Mars 2017

Dans le monde entier, le DAAD est le partenaire du marketing universitaire. Depuis 2013, le bureau du DAAD Tunisie participe aux différents salons de l’éducation. En mars 2017, le DAAD a visité pour la première fois un salon de l’éducation en Algérie. Voici quelques impressions des visiteurs du Salon « The Graduate Fair- Salon de l’Etudiant Algérien » : 


Nesrine, 24 ans d’Alger, fait des études en Médecine à l’Université d’Alger :
« Je veux avoir des informations sur la procédure de la spécialisation en médecine en Allemagne. Nous, les médecins algériens, rêvons toujours de le faire puisque l’Allemagne a une excellente réputation. Mon impression générale est que le salon est très intéressant et il semble être bien organisé. »

Sarra, 27 ans d’Oran, fait des études en Management à l’Université d’Oran :
« Je cherche les meilleures opportunités pour faire un PhD en Allemagne. Je suis très contente d’avoir rencontré le DAAD au salon et je suis impatiente d’assister au webinaire du 03/04/2017 pour avoir encore plus d’informations sur la procédure et les possibilités de financement, et de rencontrer le témoin allemand. »
 

Atliouane, 21 ans de Boumerdès, fait des études en Génie électrique à l’Université de Boumerdès :
« Je suis très content de savoir que c’est possible de faire des études en Allemagne en langue anglaise dans le cadre des programmes internationaux (merci pour la brochure précieuse !). Ainsi, je ne dois pas apprendre la langue allemande et je peux directement commencer mes études là-bas. En plus, je trouve très intéressant que les études en Allemagne sont gratuites et la qualité de l’enseignement est aussi très élevée. »

Mohamed, 62 ans de Babezouar :
« Je suis père d’une jeune fille qui désire faire des études à l’étranger. Elle n’a pas encore décidé quel pays elle choisira, mais l’Allemagne est une destination très intéressante. Nous avons saisi cette opportunité pour nous informer sur place auprès de différents stands qui représentent les différents pays. La consultation au stand allemand (DAAD) était très efficace, nous avions beaucoup de questions sur lesquelles a répondu la conseillère du DAAD. Un grand merci ! »
 
Tahar Ali, 24 ans de Constantine, fait des études en Allemand comme langue étrangère à l’Université de Sidi Belabes :
« Je voudrais poursuivre mes études en Allemagne pour encore améliorer mes connaissances linguistiques. Le salon est, pour moi, une bonne occasion pour pouvoir rencontrer les conseillers du DAAD. »
 
Abdelwahab, 40 ans de Constantine, fait des études en Sociologie à l’Université de Constantine :
« L’Allemagne est une grande école pour la sociologie. Quand j’ai entendu que le DAAD sera présent dans ce salon, je suis immédiatement venu de Constantine ! C’était un grand plaisir d’avoir discuté avec la conseillère du DAAD, elle m’a donné beaucoup d’informations. L’événement a répondu à toutes mes attentes ! »

Nabil, 34 ans de Tizi Ouzou, fait des études en Littérature Arabe :
« Sur la page Facebook du DAAD « DAAD Tunisie » j’ai capté que le DAAD viendra à Alger. C’est pour cette raison que j’ai visité le salon. Je voudrais continuer mes études en littérature arabe à une université allemande. En même temps, je souhaite enseigner la langue arabe aux Allemands. Je maîtrise bien la langue allemande et je suis en train d’améliorer mes connaissances en regardant régulièrement les chaînes allemandes. »

Samia, 19 ans de Bouzareah, fait des études en Anglais à l’Université d’Alger :
« Je ne connais pas le DAAD, c’est la première fois que je rencontre cette organisation. Je voudrais bien faire un mastère en Allemagne. Les programmes de bourses du DAAD m’ont beaucoup impressionné. Je visiterai le site web du DAAD www.daad.tn dès que je serai à la maison. »

Février 2017

Etudier en Tunisie – les étudiants internationaux racontent leurs expériences

Dans tout le globe, les étudiants sont aussi mobiles à l’international. Etant que le DAAD est la plus grande organisation d'échange dans le monde entier, il soutient sans limite les études, la recherche et l’enseignement. En effet, le DAAD considère l'échange comme processus mutuel: il n’est pas seulement un interlocuteur pour les étudiants tunisiens et les scientifiques qui sont intéressés par les études et la recherche en Allemagne, mais il soutient aussi les étudiants européens pour un séjour à l'étranger.

En 2015, 1.774 étudiants internationaux ont étudié aux universités étatiques tunisiennes, la plupart sont du Maroc, de la Mauritanie et de Palestine. 4.688 étudiants étrangers étaient inscrits aux universités tunisiennes privées, la plupart sont de l’Afrique subsaharienne.

Nous avons demandé à Jens de l'Allemagne, Adib de la France et Federica de l'Italie de nous parler de leurs expériences, étant donner qu’ils étudient en Tunisie.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

Jens Fischer (24), Allemand,

les études arabes à l'Université de Münster,

littérature arabe à l'Université d'El Manar, Tunis,

autofinancement                                                                                                            

Je suis depuis un an en Tunisie et j’étudie en master la littérature arabe à l'université de Tunis el Manar. Je suis en Tunisie pour améliorer mes compétences en Arabe: l’arabe soutenu et le dialecte tunisien. La Tunisie m'excite aussi pour des raisons politiques, à cause de la révolution de jasmin et le processus de la démocratisation fondé sur cela. C'est très intéressant d’observer, comment la société change. J’envisage de me concentrer dans mes études sur le Maghreb.

Trouver un logement à Tunis, était, peut-être, le plus grand défi. A l'université, c'était difficile au début de parvenir à des informations parce qu’on m’a pas répondu sur mes e-mails, mes demandes etc.

Ici les méthodes d'enseignement se distinguent trop de celles auxquelles je suis habitué en Allemagne. Le cours frontal se concentre sur l'enseignant : l'enseignant explique et dicte, et on prend des notes parallèlement pour les reproduire alors pendant l'examen. Il n'y a aucun flot d'information organisé, cela rend la communication avec l'administration et les collègues difficile.

Néanmoins, je trouve la vie en Tunisie simple et agréable. Les gens sont toujours très serviables, particulièrement envers les étrangers qui demandent le chemin ou ont besoin d'une explication. Je pense aussi que c'est assez important de voyager en Tunisie pour faire aussi la connaissance des autres régions du pays. Particulièrement la capitale Tunis dispose d’une vie animée, sociale et culturelle. Il y a des cinémas, des théâtres, et beaucoup de cafés intéressants et des événements régulièrement culturels, comme des concerts, des lectures théâtrales etc.

Puisque les offres sont si vastes et variées, il arrive fréquemment que je n’étudie pas si intensément comme je le devais.

Ma recommandation: C'est important de s'exercer à la patience et de s'arranger le temps pour l’adaptation, puisque la Tunisie peut sembler, juste dans les premières semaines, peu sale, chaotique, et aussi submergé. Pourtant, la vie est ici simple, dès qu’on a compris la structure essentielle. 

Federica La Mantia (25), Italienne,

Corporation and Development à l’Université Palermo,

Migration Studies à l’Université Tunis El Manar,

Boursière dans le cadre du programme Erasmus+ 

 

J'étudie les relations internationales à l'université el Manar à Tunis et j’ai commencé un stage à Amnesty International dans le cadre de mes études. J’ai décidé d’étudier en Tunisie parce que cela m'offre une bonne possibilité de faire des études grâce au programme Erasmus+ d’étudier dans un pays arabe. Pour moi c’est une nouvelle expérience en dehors de l'Europe.

Pouvoir étudier en anglais, est aussi une occasion attirante. Un grand défi est la langue dans le programme d'étude et au quotidien. L'initiative individuelle est demandée, puisque ici les enseignants ne mettent à la disposition aucun matériau éducatif.

La différence la plus importante par rapport au système universitaire italien se trouve dans la relation avec les enseignants. En Italie, le contact avec les professeurs est assez distant et il n’y a seulement que peu d'interaction. Mais les cours en Tunisie sont beaucoup plus interactifs, et une discussion active règne souvent dans les séminaires.

L'obtention des informations est difficile, et on doit seulement compter sur nous-même. Pour moi, le changement des perspectifs et de l'expérience de l'autonomie est important.

Pour ce qui concerne les gens, j'ai eu vraiment de bonnes expériences. J'apprécie beaucoup mes camarades d'études à l'université. J'étais traité très aimablement par tout le monde. Mais malheureusement, je n'ai pas eu jusqu'à maintenant l'occasion de découvrir le pays à l'extérieur de Tunis.

Ma recommandation: on ne devait pas être déconcerté de la première impression. Etant des étudiants européens, on fait la connaissance des nouveaux alentours, d'une nouvelle culture, peut-être, même un nouveau système. Pour cela on devait être ouvert et surmonter les obstacles pour vivre en une culture riche, variée et merveilleuse.

Adib Fanton (21), Français,

les études arabes à l’Université de Lyon,

literature arabe  à l’Université La Manouba,

Boursier de Campus France

J’étudie à Tunis, à l'université la Manouba, avec l'objectif d’améliorer mes compétences en Arabe et de faire des recherches sur la Tunisie, puisque je voudrais écrire ma mémoire de Master sur la littérature après l'indépendance de la Tunisie. Je reçois une contribution mensuelle de 600€ de Campus France pour pouvoir financer mon séjour d'études.

La vie en Tunisie est assez favorable et ne représente aucun problème pour moi. J'ai pu trouver vite un logement et en même temps j’ai aussi fait la connaissance de beaucoup de nouveaux amis à l'université, entre autres aussi des étudiants qui sont avec le même programme à Tunis.

Je trouve l'administration à l'université un peu compliqué. On doit accomplir presque tout par nous-même et il faut patienter parce qu’on ne reçoit pas directement toutes les informations ou on est demandé de venir de nouveau le lendemain.

Je reconnais comme étant étudiant si un enseignant a passé toute sa carrière académique seulement en Tunisie et si ses méthodes d'enseignement sont « tunisiennes » ou non.

Tunis est très ouvert et la vie culturelle a beaucoup à offrir. Je me souviens volontiers du festival cinématographique de Carthage. Il y a beaucoup de théâtres et de cafés théâtraux qui organisent divers événements culturels. Je n'avais pas encore la possibilité de voyager dans tout le pays, mais, je visite souvent les villes environnantes comme la Marsa, Carthage ou Sidi Bou Said. Le musée de Bardo est aussi très remarquable. Concernant la vie culturelle, Tunis a vraiment beaucoup à offrir.

Ma recommandation: Etudier en Tunisie demande de la patience. Patience avec l'administration, patience avec l'université. On devait rencontrer toutes les situations avec la patience.

On devait accepter les défis dans le quotidien et voir comme possibilité de se perfectionner.

 

Cette interview a été réalisée par  Fatima Amjahad.

Copyright : DAAD Tunis

Crédits Photos : Beate Schindler-Kovats

Décembre 2016

Les Alumni construisent un réseau maghrébin universitaire

 

Le DAAD aimerait rester en contact avec  les boursiers qui ont fait des études et des recherches en Allemagne. Alumnae et Alumni – les anciens boursiers du DAAD et d'autres organisations – se sont rencontraient du 02 au 04 décembre 2016 à Tunis. Un réseau maghrébin universitaire doit être créé avec le but de: Etablir des projets – Rencontrer des partenaires – Elargir les coopérations.

Le bureau du DAAD Tunis, qui a des missions régionales pour l’Algérie et la Libye, a organisé cette rencontre et a invité des partenaires algériens, tunisiens et libyens. L’événement se composait de trois parties : une rencontre de réseau de projets algéro-tunisienne et une rencontre d’anciens boursiers, ainsi que des ateliers en coopération avec les formateurs de l’académie du DAAD au Caire

Voici quelques impressions de l’événement:

 

Je vous félicite pour la réussite de la rencontre que vous avez organisé avec nos collègues Tunisiens et Libyens. Bravo!!

Le groupe des Algériens ont gardé de bons moments.

Dounia Cherfaoui, DAAD Alumna, Enseignante à l´École Polytechnique d´Architecture et d´Urbanisme, EPAU Alger, Algérie

                                                          

                                                                                                                                                                                                                                         

Ich danke Ihnen für die Gelegenheit, die Sie mir angeboten haben und gratuliere Ihnen zum Erfolg der Organisation und Mobilisierung all dieser Leute. Ich freue mich jedes Mal, wenn ich in diesem multinationalen Umfeld bin, mit einer gemeinsamen Sache: unsere starke Verbindung zu Deutschland.

Saloua TRIKI, DAAD Alumna, Le Bureau Tunisien des Etudes (B.T.E), Tunesien

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

I am writing to thank all of you for the effort that you have done during the last event which was held on 3-4 December 2106 in Tunis.

Personally it was my great pleasure to meet you there.

We hope to chart on a new path of international cooperation and development.

I look forward to meeting you in other events.

Jibriel Abusaleem, Director of International Office, Sirte University, Libya

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

C'était un réel plaisir pour moi d'avoir participé au séminaire organisé par vos soins. Je ne peux pas passer sous silence les nombreux points positifs et remarquables à savoir:

- qualité de l'organisation,

- qualité des thématiques choisies

- bonne gestion du temps et répartition des activités

- la richesse du contenu et le professionnalisme des intervenants

Je serai toujours ravie de participer aux manifestations du DAAD

Dr. Aziza Gasmi-Boubaker, DAAD Alumna, Professeur à l’Institut National Agronomique de Tunisie (INAT), Tunisie

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

Many greetings from Algeria again. I would like to thank you very much for providing me the opportunity to participate in this meeting and also for the nice and friendly atmosphere and for the continuous support during the work and your faithful friendship. My hope is that our mutual work and collaboration go on expressing a good cooperation and the exchange of ideas and visits

Prof. Salah Akkal, DAAD Alumnus, Professor at University of Constantine 1, Algeria

 

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

I want to thank you for the organization of the DAAD Workshops. The DAAD meeting enabled me to establish potential collaborations with a couple of Algerian and Libyan universities as well as German academic staff.

Dr. Yosr Z. Haffani, DAAD Alumna, Assistant Professor at Higher Institute of Biotechnology Sidi Thabet, University of Manouba, Tunisia

 

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

Je vous remercie infiniment pour l´organisation excellente de la dernière rencontre et c´est un grand plaisir de rencontrer les Alumni du DAAD avec qui on a partagé nos idées.

De mon coté je serai toujours fidèle pour notre DAAD tout en espérant aussi de bien représenter notre organisme dans mon Université et mon pays l´Algérie.

Je vous souhaite tous tout le bonheur du monde.

Dr. Ahmed Bouhekka, DAAD Alumnus, Maître Assistant à l’Université Hassiba Ben Bouali de Chlef, Algérie

                                                                                                                                                                    

                                                                                                                                                                                                                                        

Je voudrais féliciter l'équipe du DAAD Tunis pour l'organisation de la rencontre des Alumni du Maghreb et pour la réussite de cet événement.

Dr. Ali Ltifi, DAAD Alumnus, Maître Assistant à l’Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT), Tunisie

                                                             

                                                                                                                                                                                                                                        

Speed-dating has achieved a great deal of networking among Libyan, Tunisian and Algerian partners.

Fathi Bareebash, Head of mobility department, University of Zawias, Libya

                                                              

                                                                                                                                                                                                                                        

Je tiens à vous féliciter pour les journées et surtout la formation. Très bonne initiative !

Prof. Adnane Abdelghani, Alumnus de la Fondation Alexander von Humboldt, Professeur à l’Institut National des Sciences appliquées et de  Technologie, Tunisie

 

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

Merci beaucoup pour l'accueil, le séjour et surtout pour la qualité et le haut niveaux de toutes les rencontres et cours.

Prof. Zineddine Berrouche, DAAD Alumnus, Professeur à l’Université de Sétif 1, Algérie

 

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

Es war wirklich interessant, informativ und  gleichzeitig hat es auch Spaß gemacht.

Sowohl die Schulungen als auch die Begegnungen mit den Kollegen aus Algerien und Libyen fand ich sehr bereichernd.

 Ich hoffe, dass wir noch weitere Gelegenheiten haben, uns wieder zu treffen und solche interessanten Momente zusammen zu erleben.

Dr. Lamia Mrad, Maitre-Assistante, DAAD Alumna, ISLAI Beja, Université de Jendouba, Tunisie

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

It was good pleasure meeting you and it would be great if we could start together cooperation programs in near future. ICO (international Cooperation Office) at University of Tripoli welcomes you to share any ideas and initiatives leading to fruitful projects.

Abdurahman Hassen, Coordinator at International cooperation office (ICO), University of Tripoli, Libya

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                         

It was a big pleasure for me meeting you in Tunis and rave discussions with all the participants from Tunisia, Libya and also from Algeria. 

We learned a lot from all the different sessions and especially from the workshop on last day.

I welcome you and your team at our university during your next visit to Algeria.

I hope also that we will be able to participate at least at one DAAD program in the near future.

Hacene Mahmoudi, Maitre-Assistant, Université  Hassiba Benbouali de Chlef, Algérie

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                         

Herzlichen Dank an den DAAD Tunis für das wunderbare Treffen am letzten Wochenende in Tunis.

Ich war zum ersten Mal bei einem Alumni-Treffen und war total begeistert. Für mich war das Treffen ein voller Erfolg! Eine gelungene Veranstaltung, bestens organisiert und vorbereitet, mit einem hohen Nutzen. Ich konnte in einer entspannten Atmosphäre sehr interessante Alumni aus Tunesien, Algerien und Libyen kennenlernen. Wir haben viele nette und sehr interessante Gespräche geführt.

Ahmed Zardi,  DAAD und Regierungsstipendiat, Executive  Manager,  Tunesien

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

Für mich war es eine besondere Erfahrung, einen Workshop mit Alumni auf Deutsch durchzuführen und ich war begeistert, was den Kenntnisstand und das Engagement der Gruppe anging. Der Austausch und die konstruktiven Beiträge der Teilnehmer haben maßgeblich zum Erfolg des Seminars beigetragen. Außerdem hat es geszeigt, welch großes Potenzial es in der Region gibt.

Sonja Drewes, Trainerin vom DAAD Kairo Akademie, Egypten

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                         

C’était  à la fois un honneur et un plaisir pour moi d'être présente avec vous lors de la rencontre avec les Alumni de la Tunisie. Et je vous présente mes sincères remerciements et félicitations  à vous et votre équipe pour vos efforts et pour la qualité de votre travail .En espérant renforcer encore plus notre coopération pour le bien de nos deux pays.

Dorra Louzili Skander, Directrice des Bourses au Ministère de l'Enseignement Supérieur  et de la Recherche Scientifique, Tunisie

 

Êtes-vous un ancien boursier ou une ancienne boursière du DAAD et vous voulez participer?

Inscrivez-vous donc et envoyez le formulaire  sur: contact@daad.tn

 

Formulaire pour Tunisiens

Formulaire pour Algériens

Texte : DAAD Bureau Tunis

Copyright : DAAD Tunis

Crédits Photos :  Anis Battaour, Beate Schindler-Kovats

Novembre 2016    

4ème Académie maghrébine du 27 au 31 Octobre 2016 à Tunis

«Les histoires maghrébines - des projets réussis» 

Depuis 2013, le DAAD Tunis organise une académie maghrébine, qui réunit des étudiants d'allemand et des jeunes enseignants d'allemand de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie, ainsi que des collègues et des experts de l'Allemagne, de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie. L'attrait particulier de l'académie maghrébine se trouve dans le lien régional et dans l'expérience interculturelle. Des étudiants et enseignants des pays du Maghreb font connaissance, travaillent ensemble et discutent des sujets en dehors du quotidien universitaire. Avec l'académie maghrébine, le DAAD contribue au rapprochement des peuples et participe à la construction d'un réseau régional spécialisé.

Des thèmes autour des compétences dans la réalisation des projets étaient cette année au centre de l'académie maghrébine. Parmi 80 candidatures, seulement 26 participants ont été sélectionnés : 13 de l'Algérie, 8 du Maroc, et 5 de la Tunisie.

Ici certaines voix et impressions des participants de l'académie maghrébine en 2016 :

« Je suis très reconnaissant pour les 3 jours magnifiques que nous avons passé ensemble. Ils étaient réellement super. Vous nous avez donné plus de motivation pour la réalisation de nos projets et le début de notre carrière avec plus d'idées et de succès.» Yassine El Bakdouri, le Maroc

« Grâce à l'équipe du DAAD Tunis, j’ai pu fonder et unir une famille de différentes origines en peu de temps et tout cela en restant en rapport avec ma langue de rêve "l'allemand" ». Farouk Messaoudi, l’Algérie

« Aujourd'hui, je suis extrêmement heureux et impressionné. Le participant couronné est un étudiant de mon séminaire et beaucoup de participants algériens à l’académie maghrébine étaient mes étudiants à Sidi Bel Abbès! », Dr. Abdelkader Rachid Drioua, professeur d'allemand et journaliste, Sidi Bel Abbès, l'Algérie

« La participation à l'académie maghrébine était pour moi l'une des occasions les plus importantes que j'ai attendu depuis très longtemps. C’est un grand enrichissement pour ma carrière et pour mes futurs plans ».

« Au cours de ce programme, j’ai pu utiliser et améliorer mes connaissances d'allemand et emporter beaucoup d’expériences. Aussi à travers les Workshop, j'ai pu apprendre de différentes choses. Grâce à la bourse, j’ai pu faire la connaissance de mes voisins du Maghreb. A l'académie maghrébine, j'ai trouvé un autre chez-moi. »  Mohamed Chergui, l’Algérie

« J'ai appris beaucoup de choses et fait la connaissance de nouveaux gens. Pour moi c’est ça le vrai trésor. L'académie maghrébine m'a donné la possibilité d’être le porteur de beaucoup de voix oubliées. J'espère que les Algériens, les Marocains et les Tunisiens feront, un jour, part de mon projet, ainsi de la publicité pour mon projet dans l'espace maghrébin. Je souhaite qu'il y ait un avenir pour les étudiants d’allemand. L'académie maghrébine nous a aussi donné la possibilité de faire entendre nos voix. Merci beaucoup pour cela. »  Amar Snani, l’Algérie

« Je peux dire que j'ai 25 frères et sœurs du Maroc, de la Tunisie et de l'Algérie. L’important est que nous sommes amis jusqu'à nos jours! » Soumeya Ibtissem Lazreg

« Un échange culturel a été né grâce à l'académie maghrébine. Toutes les inspirations, les idées et les projets paraissent comme un pont entre le Maghreb et l'Allemagne. » Anis Chaabouni, la Tunisie

« J'ai fait la connaissance des gens agréables, merveilleux, qui sont maintenant comme une famille. J'ai raconté mes rêves, mes souhaits et mes espoirs. En rentrant chez moi, je suis en pleine motivation et pleine de nouvelles idées. Je me souviendrai encore longtemps du temps merveilleux que j’ai pu passer avec vous. » Amel Fellah, l'Algérie

Octobre 2016

Un interview avec Dr. Mona ElTobgui, professeur émérite au centre national de recherche du Caire et Senior Advisor de la société Fraunhofer de l’Afrique du Nord.

Mona ElTobgui dispose d’une expérience bien établie dans la gestion des projets : elle a géré des projets du DAAD, de l’Union Européenne et d’autres bailleurs de fonds. Ainsi, depuis quelques années, elle est la formatrice de  « l’Académie DAAD du Caire » et la directrice adjointe du centre allemand de la science en Egypte.

Le DAAD Tunis en coopération avec « l’Académie DAAD du Caire » offre depuis 2016 des séminaires de formation théorique et pratique pour les partenaires, Alumni et les personnes intéressées par les études. En Septembre, dans le cadre de la coopération sur invitation par le DAAD,  Dr. Mona ElTobgui a tenu une conférence sous le titre de « Modèle Fraunhofer – battre un pont entre la science et l’industrie » et un séminaire de formation sur la gestion de projets à Tunis. 

Bienvenue Dr. Mona, ça nous fait plaisir que vous soyez ici à Tunis! Vous avez plusieurs fonctions : Vous êtes  professeur au Centre National de la Recherche au Caire et Senior Advisor de Fraunhofer, formatrice de « l’Académie DAAD du Caire » et la directrice adjointe du centre allemand de la science en Egypte. Pouvez-vous nous raconter plus su vos missions ?

Mes activités au Centre National de la Recherche sont à présent très limitées, pour que je puisse avoir plus de temps pour l’institut Fraunhofer. Bien que je sois payée moins en étant Senior Advisor qu’au travail à mi-temps au centre, je travaille plus, parce que ça me fait vraiment plaisir d'assister à tous les nouveaux développements au sein de Fraunhofer. Je souhaite que l'Egypte et aussi la Tunisie en profitent à l'avenir.

Pour ce qui concerne mes tâches à « l’Académie DAAD du Caire », j’offre des modules pendant deux jours par mois au maximum. C'est aussi une bonne occasion pour s'approcher aux étudiants et je me réjouis, lorsque j’arrive à les soutenir dans leur développement professionnel.

Comme étant directrice adjointe du Centre Allemand de la Science en Egypte, je soutiens le coordinateur particulièrement dans l'organisation des conférences annuelles et dans d’autres tâches que le centre planifie. J’offre au centre mes larges réseaux relatifs au paysage académique et économique en Egypte, puisque je suis convaincue que les informations doivent être partagées. Je me réjouis, lorsque quelqu'un utilise ces informations et lorsque je rassemble de nouveaux contacts à mon réseau.

Le « modèle Fraunhofer » – la recherche appliquée soutenu par des fonds industriels – est une force de l'Allemagne. Beaucoup de pays envient l’Allemagne à cause des institutions de recherche non universitaires qui ont du succès. Est-ce que le « modèle Fraunhofer » est réversible dans les pays d'Afrique du Nord? Quelles sont les chances et les problèmes que vous voyez ?

Parmi les institutions de recherche non universitaire, le modèle Fraunhofer est unique ; il garde un équilibre parfait entre la réinvention de la recherche fondamentale et l’innovation. Si je compare Fraunhofer et le Centre National de la Recherche qui sont presque aussi anciens, les forces de la société de Fraunhofer sont :

  • Les instituts Fraunhofer sont indépendants dans leurs approches à la  recherche et leurs décisions, ainsi la manière dont ils se rangent avec leurs clients, tout en acceptant les dispositions centrales financières et légales du bureau central.
  • Les chefs des instituts, qui sont en grande partie des professeurs aux universités régionales, aident pour que les nouvelles idées coulent continuellement dans les instituts et restent ainsi toujours innovateurs.
  • Les employés de Fraunhofer trouvent des  emplois dans l'industrie ; ce qui engendre une « rotation » fréquente de personnels et ainsi un "rajeunissement" continue de la société Fraunhofer.

Actuellement, nous n'avons malheureusement pas ces conditions en Afrique du Nord. C’est pourquoi, il est aussi assez difficile d’implémenter le modèle Fraunhofer. Tout de même je reste optimiste. Un début serait de fonder une nouvelle institution de recherche selon le modèle Fraunhofer pour coopérer avec un institut Fraunhofer.

Vous êtes entrée pour la première fois en contact avec des collègues au ministère de l’enseignement supérieur, des chercheurs et avec l'industrie en Tunisie. Quelles sont vos impressions – aussi en comparaison avec l'Egypte ?

Ça m’a rendu très heureuse de pouvoir venir en Tunisie. La Tunisie est un beau pays qui dispose de beaucoup de potentiel. Bien que la Tunisie ait les mêmes défis et obstacles, je suis confiante que la Tunisie se développera plus vite, parce qu'il est un pays plus petit que l’Egypte. En Egypte beaucoup d'initiatives existent, mais, ceux-ci sont très petites par rapport à la grandeur du pays et à la population. C’est pourquoi la Tunisie dispose d’une meilleure chance, si l’on adapte et implémente certaines initiatives. Je suis sûre que  les instituts Fraunhofer s’intéresseront pour la Tunisie.

Vous êtes experte dans la gestion des projets et vous avez formé des partenaires à Tunis. Où voyez-vous les plus grands défis pour la gestion des projets ? Avez-vous des consignes pour faire réussir des projets ?

En général, la gestion des projets n'est pas simple, en particulier parce que dans les pays arabes, nous ne pouvons et ne voulons rarement travailler en équipe.

La gestion n'est en aucun cas un « one man show ». Une formation en « renforcement d'équipe » est incontournable pour tous les participants  au lancement d’un projet. Si le manager ne peut pas le faire lui-même, il doit charger un expert. Ainsi le manager peut faire la connaissance de son équipe et garantir l'homogénéité des participants du projet. C'est ma première consigne la plus importante.

La deuxième consigne est la planification commune  des « paquets de travail » et la répartition des responsabilités de chaque activité. Cela facilite la mise en place et permet à la direction de percevoir d’autres potentiels au lieu de perdre beaucoup de temps dans le « follow-up » et le « micro-management ».

Ma troisième importante consigne est que nous regardons nos projets comme des projets temporaires et les arrangeons dans ce sens.

A la fin, je recommanderais à tous les chefs de projets d'être toujours éveillés, loyales et avoir de l’empathie envers l'équipe de projet.

Chère Mona, nous vous remercions vraiment pour l'interview. J'espère que ça vous a plu d’être chez nous en Tunisie – inchallah, nous vous voyons bientôt de nouveau parmi nous.

Chère Beate, je vous remercie beaucoup pour cette occasion, pour la super organisation des deux événements et de la générosité du bureau du DAAD Tunis. A la fin, je vous souhaite et votre super équipe beaucoup de succès et j’espère vous revoir au Caire prochainement.

Septembre 2016

Althaus

Interview avec Dr. Hans-Joachim Althaus, gérant de l'institut g.a.s.t. et directeur de l'institut TestDaF

Une délégation sous la direction de Dr. Hans-Joachim Althaus a eu lieu le mois de septembre en Tunisie, afin de discuter avec des partenaires, des médiateurs et des représentants des universités au sujet de la promotion du cours d'allemand comme matière optionnelle aux universités tunisiennes.

Vous êtes le bienvenu Monsieur Dr. Althaus, alors qu’est-ce que vous faites exactement ici ?

Je suis ici pour un projet accordé par le DAAD pour l’institut G.a.s.t en coopération avec l’université de Munich (LMU). Nous sondons dans ce voyage de Fact-Finding-Mission la manière dont le cours d'allemand peut être soutenu et promu pour les étudiants des domaines différents, et surtout, dans les domaines des sciences naturelles, des sciences techniques et des sciences d'ingénierie, ainsi la manière dont on peut former des professeurs spécialisés pour cela et introduire l’allemand aux universités tunisiennes. La délégation rédigera un rapport et recommandera au DAAD la manière dont on peut promouvoir le cours d'allemand comme matière optionnelle en Tunisie et dans la région. Il s'agit non seulement d’un soutien financier, mais aussi nous voudrions discuter avec des partenaires tunisiens des idées de projet, du besoin et de la mise en œuvre, ainsi nous voudrions inciter des réseaux.

L'allemand connaît un boom en Tunisie, en particulier auprès des ingénieurs, des médecins et des étudiants en sciences naturelles qui veulent apprendre l'allemand comme matière optionnelle à leurs universités. Comment l'Allemagne et l'institut G.A.S.T. peuvent soutenir cela ?

Nous avons l'impression que les partenaires de la germanistique en Tunisie et dans la région ne communiquent pas assez. Avec notre projet, nous nous attendons à des questions et des sujets, par exemple comment l'allemand peut être introduit, comment on peut enseigner l’allemand à la manière d'enseignement moderne et avec l'orientation sur l’action, comment les perspectives de profession pour les gradués d'allemand pourraient être améliorées etc., ainsi comment les experts locaux traitent l'intérêt pour l'allemand. Le DAAD et l’institut G.A.S.T. ont la possibilité d’offrir, avec le Deutsch-Uni Online, des programmes d'apprentissage d'allemand comme langue étrangère spécialement dans le contexte universitaire.

Qu’est-ce que le g.a.s.t. et quelles sont vos offres ?

L'institut G.A.S.T (Institut pour la préparation d'études académiques et le développement des tests) est un toit, sous lequel nous proposons quatre grands "produits" et plusieurs petits projets.

1. TestDaF : C’est un Test d'allemand comme langue étrangère avec, annuellement, environ 40. 000 participants aux examens des niveaux B1-C1. Ainsi, le TestDaF est le troisième test linguistique le plus important par ordre de grandeur pour l'accès à l’université.

2. Deutsch-Uni Online: C’est un programme d'apprentissage pour les candidats aux études qui reçoivent le matériel du cours du niveau A1 au niveau C1 et qui peuvent apprendre en autoformation, avec des tuteurs, autrement, ils peuvent prendre des cours en Blended-learning  (des cours avec des matériaux en ligne parallèlement aux études à l’université).

3. TestAS pour les étudiants étrangers: C’est un test pour la constatation de l'aptitude d'études, ce qui veut dire, si les candidats aient l'aptitude pour pouvoir terminer des études en Allemagne. Le TestAS est organisé par beaucoup d’universités et actuellement pour évaluer l'aptitude des réfugiés en Allemagne pour entamer leurs études universitaires.

4. ON SET : C’est un test de niveau en ligne (des niveaux A2 et C1) que nous proposons actuellement en allemand et en anglais. D'autres langues sont au cours de développement. C’est un simple test composé de textes à trous.

En outre, l'institut G.A.S.T. produit des Test-Software et effectue des consultations aux universités.

Depuis cette année, il y a enfin un centre du TestDaF à Tunis. Comment se présente la coopération avec la Tunisie et quelles sont vos attentes?

Nous nous réjouissons que nous puissions proposer cette année le TestDaf ici en Tunisie. Le DAAD et l’institut de Goethe collaborent et ont organisé, en juin, le tout premier test qui a été couronné de succès.

Nous ne pouvons pas nous attendre à une grande présence de participants pour le test, car les conditions et les possibilités d'apprentissage d'allemand à un niveau aussi haut ne sont pas optimales en Tunisie. Ce qui est important, c’est que les étudiants partant vers l’Allemagne, se rendent compte qu’ils doivent acquérir un certain niveau d'allemand pour pouvoir faire des études. Beaucoup d'étudiants se font des illusions que de simples connaissances d'allemand sont suffisantes pour les études. Mais, ils remarquent que pour le TestDaF, ils doivent s’investir plus dans la langue. De plus, le TestDAF se base plus sur la communication, les contextes et sur l’usage linguistique actif. Le fait d'apprendre par cœur et de faire des comptes rendus des formules grammaticales n'aide à rien. Ça doit être clair que la communication est la base de la formation et des cours de langue.

Je vous remercie bien pour l'interview.

Le G.a.s.t. est l'institut pour la préparation des études académiques et le développement des tests. Le G.a.s.t. et l'institut du TestDaF sont des institutions d'utilité publique qui apportent des services aux universités allemandes et étrangères ainsi qu’aux étudiants étrangers.  Le g.a.s.t. offre aux universités et aux organisations de médiateur, l'expertise dans le développement, l'élaboration et l’évaluation des tests, en particulier des tests linguistiques et dans la protection de qualité. L’institut conseille les universités, les établissements d'enseignement et les organisations de médiateur relatives aux questions d’examens et tests. L'institut du TestDaF coopère étroitement avec l’office allemand des échanges universitaires  (DAAD), la conférence de recteurs universitaires (HRK), des universités en Allemagne et à l'étranger ainsi que les instituts de Goethe.

www.testdaf.de

Août 2016

Interview avec Johanna Fuchs, Assistante de langue, Université la Manouba

Peux-tu nous parler un petit peu de toi?

Je m'appelle Johanna Fuchs, j’ai 25 ans et je viens d'une petite ville en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. J'ai d'abord fait des études d’arabe, ainsi que des études de germanistique et d’allemand « langue étrangère » comme option. J'ai acquis une petite expérience d'enseignement grâce au cours d'allemand bénévole et  je poursuis encore mes études de Master en « littérature arabe ». Travailler comme assistante de langue me permet de prendre une sorte de pause durant une année, mais le séjour en Tunisie m'aide bien sûr dans ma propre spécialité.

Quelles sont tes tâches en Tunisie?

J’enseigne l'allemand aux étudiants de la première année germanistique à l’Université de la Manouba et je leur donne des cours de morphologie et d’expression orale. En plus, j’enseigne l’allemand comme matière option aux groupes de la troisième année multimédia et journalisme.

Au début, j’ai fait beaucoup d’efforts pour pouvoir m’adapter au nouvel environnement et à l’enseignement. Entre-temps, je m'oriente bien, ma communication en arabe dialectale est devenue plus riche et je poursuis aussi mes propres projets, entre autres ma mémoire de Master.

En quoi consiste le programme d'assistance linguistique du DAAD ?

Dans le programme d'assistance linguistique, le DAAD promeut 150 diplômés dans 80 pays. Les boursiers sont procurés à des universités, auxquelles l’encadrement de la part des lecteurs du DAAD est possible. Les assistantes de langue reçoivent une bourse pour un séjour de10 mois. Cela permet d'une part de soutenir l’enseignement de l'allemand à l'étranger. D'autre part les participants en profitent aussi : c’est un bon départ pour la vie professionnelle et certainement une très bonne référence. Puisqu’on n'enseigne pas à plein temps pendant le séjour, on peut encore poursuivre nos propres projets, par exemple, apprendre la langue locale, initier des coopérations, soutenir les étudiants….

Pour pouvoir déposer sa candidature, on devrait avoir au moins un diplôme de licence – dans la germanistique ou un certificat du test DaF, ou disposer des connaissances approfondies sur la région du pays visité. Pour réussir l’entretien, on devrait avoir de l'expérience dans l’enseignement de la langue allemande, ou au moins montrer que l’on s'est bien préparé pour accomplir cette tâche.

Quelles expériences as-tu fait en Tunisie dans le cadre du travail, dans le pays et aussi avec les gens ?

Le travail même était nouveau pour moi, car je n'ai encore pas enseigné à une université– j’ai seulement enseigné l'allemand aux débutants dans mon temps libre. Pour cette raison, j'ai consacré au début beaucoup de temps pour me préparer. Cependant les étudiants sont très ouverts et motivés; d’ailleurs, mon stress en cours n’a pas tarder à se transformer en joie. Parfois, il y a seulement des petits problèmes quand les étudiants sont habitués à des méthodes d´enseignement différentes de celles qu´on connaît en Allemagne : comme par exemple, certains étudiants ont tenu leur premier exposé dans mon cours.

Tunis me plaît bien: une petite ville, toutefois internationale et culturellement riche. En effet, toutes les régions ce merveilleux pays méritent d’être visiter.

Le plus souvent, les gens me voient ici comme étrangère. D'une part, j’essaie toujours d’être discrète et je me réjouis toujours quand quelqu’un me parle en Arabe ; le mieux encore qu’on m’appelle avec le mot tunisien « oukhti » ("ma sœur", un mot qu’on utilise aussi avec les gens qu’on ne connait pas) et me demande aussi le chemin. D'autre part, il y a parfois des conversations intéressantes sur l'Allemagne et la Tunisie, ce qui me permet d’apprendre plus sur ce pays.

Tous les mots que j'ai appris et les petites anecdotes des conversations avec des étrangers ainsi que des amis, sont pour moi des souvenirs très précieux que je préserverai au-delà de ce temps.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview. 

Juillet 2016

Interview avec Bilel Moslah, Doctorant et gagnant du Falling Walls Lab Tunisia 2016

1) Présentez-vous brièvement s'il vous plaît.

Bilel Moslah ingénieur R&D en chimie analytique diplôme de la Faculté de pharmacie (Université Paris sud 11) à Châtenay-Malabry. Actuellement doctorant à la Faculté de pharmacie de Monastir dans le cadre du programme PASRI de l’union européenne administré par l’ANPR. Les travaux de recherche de ma thèse de doctorat consistent au développement d’une méthode d’analyse quantitative des résidus de médicaments et drogues illicites dans les eaux usées, contribution à l’estimation de la consommation de drogues en Tunisie.

Je suis également intéressé par la toxicologie analytique orientée vers les questions de l’environnement, l’épidémiologie, la métabolomique et la recherche des biomarqueurs d’exposition aux contaminants émergeants à l’aide des outils statistiques avancés (Outils chimiométriques). En outre, je suis membre au sein de diverses organisations :

  • The International Community Alumniportal Deutschland 
  • The French Metabolomics and Fluxomics network (RFMF)
  • The European Research Area Network on Illicit Drugs ERANID Social Community
  • The Society of Environmental Toxicology and Chemistry Europe (SETAC)

2) Pourquoi avez-vous participé à Falling Walls Lab Tunisia ? Comment était cette expérience ?

Ma participation à l’évènement Falling Walls Lab Tunisia a pour but de :

  • Partager un aperçu de mon travail de recherche avec des personnes interdisciplinaires.
  • Participer à des discussions passionnantes avec d’excellents scientifiques et des professionnels.
  • Obtenir la première place à Falling Wall Lab Tunisia pour être qualifié directement à Falling Walls Lab Berlin et ainsi participer à la conférence internationale le 9 Novembre 2016.

Cette expérience m’était très bénéfique, c’était l’occasion pour rencontrer des scientifiques et des professionnels et échanger des idées innovantes. J’ai appris à récapituler un projet de thèse en une présentation brève et concise de 3 minutes devant un jury de haut niveau. D’autant plus que ma participation était couronnée par l’obtention de la première place me permettant la qualification à la finale Falling Walls Lab Berlin 2016. Je remercie vivement le DAAD pour cette opportunité, pour tout l’encouragement et pour l’excellente initiative d’avoir organisé cet évènement.

3) Pouvez-vous nous expliquer brièvement votre idée de recherche ? Quel est le « Facteur d'impact » de ce projet pour la Tunisie ?

L’approche traditionnelle basée sur l’analyse des drogues dans le sang humain à partir des échantillons aléatoires, pendant la dernière décennie, n’a pas révélé des niveaux de concentration significatifs en Tunisie.  D’où l’idée de travailler sur des échantillons d’eau usée plus représentatifs afin de contribuer à la mise en place d’une cartographie d’estimation de la consommation de drogues illicites dans chaque département du grand Tunis à partir des données d’analyses chimiques exhaustives issues des influents à l’entrée des stations d’épuration respectives pour chaque département. Le taux de consommation de drogues reste un sujet très peu étudié en Tunisie, ce genre de suivi des drogues illicites dans les eaux usées pourrait aider les décideurs à comprendre les modes d'abus et mieux les combattre. Cette méthode pourrait être utile pour évaluer et surveiller la consommation de drogues de la population en temps réel (Epidémiologie judicaire ou légale), aidant les scientifiques et les autorités sociales à lutter contre l'abus de drogues.

4) Quels sont vos plans pour l’avenir ?

Ma contribution à l’estimation des drogues via les eaux usées est focalisée géographiquement sur le Grand Tunis, j’envisage créer un observatoire national des drogues et de toxicomanie en vue de poursuivre ces travaux de monitoring sur le plan national et d‘établir des cohortes épidémiologiques.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview. 

Juin 2016


Interview with Beate Schindler-Kovats, Head of the DAAD Tunis Office

 


"The chance of being unemployed increases in proportion to the level of qualification”

1. Around 30 percent of Tunisian academics are unemployed. What are the reasons for this?

There are several reasons. In Tunisia, there is both a surplus of academics and a lack of qualified experts with professional training. The Tunisian state guarantees a place at university for everyone, so that nearly all graduates of secondary education go on to study. Vocational training, on the other hand, is not considered to be attractive, or seen as an alternative. In Tunisia, the manufacturing industry in particular is in need of qualified employees and workers, while the demand for academics is limited. The chance of being unemployed increases in proportion with the level of qualification. Many young people are “stored away” at universities and many are matriculated as “pro forma” doctoral candidates, just in order to not be unemployed.

On the other hand, there is no sufficient connection between theory and practise. The education at Tunisian universities is not very practise-oriented and doesn’t meet the requirements of the employment market. That is why there are many “all-rounders” and only very few specialists. Furthermore, the local “culture of studying” (learning by rote, reproducing knowledge) is not helpful. Employers deplore the lack of candidates with the ability to think and act innovatively and with sufficient “soft skills”. Tunisian students and graduates don’t learn to take responsibility for themselves and show only little initiative.

2. How would you assess the quality of Tunisian university education?

The quality of Tunisian university education has decreased in recent years, due to the pressure of the situation on the employment market. Many new university programmes have been created to place young people in Master and Doctorate programmes, just to get them off the streets. There is neither a system of accreditation nor any quality management. Moreover, there are massive strikes in the education sector, both by faculty and by students. These strikes are blocking the normal running of the programmes and this affects the level of education negatively.

"University education should be more practise-oriented"

3. What are your suggestions for improving the situation?

I would welcome a more practise-oriented education at Tunisian universities, along the lines of the Universities of Applied Sciences in Germany. And a closer connection between universities and industry would be helpful. In this area, the DAAD is already supporting successful pilot projects in cooperation with German partners in industry and the university sector. The culture of learning as well as the working attitudes and methods would have to change. There should be more promotion for the integration of internships in university education.

4. How can a stay abroad influence the options on the Tunisian employment market?

Returning alumni are an additional value for Tunisian universities and for the Tunisian employment market. There are several previous examples of successful reintegration. Returnees are active as founders of new businesses. But in Tunisia there are still many hurdles and bureaucratic obstacles that prevent the acknowledgement of international degrees and achievements.

5. What are the effects of the emigration of young, highly qualified people from Tunisia?

“Brain drain” is an acute problem. There are estimates that around 3,000 university lecturers moved to the Gulf region in recent years, because they find better conditions and much better pay there.

Young people emigrate to find opportunities to study and work mainly in Europe and in Canada. Physicians, nursing staff and engineers are headhunted as expert employees. Those who don’t manage to emigrate legally take the refugee routes across the Mediterranean. Only a very small percentage of academics who studied or took advanced education in Germany return to Tunisia. The Tunisian government should create incentives for them to return.

Interview: Verena Striebinger Alumniportal-Deutschland 

Photo: Beate Schindler-Kovats, Head of the DAAD Tunis Office 

  

Mai 2016


Interview avec Prof. Dr.-Ing. habil. Mouldi Chrigui,  Coordinateur de projet du programme "Partenariat germano-arabe pour la transition" 

@ Mouldi Chrigui

1. ) Présentez-vous brièvement s'il vous plaît.

Je suis Mouldi Chrigui, maître assistant à l‘Ecole Nationale d’Ingénieurs de Gabès (ENIG) de l’université de Gabès. J’ai étudié le génie mécanique à l’université de Karlsruhe (KIT) et à l’université technique Darmstadt (TUD) et fait mon doctorat autour de l’énergie en génie mécanique. Avant ça,  j’ai suivi des cours d'études « Studienkolleg » pendant un an à l’université de Heidelberg, là où j’ai appris la langue allemande avec un groupe d’environ 15 étudiants et je me suis bien préparé pour les études supérieures à l’université. Ces cours ont été financés par le DAAD pour tout le groupe. Ensuite, j’ai obtenu une bourse pendant 6 ans de la part du gouvernement tunisien. J’ai eu l’occasion de travailler dans le domaine de l’industrie et j’ai été actif dans plusieurs projets, ainsi j’ai encadré beaucoup de projets de fin d’études pour des étudiants en licence et en master. Mes principaux thèmes de recherche sont les simulations numériques, qui sont très employées dans presque tous les domaines de l’industrie, mais aussi dans le domaine académique. Egalement, j’ai eu la chance de faire la recherche et coopérer avec plusieurs collègues internationaux et d’expérimenter à travers de nouveaux concepts.

2) Vous avez fait toutes vos études et votre doctorat en Allemagne. Pourquoi ce choix ?

Après avoir passé le baccalauréat tunisien 30 bacheliers lauréats auront la chance de poursuivre leurs études d’ingénieries en Allemagne. C’étaient des bacheliers des quatre coins du pays ayant leurs bacs avec une très bonne mention. 

3) Pourquoi avez-vous décidé de retourner en Tunisie après 2011?

Il y avait toujours un contact avec la Tunisie pendant toute ma résidence en Allemagne. Après plusieurs années investies en Allemagne, j’ai choisi de retourner à mon pays. Ils y avaient aussi beaucoup d’amis et de collègues qui sont retournés avant moi. Je souhaite pouvoir contribuer en faveur des universités tunisiennes et des étudiants tunisiens et leur transmettre une partie de mon savoir-faire acquis à l’étranger. En effet, je voudrais aussi ajouter que cette décision de retourner en Tunisie n’était pas facile à mon égard.

4) Avez-vous pu vous réintégrer en Tunisie? Que recommandez-vous aux anciens boursiers et diplômés qui veulent retourner en Tunisie?

Personnellement, se réintégrer en Tunisie n’a pas été un problème pour moi. Mais ça a duré un bon moment. Plusieurs facteurs ont joué un rôle important là-dessus, tel que le travail. Quand on s’intègre bien dans le champ du travail, il est essentiel comme prochaine étape de bien s’occuper du contact social. En comparaison avec l’Allemagne, la Tunisie est un pays très bureaucratique, ce qui peut être parfois très fatigant.  Les premiers mois étaient durs, mais après on s’y habitue peu à peu. Evidemment, on sent un grand changement dans la vie. Je conseille tous les alumnis, voulant retourner en Tunisie, de chercher un poste dans un bon champ de travail, garder le contact avec l’Allemagne et d’être patient. Je ne connais aucun Alumnus retournant en Tunisie, qui n’a pas réussi. En même temps, on doit être très engagé et assidu. (j’espère ne pas avoir exagérer) 

5) Qu’avez-vous retenu de l’Allemagne par rapport à votre recherche et votre travail ?

En Allemagne, j’ai eu l’occasion d’étudier, chercher et travailler dans des universités et des instituts les plus renommés internationalement. A travers ça, j’ai pu développer non seulement mes connaissances spécialisées dans mon domaine de travail, mais aussi mes  compétences en planning, management et administration. L’environnement riche et diversifié des institutions allemandes, ainsi que l'apprentissage de la part des professeurs expérimentés et les environnements de travail très dynamiques créent des conditions idéales pour se développer et apporter les compétences acquises vers la Tunisie. En outre, le contact continuel avec des collègues de l’Allemagne me permet d'initier des projets de recherche ou d'échange.

6) Vous êtes le coordinateur tunisien du projet de coopération entre l'ENIG et l'université technique de Darmstadt en Allemagne. Quels sont les objectifs de ce projet?

 

Le projet de coopération entre l’ENIG en Tunisie et l'université technique de Darmstadt (TUD) a lieu avec la participation de l'Institut d'énergie et techniques des centrales électriques (EKT) de la TUD, là où je faisais mon doctorat. Je connais les collègues de l‘EKT pour plus de dix ans. Nous avons déjà travaillé ensemble dans plusieurs domaines en recherche énergétique. Le projet a plusieurs objectifs, dont la promotion des sciences énergétiques et les sciences de simulation au sein des études d'ingénierie à l'ENIG. On a organisé plusieurs ateliers et une série importante de conférences pour les différents niveaux. En outre, on a acheté et installé des équipements de haute qualité pour la mise en œuvre des laboratoires avancés en faveur des simulations numériques. Plus de dix étudiants ou doctorants étaient en visite à la TUD dans le cadre d’un projet financé par le DAAD pendant plusieurs mois, où ils peuvent compléter leurs thèses ou leurs recherches et assister à des conférences. Cette année, il doit y avoir plus d'échanges et d'ateliers. Les étudiants et doctorants à l'ENIG sont très motivés. Ils gagnent de nouvelles expériences et acquièrent de nouvelles perspectives.

Crédit photo: Mouldi Chrigui

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview. 

Avril 2016

Le DAAD coopère avec des partenaires des universités libyennes

Le bureau du DAAD Tunis est non seulement un interlocuteur pour les universités en Tunisie, mais aussi il informe et conseille, en tant que bureau régional, des étudiants, des scientifiques et des universités en Algérie et en Libye.

Dans le cadre du "séminaire du DAAD : Leaders of Libyan Universities“, organisé par le DAAD Tunis, des représentants des universités libyennes de Tripoli, Benghasi, Misurata, Sabrata, Sabha et Zawia se sont réunis le 15 et 16 avril 2016 et avaient la chance de s’informer des possibilités de coopérations internationales et des échanges avec les partenaires de projets tunisiens (rapport). 

Notre portrait du mois d’avril nous donne un aperçu sur la situation des universités en Lybie :

1)   Comment est la situation actuelle des universités en Libye ?

  • La situation politique se reflète dans le paysage des universités de la Libye : il y a de différents intérêts qui se montrent, par exemple, par le chiffre croissant des nouvelles créations universitaires depuis 2012. La tendance à la régionalisation et à la fragmentation rend la coopération entre les universités très difficile. Pour cette raison, l'idée du séminaire était accueillie, afin de réunir des représentants sur place, en Tunisie, et de réfléchir ensemble à la situation, aux problèmes et aux défis.
  • Les universités en Libye subissent un vrai assaut, ce qui influence les étudiants. Ça représente pour les jeunes hommes une possibilité d’avoir le choix de s’exempter du service militaire et les jeunes femmes acceptent très ambitieusement la chance d’accéder aux études et formations.
  • Il y a un grand problème de fuite des cerveaux vers l’étranger: à cause de la sécurité et le manque des perspectifs, beaucoup de titulaires de diplômes universitaires et d’experts ont quitté le pays vers l’Europe, l’Asie et l’Amérique. Maintenant, il manque déjà la jeune génération académique. Le problème de capacité sera certainement plus remarquable pour le développement et la construction du pays après la guerre civile.

2) Quelles sont les plus grands problèmes, auxquels les universités libyennes sont actuellement confrontées?

  • Il y a une grande faille entre les universités et l'industrie. Les universités ne fournissent pas le besoin du marché du travail. Le lien entre la recherche et l’industrie est à peine existant. De plus, les étudiants acquièrent seulement une petite expérience en dehors de l'université.
  • Les plans d’enseignement ne sont pas mis à jour. Ils ont tous plus de 20 ans, ce qui cause un grand blocage de réforme.

  • Les mesures de formation professionnelle et formation continue destinées aux personnels de l'enseignement sont insuffisantes et les méthodes d'enseignement sont souvent peu développées.

  • La communication et les coopérations entre les universités libyennes manquent.

  • Les études pendant un semestre régulier ne peuvent pas être garanties à cause de l’instabilité de la situation sécuritaire en Libye.

  • Le financement de l’enseignement supérieur représente un grand défi. De plus, il y a les problèmes de corruption.

3) Quelles sont les objectifs pour l’avenir ?

  • On aura besoin d'une réforme au niveau des universités et des plans stratégiques dans lesquels on couple les besoins des universités avec le marché du travail. Cela ne peut se produire que pas à pas, le soutien international est dans ce cas plus que le bienvenu.
  • Les coopérations internationales - les partenariats tuniso-libyens, les autres coopérations arabo-arabes ou les échanges germano-libyens – ouvrent de nouvelles et importantes possibilités pour les universités libyennes.

4) Quelle impression avez-vous du « séminaire du DAAD : Leaders of Libyan Universities »?

  • C‘était un bon début pour tâter le terrain aux possibilités de coopération pour les universités libyennes.
  • Le séminaire a aidé d'une part à soutenir l’échange d’expériences par rapport aux coopérations internationales entre les représentants des universités libyennes et en même temps à apprendre des expériences des partenaires tunisiens.

  • Il y avait plusieurs informations concernant «les études et la recherche en Allemagne » que les partenaires des bureaux internationaux peuvent transmettre aux personnes intéressées.

  • Impressionné par la diversité et la meilleure pratique des activités de projets tuniso-allemand dans le cadre du partenariat germano-arabe pour la transition.

Un grand merci à tous les participants pour leur participation active !

Mars 2016

Interview avec Shirine Jeradi, partenaire du DAAD et ayant son PhD en Allemagne 

1. ) Présentez-vous brièvement s'il vous plaît.

@ Shirine Jeradi

Shirine Jeradi, docteur en Biologie, amoureuse des sciences, de l’innovation et des concepts innovateurs. J’ai obtenu ma maîtrise en Sciences de la Vie, Biotechnologie de la Faculté des Sciences de Tunis en 2008. J’ai par la suite enchaîné avec un master en Médecine cellulaire et moléculaire de l’Université d’Ottawa au Canada, où je me suis intéressée aux mécanismes moléculaires de la régénération du tissu osseux. Après mon master, j’ai déménagé en Allemagne, à l’Université de Cologne, où j’ai poursuivi mes études doctorales et où j’ai travaillé principalement sur le développement du squelette cranio-facial. J’occupe depuis septembre 2015 un poste  d’enseignante au département de Génie Biologique de l’Université Libre de Tunis.


2.) Vous avez choisi l’Allemagne pour y faire un doctorat. Pourquoi avez-vous choisi cette destination ?

En fait le choix de l’Allemagne s’est un peu imposé à moi. En effet, je voulais absolument poursuivre en Europe mes recherches sur le développement et la régénération de l’os, que j’ai entamées à l’université d’Ottawa.  La thématique de recherche en question est très développée en Allemagne, pays leader qui s’impose par la qualité des travaux scientifiques produits et qui fait preuve d’excellence scientifique. Aussi, j’ai eu la chance de rencontrer mon (futur) superviseur de thèse ainsi que les membres de son équipe lors d’une conférence ayant eu lieu au États-Unis, alors que j’étais encore étudiante au master (je les avais contactés d’avance pour organiser un meeting). Le courant est passé, la thématique était en plein dans ce que je voulais faire, et voilà! C’est comme cela que j’ai abouti à l’Université de Cologne en Allemagne.   

3.) Comment avez-vous préparé votre PhD ?

Pour décrocher un PhD, j’ai d’abord ‘fait mes devoirs’. J’ai littéralement ‘screené’ le web à la recherche de tous les laboratoires européens qui travaillent sur la thématique de recherche qui m’intéresse. J’ai fait une liste où j’ai classé ces laboratoires par ordre de priorité et ai pris contact avec ceux qui m’intéressaient le plus. Ensuite les choses se sont un peu précipitées. J’ai eu des réponses positives très rapidement. Alors au final, je ne me suis pas rendue très loin sur ma ‘liste’. Suite aux entretiens téléphoniques, j’ai pu décrocher trois offres concrètes. Comme je devais participer à une conférence internationale le même été, j’en ai profité pour rencontrer deux de ces trois groupes de recherches et tester un peu les affinités personnelles. Finalement, je me suis décidée pour le groupe de Cologne, et j’ai commencé mon PhD au mois de janvier suivant.  

4.) Comment est-ce que le séjour en Allemagne a influencé votre personne et peut-être aussi votre carrière?

Mon séjour en Allemagne a eu des incidences significatives à tous les niveaux. J’ai énormément appris scientifiquement mais aussi humainement. J’ai appris à réfléchir de manière indépendante, à résoudre des problèmes complexes, à gérer plusieurs projets de recherches en même temps dans un environnement sans cesse changeant. J’ai aussi eu la chance de gérer des projets d’équipe, ce qui m’a aidée à développer mes compétences transversales de gestion d’équipe, de leadership, de planification mais aussi de gestion de conflits ainsi que ma capacité d’écoute. A Cologne, j’ai aussi développé un très bon network cosmopolite d’amis, ce qui fait que j’ai beaucoup appris sur diverses cultures, allemande et autres. J’ai appris à célébrer et à apprécier encore plus la diversité culturelle et je peux maintenant dire en toute confiance que je suis citoyenne tunisienne certes, mais surtout citoyenne du monde.

5.) Avez-vous des conseils, des suggestions et  des commentaires pour ceux qui veulent faire un doctorat en Allemagne ?

Pour ceux qui souhaitent poursuivre leur PhD en Allemagne, je leur conseille :

- De bien s’informer avant de prendre contact avec les groupes de recherches qui les intéressent et de ne pas oublier qu’on a une seule chance de faire une bonne première impression.

- De s’assurer qu’ils ont les compétences nécessaires pour exceller en Allemagne, notamment le sens de l’initiative, la capacité d’évoluer de manière indépendante, et surtout un bon sens de la communication et une excellente maîtrise de la langue anglaise en plus des compétences techniques.

- D’être prêt à travailler très fort pour pouvoir s’imposer dans un environnement fortement concurrentiel

- De profiter de leur séjour en Allemagne, car c’est un pays magnifique à découvrir.

- Et surtout de veiller à être un bon ambassadeur de la Tunisie et de la jeunesse tunisienne.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview.

Photo: © Shirine Jeradi

Février 2016

Interview avec Lisa Sophie, bénévole du programme  « kulturweit » (2015/16) au bureau DAAD Tunis


1) Qu'est-ce que c'est le programme
« kulturweit » ?

© Anis Bouattour

« Kulturweit » est un projet de la Commission allemande de l'UNESCO et financé par le ministère allemand des Affaires étrangères. Depuis 2009, ce programme de bénévolat international offre aux jeunes la possibilité de s’engager pour six ou douze mois pour le domaine de la politique allemande culturelle et éducative à l'étranger. Les objectifs de Kulturweit sont, entre autres, le développement des compétences  transculturelles et la présentation d'une image actuelle et différenciée de l'Allemagne. Les partenaires de « Kulturweit » sont, entre autres, le DAAD, la Deutsche Welle Akademie (DW) et l'Institut Goethe.

2) Pourquoi as-tu choisi la Tunisie pour ton bénévolat?

Je suis étudiante en sciences politiques et islamiques et en litérature et langue arabe à Münster et je voulais faire un semestre pour acquérir une expérience pratique dans un pays arabe. La Tunisie comme pays du «printemps arabe» est très passionnante et relativement sûre. Comme je n’avais pas visité un pays du Maghreb avant, j’étais très heureuse quand le DAAD m’a donné cette possibilité.

3) Quelles étaient tes tâches au DAAD Tunisie?

Entre septembre 2015 et février 2016 j'ai travaillé comme bénévole dans le bureau du DAAD Tunis. Et là, j’ai soutenu l'équipe du bureau dans les programmes, événements et projets. Outre le travail général de bureau tels que répondre à des demandes par téléphone, je me suis occupée principalement du site www.daad.tn et de la page Facebook « DAAD Tunisie ». En collaboration avec ma collègue, je me suis chargée de promouvoir les événements du DAAD, les bourses et d'autres offres. J'ai également animé un club d'allemand à une école supérieure d’ingénierie.

4) Comment trouves-tu la vie à Tunis ?

En travaillant au DAAD Tunis j’ai eu beaucoup de contacts avec les étudiants et d'autres personnes intéressantes. Le travail m’a aussi permis de participer à des conférences intéressantes et d’avoir un aperçu de la vie universitaire en Tunisie. Au cours de ces six mois, j’ai habité chez une famille d'accueil dans la banlieue sud, ce qui m'a donné une idée de la vie tunisienne, en particulier de la cuisine délicieuse. Mes parents d’accueil ainsi que mon cours de langue hebdomadaire m’ont beaucoup aidé à améliorer mon arabe. J’ai aussi savouré le fait qu’en travaillant dans le bureau du DAAD, j’étais chaque jour dans le centre de Tunis, où il y a beaucoup de beaux cafés, restaurants et d'autres activités culturelles comme le cinéma, le théâtre et des concerts. En tout, je me suis sentie très bien en Tunisie et je recommande fortement à chaque personne intéressée de passer plusieurs mois en Tunisie - que ce soit pour un stage ou un cours de langue.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview.

Photo: © Anis Bouattour

Janvier 2016

Interview avec Admir Lleshi (DAAD) de l'Alumniportal Deutschland

1.) Qu’est-ce l’Alumniportal Deutschland?

Le portail des anciens étudiants d’Allemagne est un site Internet ayant la forme d’un réseau social, qui soutient le contact et l’échange scientifique entre les Alumni d’Allemagne, les entreprises, les universités et organisations. Les  Alumni d’Allemagne sont éventuellement des personnes du monde entier, qui ont étudié, fait la recherche en Allemagne ou terminé leur formation au sein d’une institution allemande à l’étranger. Notre but est de consolider les liens avec les institutions allemandes, accompagner les alumni sur la voie de leur carrière, recommander le personnel qualifié et renforcer l’échange professionnel entre les alumni et l’Allemagne. La Communauté Alumni comprend maintenant plus de 125.000 membres dans plus de 180 pays dans le monde entier. Ils profitent des offres intéressantes en ligne tels que des webinaires, des Chats proposés par des experts, des groupes professionnels, marché de l'emploi, des cours de formation en allemand et d'autres possibilités d'éducation et de carrière.

L’Alumniportal Deutschland facilite le contact entre le personnel bien formé, ayant une relation avec l’Allemagne, et les entreprises ou les institutions allemandes à l'étranger à travers des formats différents tels que les offres d’embauche et les salons d'emploi. Les salons d’emploi et de formation « Trained in GermanY », organisés réellement et virtuellement sur tous les continents, ont été assistés jusqu'à présent par plusieurs milliers de diplômés et  entreprises.

2.) Quels sont vos tâches ?

En tant que collaborateur du DAAD au sein de l'équipe Alumniportal, je suis chargé de Jobs & Carrière.  Le contact avec les entreprises, l’analyse du marché du travail, l'organisation de foires réelles et virtuelles « Trained in GermanY » et la poursuite du développement du secteur Jobs & Carrière généralement appartiennent à mes tâches. L'objectif est de réunir les Alumni avec les entreprises et organisations allemandes à l'étranger dans le cadre de l’Allumniportal Deutschland. Ceci est un grand défi, mais en même temps, une tâche variée et importante, que je jouis énormément.

3.) Que peut-on dire à propos de la présence des Alumni du DAAD en Tunisie?

L’Alumniportal Deutschland est un réseau social pour tous les anciens d’Allemagne, dont les anciens du DAAD occupent une partie très importante des membres inscrits à ce portail, puisque le DAAD compte comme la plus grande organisation de financement au monde pour l'échange international d'étudiants et de chercheurs universitaires.

La Tunisie est non seulement l'un des pays avec le plus grand nombre des personnes inscrites dans l’Alumniportal, mais aussi elle compte parmi les TOP 10 avec les membres les plus actifs dans le portail. Cela nous a motivé de faire cette déviation pour organiser ce salon d’emploi en Tunisie parmi 3 pays choisis en 2016.  Les deux autres foires sont prévues pour le Kenya et le Mexique. Mais les anciens Tunisiens d’Allemagne ne sont pas seulement actifs sur le portail, mais aussi sur le terrain en Tunisie même. Ils se sont organisés en cinq associations: Association des diplômés de l'Université technique de Berlin, l'Association d'amitié ARTA, l’Association d’amitié ATA, Association tunisienne des diplômés des universités allemandes (VTADU), Association des alumni Maghrébins de la Fondation Alexander von Humboldt. Les alumni des deux dernières associations ont même été présents au salon de carrière du 27 Janvier chacun avec son propre stand.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview.

Photo: Admir Lleshi de l'Alumniportal Deutschland. (© Anis Bouattour)

Décembre 2015

Interview avec Dr Sofiene Mokhtar, un partenaire du DAAD dans le programme "Partenariat Germano-Arabe pour la Transition"

1) Présentez-vous brièvement s'il vous plaît.
Je suis Sofiene Mokhtar, docteur ingénieur et enseignant/chercheur en génie textile (depuis septembre 2004) à l’Ecole nationale d’Ingénieurs de Monastir « ENIM ». Depuis septembre 2012, j’occupe le poste de maître assistant.  
Titulaire d’un baccalauréat en sciences expérimentales (juin 1998), j’ai poursuivi un cycle préparatoire scientifique (physique/chimie) à l’Institut Préparatoire aux Etudes d’Ingénieurs de Nabeul « IPEIN », avant d’accéder à l’ENIM au sein de laquelle j’ai poursuivi le reste de mes études universitaires.
A l’ENIM, j’ai obtenu un diplôme d’Ingénieurs en génie textile (Juin 2003), un diplôme de mastère en génie mécanique « option : mécanique et matériaux textiles » (Juin 2004) et un diplôme de doctorat en génie textile (Mars 2012).
Mes travaux de recherche portaient essentiellement sur le développement, la caractérisation et l’optimisation de textiles à usage médical, notamment de prothèses et endoprothèses vasculaires textiles. Je les ai tous réalisé au sein de l’équipe des « textiles techniques » au Laboratoire de Génie Textile à l’ISET de Ksar Hellal « LGTex », mais aussi en collaboration avec d’autres équipes de recherche en Tunisie et en France. Et actuellement, nous sommes en cours de la création d’une nouvelle unité de recherche sur les Matériaux et Procédés Textiles, à l’ENIM.


2.) Vous venez de réussir une nouvelle coopération dans le programme du DAAD « Partenariats Pratiques » : Comment avez-vous trouvé votre partenaire allemand ? Comment se sont déroulés le déclanchement et la démarche du projet ?
Depuis ma participation au « Forum Tuniso-allemand pour la Coopération Universitaire », organisé par le DAAD en décembre 2013 à Tunis, j’ai tenu à bien saisir les opportunités offertes à travers les divers programmes et bourses du DAAD en cherchant des partenaires universitaires allemands dans ma spécialité.
En coordination avec le bureau du DAAD à Tunis, j’ai pris contact avec Monsieur le Professeur Walter HARSCH de la « Faculty of Textile and Clothing Technology » de la « Hochschule Niederrhein » à Mönchengladbach.
 Et c’est ainsi que nous avons, tout d’abord, discuté ensemble toutes les possibilités/opportunités de collaboration et poussé vers la signature d’un accord de coopération entre nos deux établissements universitaires.
Ceci nous a permis, ensuite, de postuler au programme "University-Business-Partnership" financé par le DAAD en vue de bâtir un projet de coopération sur quatre années (2016-2019) en partenariat avec des sociétés industrielles allemandes opérantes dans le secteur textile/habillement et installées en Tunisie (1er partenaire est la société « Atelier Gardeur » et ses sites de production à Tunis).
L’objectif principal de ce projet étant d’adapter les compétences de nos diplômés aux exigences de l'industrie, à travers un ensemble d’actions, scientifiques et socio-culturelles.


3.) Vous étiez récemment à l’université partenaire en Allemagne et la délégation allemande a rendu la visite à l’ENIM. Racontez-nous vos expériences.
En novembre 2015, j’ai visité au sein d’une délégation de l’ENIM la HS Niederrhein à Mönchengladbach. Et en décembre 2015, une délégation allemande a rendu visite à Monastir/Tunis. Les deux visites, financées par le DAAD à travers le programme « Partenariat Germano-Arabe pour la transition : mesures à court-terme », nous ont permis de mieux reconnaitre les programmes de formation, les compétences, les équipements et les structures de recherche de nos deux établissements.
Dans le même cadre, nous avons visité ensemble la société « Atelier Gardeur » à Mönchengladbach et son site industriel « Gartex » à Tunis. Ceci nous a permis de reconnaitre l’organisation, le processus de production et les ressources de notre partenaire industriel et de discuter avec lui toutes les opportunités de collaboration.
Par ailleurs, nous avons profité de la présence de
la délégation allemande à l’ENIM pour leur présenter les activités socio-culturelles de nos étudiants, visiter l’Institut Supérieur des Métiers de la Mode à Monastir et la société industrielle DEMCO à Moknine. Nous avons, en plus, organisé un séminaire interculturel, qui a été animé par la AHK-Tunis et financé par le DAAD, et tenu deux réunions de travail aux bureaux du DAAD et de la AHK à Tunis.


4.) Votre demande vient d’être approuvée par le DAAD. Quels sont vos prochains pas?
Nous mettrons ensemble, dès janvier 2016, un plan d’actions horodaté pour la concrétisation des objectifs de notre projet de partenariat, pour l’année 2016.

5) Avez-vous des conseils, des suggestions, des commentaires?
Je recommande aux établissements universitaires tunisiens et à mes chers collègues universitaires de :

  • Profiter des offres et programmes du DAAD pour monter des projets académiques et scientifiques en partenariat avec des universités allemandes. Ceci ne pourrait être que bénéfique pour nos étudiants et nos établissements ;
  • S’ouvrir davantage sur l’environnement socio-économique dans le sens d’adapter les programmes de formation et les projets de recherche aux vrais besoins de notre économie.

En outre, je recommande à nos élèves et étudiants d’explorer les offres et bourses du DAAD et de bien penser à poursuivre leurs études supérieures dans une université allemande, en vue de transférer ensuite l’expérience allemande en Tunisie et participer activement au développement de la société et de l’économie tunisienne.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview.

Novembre 2015

Interview avec Dr Moncef Bouaziz, un partenaire et ancien boursier du DAAD

1) Présentez-vous brièvement s'il vous plaît...© Moncef Bouaziz

Je me présente, Dr Moncef Bouaziz, Ingénieur en hydraulique et aménagement de l'Ecole Supérieur des Ingénieurs en Equipement Rural (ESIER) depuis 2005.
J'ai obtenu aussi un diplôme de Master recherche en génie de l´environnent et de l’aménagement de l'École Nationale d´Ingénieurs de Sfax (ENIS) en 2007.
En Janvier 2011, j'ai décroché mon diplôme de doctorat en Télédétection Environnementale de l’Université Technique de Freiberg après 3 ans de travail de recherche au sein de l'équipe “Remote Sensing Groupe” de Freiberg avec une bourse de mérite du DAAD.
En 2012, j’étais honoré d’être parmi les rares tunisiens à obtenir la bourse de mérite la plus renommée en Allemagne de la fondation d'Alexander von Humboldt pour continuer mes travaux de recherche postdoctoraux au sein de l'Université Technique de Dresden.
Durant toutes mes années dans la recherche scientifique, j'ai développé une double compétence en Sciences de l'Environnement (Ecologie, Agronomie, Eaux) et en Sciences de l'Information Géographique (SIG).
Actuellement, et depuis Septembre 2015, je suis en poste de maître-assistant à la Faculté des Sciences de l'Université de Gafsa et je dirige une équipe de recherche scientifique (Environmental Remote Sensing Group).

2) Vous êtes un ancien boursier du DAAD et de la fondation allemande Alexander von Humboldt. Comment est-ce que le séjour en Allemagne a influencé votre personne et carrière?

En fait, c’est à la fois un honneur et une grande responsabilité d’être un ancien boursier de la fondation allemande Alexander von Humboldt et du DAAD.
Je suis habitué à un rythme de travail et succès que je fais de mon mieux pour le maintenir.
Dans ce sens je dois garder un haut niveau et une meilleure qualité de recherche et de compétences. Ce niveau et cette qualité ne me concernent pas seulement, mais aussi les chercheurs et les étudiants de mon groupe.

3) Vous avez recherché, enseigné et, évidemment, vécu longtemps en Allemagne. Comment décrivez-vous la recherche et la vie en Allemagne?

Les 8 ans que j’ai passés en Allemagne n’ont pas seulement influencé ma carrière académique et professionnelle mais aussi ma vie sociale, mes relations humaines et même mon mode de communication.
En effet, la maîtrise de la langue allemande m'a beaucoup facilité la vie sociale aussi que la communication avec mon entourage en Allemagne et ailleurs dans le monde.
En quelques mots mon séjour de 8 ans en Allemagne a changé positivement ma vie sur tous les côtés.

4) Vous avez déjà beaucoup d'expériences concernant des projets avec l'Allemagne. Maintenant vous êtes rentrés à la Tunisie. Quels sont vos projets à l'Université de Gafsa?

Je travaille depuis 6 ans sur des projets de recherche entre la Tunisie et l’Allemagne. Entre-temps, et depuis que j'ai commencé la coopération, j’ai travaillé pour le côté allemand comme coordinateur et chercheur.
Aujourd'hui, et après avoir eu le poste de Maitre-assistant à Gafsa, j'ai changé pour le coté tunisien.
Je voudrais bien faire de mon mieux pour que Gafsa et toutes les régions du sud tunisien profitent de mon expérience en tant qu’ingénieur aussi bien que chercheur et scientifique.

5) Avez-vous des conseils, des suggestions, des commentaires?

Mes propositions sont destinées principalement au ministère de l’enseignement supérieur aussi bien qu'aux organismes qui soutiennent la vie académique et la recherche scientifique en Tunisie. Nos besoins ne sont pas nécessairement matériaux, mais nous avons plutôt besoin des moyens et des outils de gestion et de gérance (management) des ressources que nous possédons.

En cours et moyen terme:

• Soutenir et encourager les étudiants, jeunes chercheurs et leur donner des perspectives. A mon avis, l’avenir de la recherche et du développement de la Tunisie est plutôt entre les mains des jeunes étudiants et la nouvelle génération d'enseignant chercheur et non pas des anciens professeurs.

• Favoriser la recherche en amont avec l'industrie en lançant des projets tangibles touchant le cœur des problématiques rencontrées par les investisseurs.

• Décentralisation des unités de recherche sur tout le territoire national et donner une chance aux régions du sud et de l'intérieur tunisien.

• Faire profiter les espaces publiques et la société tunisienne (principalement les jardins d'enfants, et les écoles) de l’expérience d’Allemagne en termes d'organisation et de respect de l'environnement.
Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview.

Octobre 2015

Interview avec Imenne Ben Abid, une boursière du programme HSK

1.) Présente-toi brièvement s'il te plaît...Imenne devant le Brandenburger Tor à Berlin

Je m'appelle Imenne, j'étudie «Allemand appliqué au commerce international». J'ai eu l'honneur de participer à deux programmes organisés par le DAAD (Cours d'été à Berlin et l'académie du Maghreb à Tunis) et ceux-ci m'ont énormément plu et je continuerai sans doute à participer aux prochains programmes proposés pour la bonne qualité de ce service.

2.) Comment as-tu découvert la bourse du DAAD pour les cours d’allemand en université allemande?

J'ai toujours voulu essayer le fait d'étudier à l'étranger et surtout en Allemagne vu que cette dernière est bien réputée pour l'excellence de ces universités. Alors j'ai trouvé que cette idée de cours d'été me sera l'occasion idéale de réaliser mon rêve, pratiquer la langue allemande ainsi que découvrir le pays sur terrain.

3.) Relate brièvement tes expériences pendant ton cours d’allemand à Berlin...

Mon cours d'été en Allemagne était magnifique. Il y avait un grand échange culturel vu la diversité des étudiants internationaux qui étaient là. J'ai vécu une nouvelle expérience mémorable dans une université de grande renommée, amélioré ma langue et appris beaucoup de nouvelles choses.

Le programme était intéressant et bien organisé et l'atmosphère était convenable. Toutes les personnes responsables étaient très amicales et prêtes à l'aide.

4.) Quelles étaient tes impressions d’Allemagne?

L'Allemagne était géniale. Un bon atmosphère pour étudier, se promener et être en contact direct avec l'histoire, la culture et tous ces monuments ainsi que la belle architecture qui est d'un très grand charme et représente un mélange d’ancien et de moderne. Ce qui m'a bien plu en Allemagne est la ponctualité. Ce pays a eu un grand impact sur moi.

5.) Est-ce que tu as des conseils pour d'autres étudiants intéressés?

Je recommande ces cours d’été à tous les intéressés et conseille ça pour tous les intéressés et je remercie encore le DAAD pour une telle opportunité.

 

Septembre 2015

Interview avec Fairouz Nehari, une boursière de la MSA Fairouz Nehari avec Beate Schindler-Kovats (©Anis Bouattour)

Depuis 2013 organise le DAAD l’académie d’été maghrébine (MSA) en faveur des étudiants de la langue allemande et des doctorants germanistes venant de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie.

Au cours de laquelle, des professeurs universitaires et des maitres de conférences de la région mais aussi de l’Allemagne marquent leurs interventions à travers des présentations relatives à des thèmes actuels et par des ateliers de travail en groupes.  Le thème de cette année fut intitulé «Le Maghreb, un lieu de rencontre interculturel».

Fairouz Nehari de l’Algérie, participante à l’Académie d’été édition 2014 a renouvelé sa participation pour l’édition 2015, et sera le portrait du mois Septembre 2015. Dans cet interview, elle va nous raconter son expérience.

1. Présentez-vous brièvement s'il vous plaît...

Je m’appelle Fairouz Nehari et je suis Algérienne. Je travaille en tant qu’enseignante au Lycée, je suis aussi doctorante en troisième année en « langue, littérature et civilisation Allemande ». En outre, je m’intéresse aussi à la politique et aux Relations extérieures.

2. Comment avez-vous découvert l'Académie d'été maghrébine du DAAD?

J’ai découvert le programme « MSA » grâce à un ami, qui a déjà participé à la première édition. L’ancienne représentante du DAAD à Oran, Anna Maria Kloska, m’a aussi fourni d’autres Informations concernant le Programme.

3. Relatez brièvement vos expériences avec l'Académie d'été maghrébine...

La participation au programme « MSA » fut pour moi une précieuse expérience interculturelle. Ce Programme fut d’une grande importance car il m’a permis de découvrir de nouveaux aspects culturels et linguistiques. Et ceci même dans ma recherche, il m’a aussi permis de discuter avec plusieurs professeurs, qui viennent de l’Allemagne et des pays du Maghreb sur les points essentiels de mon travail. Ce programme a eu d’autres avantages tels que tisser de nouveaux contacts et améliorer mon niveau en langue allemande. L'atmosphère était très particulière, nous avons appris et participé ensemble à de nombreux ateliers sans barrière linguistique ou culturelle.

4. Quel est votre «rêve de l'Union du Maghreb»?

Malgré que la situation actuelle des pays du Maghreb soit difficile à décrire, je rêve avec espoir d’un Maghreb uni. Le rôle clé de l'unité maghrébine dépend de notre union, chose qui nécessite la préservation des valeurs morales et culturelles de l’Identité musulmane, berbère et arabe. Les pays du Maghreb peuvent ensemble établir une législation et une monnaie commune (Dinar), ce qui pourra faciliter les échanges commerciaux. Ainsi nous pourrons exporter nos Produits partout dans le monde avec le Sceau « Made in Maghreb ».

(sur la photo: Fairouz Nehari avec Beate Schindler-Kovats, ©Anis Bouattour)

Août 2015

Interview avec un partenaire du DAAD
Professeur Adnane Abdelghani

Prof. Adnane Abdelghani est un scientifique tunisien avec une carrière excellente. Après avoir étudié en Tunisie et en France, il a été sélectionné pour une bourse de post-doc par la fondation allemande renommée, la Fondation Alexander von Humboldt (AvH) (https://www.humboldt-foundation.de/web/home.html), pour trois ans. Il a fait de la recherche scientifique  à la TU München et il a fait son habilitation de physique en Tunisie en 2004 et en « Sciences de l’Ingénieur » à  l’Ecole Normale Supérieur de Cachan (France) en 2009. Prof. Abdelghani a émis plus de 85 publications scientifiques dans des journaux internationaux. En plus, grâce au programme de l’AvH,  il  a organisé des congrès internationaux en Tunisie dans le domaine de la nanotechnologie (Humboldt Kolleg). Actuellement, et depuis 2011, il est Professeur à l’Institut National des Sciences Appliquées et de Technologies (INSAT) et  dirige une équipe de recherche
en nanotechnologie grâce aux financements  internationaux.

Récemment honoré par le Prix de Président de la République pour la Recherche Scientifique le 22 Juillet 2015 pour ces efforts et son rayonnement international, nous félicitons Prof. Abdelghani qui est un partenaire du DAAD fiable et très engagé dans les relations tuniso-allemandes.

1.       Prof. Abdelghani, félicitations pour le prix de président de la République. Un tel prix est en même temps une responsabilité. Quels sont vos projets scientifiques pour l’avenir ?

Merci pour cette invitation, oui c’est une grande responsabilité, je dois continuer à travailler dur pour maintenir le même niveau de recherche scientifique. Concernant mes projets pour l’avenir, je vais continuer à travailler pour hisser nos universités et institutions vers un niveau d’enseignement et de recherche de qualité internationale. Ceci est possible par les programmes d’échanges européens (DAAD, Tempus, Erasmus, NSF, etc…) , par le biais de la co-diplomation et échanges des compétences (échanges d’étudiants  et des chercheurs).

Je suis pour le moment sur des projets de création d’entreprise à l’étranger et en Tunisie avec des collaborateurs dans le domaine de la nanotechnologie.  Il faut valoriser la recherche scientifique qu’on fait pour des domaines d’intérêts nationaux: diagnostic médical, environnement, sécurité, agro-alimentaire, qualité de l’eau, etc…

 2.       Vous êtes un ancien boursier de la fondation allemande Alexander von Humboldt. Comment est-ce que le séjour en Allemagne a influencé votre personne et carrière?

J’ai appris la recherche scientifique pluridisciplinaire en Allemagne et j’ai compris qu’il n’y a plus des frontières en sciences.  J’ai compris qu’il faut être l’initiateur des projets (DFG, SFB, etc…)   et avoir une autonomie totale pour progresser. Il faut être discipliné, rigoureux et à la page de l’innovation technologique. Un chercheur doit être dynamique, capable de monter des projets,  participer à des workshops, à des congrès, visiter des centres de recherches et visiter des industriels.  L’état ne peut pas seul financer la recherche scientifique, il faut aller vers d’autres sources de financement et monter des consortiums pour des projets de recherche de qualité.

3.       Encore une question personnelle: Vous êtes depuis des années un partenaire très engagé dans les relations tuniso-allemandes. Comment voulez-vous vous engager dans l’avenir ?

Je dois continuer à travailler avec le DAAD pour : 

- Inciter les écoles, lycées et institutions universitaires  à intégrer la langue Allemande dans la formation.

- Il faut apprendre à nos étudiants : la discipline, être rigoureux et être à la page de l’innovation technologique.

-Il faut encourager les échanges entres les universités tunisiennes et les universités Allemandes.

- Il faut organiser des « Tunisian-German summer schools » pour nos étudiants –chercheurs

-Il faut profiter de l’expérience Allemande dans le domaine de l’innovation technologique (Biotechnologie, Chimie, Microélectronique, Automobile, etc…)  pour inciter nos ingénieurs et chercheurs à créer leurs entreprises.

Credits photo: Leaders, 24 Juillet 2015

Juillet 2015

Interview avec une ancienne boursière du DAAD
Bourse de recherche de courte durée octroyée par le DAAD
Khaoula Masmoudi

1. Présentez-vous brièvement

Je suis Masmoudi khaoula, ingénieure en chimie industrielle, étudiante en 2 ème année thèse de doctorat dans le cadre d’une thèse en cotutelle entre l‘Institut National des Sciences Appliquées et de Technologie (INSAT), spécialité chimie appliquée et l’Université Technique de Berlin (TU Berlin), spécialité énergie et génie des procédés.

En Tunisie, J’effectue mes travaux de recherche dans le centre de recherche et des technologies des eaux à Borj Cedria, laboratoire de traitement des eaux usées et en Allemagne,  dans le département génie des procédés de l’environnement.

2. Comment avez-vous découvert la bourse de recherche octroyée par le DAAD?

La découverte du programme de bourse promu par le DAAD était grâce à  mon encadrante de thèse Prof. Latifa Bousselmi qui m’a informé à propos de cette bourse et m’a demandé de déposer ma candidature pour effectuer un stage à TU Berlin.

Ensuite, j’ai assisté à une journée d’information organisée par le bureau de DAAD à Tunis dans la cité des sciences où j’ai eu l’occasion de connaitre les modalités de participation et les différents programmes offerts par le DAAD.

3. Relatez brièvement votre expérience avec cette bourse?

Cette bourse de recherche m’a permis d’entamer une nouvelle expérience très enrichissante qui m’a aidé à développer  mes connaissances dans mon domaine de recherche qui est le traitement des eaux usées aussi bien que plusieurs autres avantages sur le plan professionnel et social tels que :  Le développent d’une nouvelle langue, la connaissance d’autres contacts ce qui m’a permis d’élargir mon réseau international afin de mener à bien et d’avancer dans mon projet de recherche, et un autre point très important c’est savoir s’organiser et partager son temps entre le travail et le divertissement pour renouveler l’énergie et augmenter la motivation pour le travail.

4. Comment jugez-vous la recherche et la vie en Allemagne?

L’Allemagne est parmi les pays les plus attrayants aux yeux des étudiants étrangers.

Ce constat qui apparait dans plusieurs articles sur l’étude en Allemagne possède ses raisons.

 D’après mon expérience en tant qu’étudiante chercheuse dans le département génie des procédés de l’environnement à TU Berlin, j’ai constaté que la recherche scientifique en Allemagne est plus souple et facile en termes  de disponibilité des équipements et des produits ce qui focalise la concentration des chercheurs dans la résolution des problèmes liés seulement à des fins scientifiques. En plus, la recherche scientifique est étroitement liée à la vie pratique ce qui représente une source de motivation pour l’étudiant et lui rend un acteur principal dans le développement de la société tout en donnant à ses recherches le caractère innovant.

Le staff technique  qualifiés dans les équipements analytiques et qui suivent les innovations technologiques aide à accélérer les analyses  et sert à soutenir l’étudiant et à le conseiller concernant les méthodes utilisées, et même dans l’interprétation des résultats.

Concernant la vie en Allemagne, j’ai pas trouvé de difficultés pour s’intégrer dans la société et dans la vie estudiantine. En effet,  la société est marquée par le pluralisme des modes de vie et la diversité des héritages ethno-culturels,  malgré que je ne pratique pas très bien la langue allemande, j’ai pu me communiquer et intéragir avec les différents collègues allemands grâce à leur ouverture vers les étudiants étrangers, leur respect envers la  culture de l’autre et l’espace qu’il te donne pour s’exprimer en toute liberté.

5. Avez-vous des conseils, des suggestions, des commentaires?

Je conseille tous les jeunes chercheurs qui visent à faire des études en Allemagne à ne pas hésiter à entamer cette expérience et à découvrir un autre mode de vie caractérisé par la discipline et l’ouverture d’esprit.

Mes suggestions concernent la catégorie des boursiers effectuant des stages d’une durée  inférieure à 6 mois dont j’ai fait partie, pour les aider à trouver un hébergement à travers la création et l’activation des conventions entre le DAAD et des foyers universitaires aussi bien que les supporter pour faire des cours de langue qui restent limités aux boursiers ayant des périodes de stages supérieures à 6 mois.

Juin 2015

Interview avec une ancienne boursière du DAAD
Séjour de recherche promu par le DAAD
Yosr Z. Haffani

1. Présentez-vous brièvement

Mme Yosr Zakia HAFFANI, originaire de Tunis, a obtenu une Maîtrise en Sciences Naturelles (1992) et le diplôme des Études Approfondies (DEA) en Génétique (1993) à la Faculté des Sciences de Tunis à l’Université Tunis El Manar. J’ai gradué d’un Doctorat de Biologie (PhD) à l’Université Laval au Canada (2000) grâce à une bourse de l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI). J’ai approfondi mes connaissances dans le domaine de la cancérologie fonctionnelle par des recherches Post-Doctorales (2000-2013) dans de prestigieux laboratoires de l’Université de Toronto et de l’Institut Taunenbaum-Lunenfeld (TOP10) à Toronto au Canada. Depuis 2013, j’occupe le poste de Maître-Assistante à l’Institut de Biotechnologie de Sidi-Thabet de l’Université de la Manouba. J’ai démarré un nouveau groupe de recherche en oncogénétique au sein du laboratoire de Biotechnologie et Valorisation de Bio/Geo Ressources LR11ES31 à l’Institut de Biotechnologie de Sidi Thabet.

2. Comment avez-vous découvert le programme : Séjour de recherche promu par le DAAD?

J’ai découvert ce programme suite à la participation à une journée d’information du DAAD à Tunis. De plus, le chef du laboratoire d’accueil Prof. Harald Herrmann qui a beaucoup travaillé avec le DAAD, m’a demandé d’appliquer pour une bourse de chercheur visiteur en Allemagne.

3. Relatez brièvement votre expérience lors du séjour de recherche en Allemagne

Ma collaboration avec un groupe de chercheurs Allemands m’a permis d’accéder aux plateformes technologiques les plus performantes et uniques au monde ce qui a attiré mon intérêt ainsi que de nombreux chercheurs du monde entier à travailler des parties fondamentales de nos recherches de pointe dans ces centres. Cette collaboration m’a permis d’établir d’autres contacts et de partenariats qui ont suscité de l’intérêt à travailler avec des partenaires d’universités tunisiennes.

4. Comment jugez-vous la recherche et la vie en Allemagne?

En tant que chercheur international avec une très grande expérience canadienne de 18 ans, j’ai trouvé que les universités allemandes ont un niveau académique et de recherche comparable a celle en Amérique du Nord. En effet, les universités allemandes font de la recherche de pointe et les chercheurs publient dans des journaux prestigieux. J’ai noté que les frais de logement et de subsistance sont relativement à la portée d’un étudiant à revenu moyen. Les allemands sont très accueillants et la vie en Allemagne est très agréable.

5. Avez-vous des conseils, des suggestions, des commentaires?

Je recommande aux compétences Tunisiennes d’explorer l’opportunité de poursuivre des études graduées et faire de la recherche en Allemagne. J’encourage aussi ces compétences d’apprendre la langue allemande car elle constitue une richesse afin de participer à la vie socio-culturelle du pays.

 

Mai 2015

PPGG, c'est quoi?

Interview avec un ancien boursier du DAAD 
PPGG-Alumnus Hatem Gafsi

1. Présentez-vous brièvement

Je m´appelle Hatem Gafsi et je suis originaire de la ville de Menzel Bourguiba. J´ai obtenu ma maîtrise en sciences économiques
et de gestion de l´université de Monastir et mon mastère de recherche en management et organisation de l´université de Tunis El Manar. J´ai par ailleurs participé a des formations, fait des stages et travaillé dans le domaine de l´énergie 

2. Comment avez-vous découvert le programme  PPGG?

 J´ai découvert le programme PPGG lors d´une recherche sur Internet ciblant le management dans les organisations à but non lucratif pour  la préparation de mon projet de thèse

3. Relatez brièvement votre expérience dans le programme PPGG

C´est une expérience très enrichissante sur tout les plans.  La diversité, l´interaction et l´échange avec les différents intervenants et participants du programme m´ont permis d´ouvrir les horizons, de sortir des sentiers battus et de voyager dans plusieurs continent, pays et régions du monde sans pour autant me déplacer.

4. Comment jugez-vous les études et la vie en Allemagne?

Les études son synonyme d´autonomie et de responsabilisation. La vie, quant à elle, est très  agréable prenant la forme d´un apprentissage quotidien. C´est pas un hasard que l´Allemagne  soit l´une des meilleures destinations au monde pour les étudiants internationaux. 

5. Avez-vous des conseils, des suggestions, des commentaires?

Il faut avoir un objectif clair, bien se préparer au préalable et avoir au moins une idée de ce qu´on veut exactement faire après le programme

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