Portrait du mois

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Juillet 2017

Félicitations à Kayes Garbaya : 10.000éme Fan sur la page facebook « DAAD Tunisie » 

Depuis Avril 2015, le « DAAD Tunisie » a accédé la toile bleue. Sur la plateforme Facebook, le DAAD Tunis publie toujours des informations, des appels d’offre et de candidature et des conseils sur les études et la recherche en Allemagne, ainsi il vous informe sur les thèmes actuels et annonce les évènements en Allemagne et au Maghreb.

La page « DAAD Tunisie » contient autant de femmes que d’hommes et les fans les plus actifs sont âgés de 18 ans à 34 ans, cette base de jeunes motivés pour l’Allemagne comme destination attrayante pour la recherche ou les études sont originaires, principalement, de la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Libye et de 40 autres pays. On est très heureux qu’on est notée 4.7 étoiles selon les utilisateurs. Le taux de réactions aux messages et commentaires des fans s’élève à 90% soit un délai de réponse de 7 minutes.

En Juillet 2017, le « DAAD Tunisie » se réjouit de son 10.000ème fan le bachelier Kayes Garbaya, âgé de 18 ans de Monastir. Il est venu au bureau du DAAD Tunis pour une consultation individuelle et un petit cadeau du DAAD pour lui remercier.

 

@ Kayes Garbaya, 10.000 Facebook Fan de la page „DAAD Tunisie“ se réjouit de son cadeau du DAAD et de sa consultation individuelle 

Crédit Photo: DAAD Tunis

 1.    Félicitations ! Vous êtes le fan numéro 10.000 sur la page « DAAD Tunisie », pouvez-vous vous présenter brièvement :

Je suis Kayes GARBAYA âgé de 18 ans, un bachelier promotion 2017 de la section Informatique et j'habite à Beni Hassen, Monastir.

2.    Qu’avez-vous cherché sur le site du DAAD Tunis ? et quelles sont les informations qui vous semblent pratiques et intéressantes ?

Certes tout bachelier ambitieux et intéressé aux études à l’étranger ne doit jamais cesser de chercher partout dans son entourage et sur internet, précisément le site du DAAD, où j’ai cherché des bourses me permettant de réaliser mon but et continuer mes études en Allemagne surtout après avoir vu des exemples concrets d’autres étudiants qui ont continué leurs études et même travailler en Allemagne grâce au DAAD.  Mais j’ai besoin encore de plus d’informations sur les conditions requises pour profiter de ces bourses. C’est pour ça, j’ai fixé un Rendez-vous au bureau du DAAD Tunis.

3. Vous semblez être intéressé par les études en Allemagne, quelle spécialité universitaire vous aspire ?

Ça m'intéresse vraiment, j'ai déjà préparé mon passeport et j'ai eu une moyenne de 15.92 au bac et je cherche des bourses d’étude en Allemagne (Bourse d’Etat tuniso-allemande) mais il n’y a pas de bourse pour la section informatique. Ce qui concerne mes intérêts et ce que je vais étudier à l’avenir, je n’ai pas encore pris une décision car le domaine informatique est très divers et vaste. Mais je pense que je veux faire des études en génie logiciel ou bien en développement web.

4. Est-ce que vous avez toujours été doué pour l’informatique ? Quelles sont vos passions ?

Oui, j'adore la programmation et je veux continuer dans ce domaine à l'université.

J'ai participé auparavant au TOP 2016 (Tunisian Olympiad in Programming) mais malheureusement je n’ai pas gagné. C’était mon tout premier concours et c’est un concours de sélection pour l'IOI (International Olympiade in Informatics). Le TOP est un concours initié par ITA ‘Informatics Tunisian Association’ en coopération avec Microsoft et le ministère de l’éducation. C’est un grand événement annuel destiné uniquement aux élèves des lycées, c’est pour cela que je ne peux plus participer à ce concours l’année prochaine mais j’ai l’intention de participer à d’autres concours internationaux.

5.    Que savez-vous sur les études en Allemagne ? Quelles sont vos attentes ? et pourquoi choisir l’Allemagne comme destination d’études ?

D'après mes connaissances, les universités et le diplôme d’études supérieures obtenus sont bien reconnus partout dans le monde et montrent au futur employeur que l’étudiant a eu une éducation de base solide et a également acquis d’autres connaissances (par ex. : les soft skills). Pour cela l’Allemagne est considérée comme ma meilleure destination qui va sûrement garantir mes ambitions et mon avenir.

6.    Vu que vous êtes du domaine, comment jugez-vous notre page Facebook, qu’est-ce qui vous plaît ? et comment avez-vous entendu parler du DAAD et par la suite trouver notre page Facebook ?

Ma professeure d'allemand m’a parlé du DAAD, je lui ai demandé comment je pourrais continuer mes études en Allemagne et par la suite elle m'a envoyé le site web www.daad.tn et page Facebook.

Ce qui vous diffère et me plait c'est que vous êtes très à jour. Selon mon opinion, une page officielle doit être toujours active et fournit toutes les nouveautés à ses fans.  

Ça nous fait vraiment plaisir! Nous vous remercions infiniment pour votre temps et pour l’interview. Nous vous souhaitons la bonne chance pour vos études universitaires l’année prochaine !

Voulez-vous faire partie de la communauté du DAAD sur Facebook ? Aimez notre page dès maintenant « DAAD Tunisie » 

Le bureau du DAAD organise régulièrement des événements d'informations sur « les études et la recherche en Allemagne et les possibilités de bourses » en Tunisie et en Algérie.

Des consultations individuelles hebdomadaires sont à votre disposition sous rendez-vous sur http://rendezvous.daad.tn/

Ne ratez pas la rencontre avec l’équipe du DAAD Tunis lors des nuits d’orientation organisées par l’intermédiation d’Estudiant le 17 et 18 Juillet 2017 de 16h à 20h à l’UTICA Tunis. 

Stand le 17 et 18 Juillet 2017 de 16h à 20h – Conférence : le 17 Juillet 2017 à 18h

 

Juin 2017

Programmes d'échange du DAAD : Faire un doctorat avec une bourse de recherche du DAAD

Annuellement, le DAAD promeut plus de 100.000 étudiants et scientifiques allemands et internationaux dans le monde entier– et est avec cela la plus grande organisation de financement dans le monde entier. Depuis 1950, plus de 1,2 millions d'Allemands ont étudié ou fait de la recherche à l'étranger avec une bourse du DAAD et vice versa, presque 900.000 étudiants et scientifiques étrangers ont étudié ou fait de la recherche à l'étranger avec un financement du DAAD.

Des doctorants et des scientifiques très bien qualifiés, qui ont conclu leurs études avec un master ou un diplôme (au plus tard pour la date du début de la bourse), peuvent postuler, avec une bourse de recherche, pour un séjour à l'étranger ou pour un doctorat complet.

Pour les jeunes scientifiques  étrangers, le DAAD propose quatre différents types de programmes: Programmes doctoraux en Allemagne, programmes doctoraux binationaux, bourses de recherche d’un an et bourses de recherche à court-terme

Les informations destinées aux jeunes scientifiques étrangers qui veulent faire le doctorat en Allemagne ou veulent y faire des parties de leurs doctorats sont disponibles sur : www.funding-guide.de

Délai de candidature pour les séjours 2018 : 01/09/2017

Les jeunes scientifiques allemands peuvent aller à l’étranger pour une bourse de recherche d’un an, une bourse de recherche à court-terme ou binational dans le cadre d’un programme doctoral binational.

Les informations destinées aux Allemands intéressés par un séjour de recherche dans le cadre de leurs doctorats sont disponibles sur :

https://www.daad.de/ausland/studieren/stipendium/de/70-stipendien-finden-und-bewerben/?status=&target=&subjectGrps=&daad=&q=&page=1&back=1

Dans ce cadre, nous vous présentons deux témoignages de deux personnes qui ont fait des recherches avec des bourses du DAAD : Dr. Dounia Cherfaoui (EPAU, Alger) et Petra Wiesbrock (Université de Hafen City de Hamburg):

 

Dr. Dounia Cherfaoui (EPAU, Alger), une ancienne boursière algérienne qui a terminé une partie de ses études doctorales en architecture à l'Université de Stuttgart grâce à une bourse de recherche du DAAD.

1. Présente-toi brièvement.

Je suis Dounia Cherfaoui, enseignante à l’École Polytechnique d´Architecture et d´Urbanisme et chercheur au laboratoire « Ville, Urbanisme et Développement Durable » à Alger.

2. Comment avez-vous découvert le programme du DAAD pour les doctorants ?

J’ai découvert le programme de bourse du DAAD pour les doctorants par mon père qui est un ancien boursier du DAAD. Il m'a toujours encouragé à faire de la recherche ou un stage en Allemagne parce qu'il a recueilli de belles expériences en Allemagne et parce qu'il a réussi à soutenir sa thèse de doctorat grâce à la bourse DAAD.

3. Comment avez-vous préparé votre dossier de candidature ?

Je me suis d'abord informée sur le site web de l'ambassade d'Allemagne à Alger. A l’époque, il y avait aussi un lectorat du DAAD à Alger, où j´ai eu des conseils pour le dépôt de la candidature. Alors j’ai passé un test de langue allemande à Oran pour obtenir le certificat du TestDaF et j´ai ensuite contacté les universités allemandes. Un professeur de l'Institut d'urbanisme à Stuttgart a accepté de m´envoyer une lettre d´invitation pour faire une recherche dans le cadre de mon doctorat dans son département. 

4. Comment trouves-tu la recherche et la vie en Allemagne (en particulier en comparaison avec l'Algérie) ?

L´Allemagne offre de nombreuses possibilités. A Stuttgart, j'ai pu échanger des idées avec d'autres étudiants et doctorants. J´ai aussi lu beaucoup de références bibliographiques qui sont importantes pour ma recherche, mais qui n´étaient pas disponibles en Algérie. De plus, il y a des projets d´architecture et d´urbanisme très intéressants. J'ai cité certains d'entre eux dans ma thèse. En Allemagne, je n´ai pas seulement appris la langue et la culture allemande, mais j´ai aussi découvert d'autres cultures. A Stuttgart, j'avais beaucoup d'amis turcs et chinois.

5. Quelles possibilités de coopération y a-t-il pour l'architecture en échange algéro-allemand?

Sur le plan académique, il y a plusieurs possibilités d'établir des contacts avec les universités allemandes. Il existe déjà une convention entre l´Ecole Polytechnique d'architecture et d'urbanisme d´Alger et l'Université technique de Berlin et l'Institut d'urbanisme de Stuttgart. Grâce à cet accord, nous pouvons procéder à un échange de savoir qui est important pour les deux pays. L'architecture et l'urbanisme ne peuvent être enseignés simplement à travers les livres et les magazines. Les architectes ont besoin de visiter des endroits pour découvrir l'architecture et la comprendre.

 

Petra Wiesbrock (Université de Hafen City Hamburg), est en ce moment une doctorante en architecture à l’Université de Carthage, Tunisie, en tant que boursière du DAAD dans le cadre du programme de « bourse de recherche à court-terme » :

1. Présente-toi brièvement

Je suis Petra Wiesbrock, 30 ans, et j’écris à présent ma thèse de doctorat sur le rôle des organisations internationales dans des processus de développement des villes à Tunis. Après ma licence dans le domaine d’urbanisme et mon master dans le domaine du design urbain, j'ai travaillé dans la consultation de stratégie et la futurologie. Maintenant, je voudrais exploiter mon expérience pratique dans ma thèse de doctorat et l’associer à un travail scientifique.

2. Comment avez-vous découvert le programme du DAAD pour les doctorants ?

Quelques-uns de mes amis sont des anciens boursiers du programme du DAAD pour les doctorants et de leur part, j’ai entendu parler du programme pour la première fois. Alors, lorsque j'étais à la recherche d'une bourse qui convient à mon projet de recherche, j'ai cherché directement dans la base de données de bourses du DAAD un programme de bourse convenant et j’y ai postulé avec succès.

3. Comment avez-vous préparé votre dossier de candidature ?

Sur la page d'informations du programme du DAAD pour les doctorants, il y a un fichier PDF téléchargeable, dans lequel tous les documents à préparer sont listés. Je les ai rassemblés petit à petit.

4. Pourquoi as-tu choisi la Tunisie pour ton séjour à l'étranger ? Quelles sont tes expériences en Tunisie et comment trouves-tu la recherche et la vie en Tunisie (en particulier en comparaison avec l'Allemagne) ?

J’ai pu mieux connaitre la Tunisie dans le cadre d'un séjour de cours de langue. Il s’est avéré pour moi de faire un cours de langue en Tunisie, puisque j'y avais déjà certaines connaissances et contacts professionnels. Lors du séjour, j’ai trouvé alors un sujet et un domaine de recherche pour ma thèse de doctorat.

Mes expériences en Tunisie sont très variées, mais le pays et la ville de Tunis sont aussi diversifiés. Mais en gros, je peux dire que les gens sont très particulièrement accueillants et s'avancent ouvertement vers moi.

La recherche ne se déroule pas linéairement, puisque ce n'est pas toujours simple de recevoir l'accès aux partenaires d'interview convenants ou au matériel de recherche. Mais je vois ça comme une expérience éducative positive et importante, ça permet d’apprendre à s’adapter à travailler avec un matériel limité.

C’est bien utile de pouvoir m'adresser à mon encadrant à l'université ici à Tunis, qui me donne des indications importantes, lorsque j’ai des questions ou des difficultés.

5. As-tu des consignes ou des suggestions pour ceux, qui voudraient postuler volontiers pour ce programme ?

En fait, je peux dire que ça prend du temps de préparer la candidature et rassembler tous les documents. C'était très utile pour moi de prévoir assez de temps dès le début.

En outre, j'ai fait pendant la phase préparatoire en Tunisie un cours de langue et je peux le recommander beaucoup à ceux qui veulent faire des recherches à l'étranger. A travers le cours de langue et le séjour sur place, j’ai pu améliorer non seulement mes connaissances linguistiques, mais aussi j’ai pu faire la connaissance du paysage de la recherche, de la culture et de la vie en Tunisie. Cela m'a aidé à pouvoir évaluer, si l'environnement convient à ma recherche.

Text: Beate Schindler-Kovats

Mai 2017

Dr. Hakim Al-Nagah: conseiller du Ministère de l'Education libyen 

« Je suis amoureux de Marburg! »

Début mai 2017, le DAAD Tunis a organisé pour la troisième fois une rencontre de réseaux et un séminaire d'informations destinés à des directeurs de bureaux internationaux et des chargés de fonction des universités libyennes. Le ministère de l'éducation libyen a été représenté par le conseiller principal Dr. Hakim Al-Nagah. Dr. Al-Nagah est un diplômé de l'Allemagne : il a fait des études et des recherches en Allemagne, ainsi qu’il y a travaillé. Il parle très bien l'allemand et œuvre pour les relations germano-libyennes.

 
 

Dr. Al-Nagah, nous nous réjouissons de pouvoir vous accueillir aujourd'hui ici à Hammamet au 3ème séminaire du DAAD pour les universités libyennes.

Vous êtes un expert international qui dispose des expériences dans le domaine de l’éducation et le domaine économique. Je vous prie de vous présenter brièvement et de présenter les priorités de vos activités.

J'ai étudié sciences culturelles et gestion interculturelle à l'université de Marburg et à l'université de Kassel et j’étais aussi directeur du bureau économique à l’ambassade d’Allemagne à Tripoli. Jusqu'à aujourd'hui, je me vois comme intermédiaire entre l'Allemagne et la Libye, j’ai été désigné comme traducteur à des délégations et à présent, je fais des efforts dans ma fonction, comme conseiller du Ministre de l'Education libyen, autour de la coopération avec l'Allemagne dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle.

A présent, vous êtes conseiller du Ministre de l'Education libyen : depuis quand occupiez-vous ce poste ? Où voyez-vous actuellement les plus grands problèmes des universités libyennes et quels sont les défis ? Y a-t-il une stratégie universitaire pour la Libye ?

Je suis conseiller depuis un an au ministère de l’Education libyen. Je vois les plus grands problèmes des universités libyennes au niveau du domaine de la gestion : il manque des structures d'administration fonctionnantes, l'administration est mal formée et insuffisamment équipée, il manque le savoir-faire au niveau de la gestion moderne et de la bonne gouvernance. Déjà à l’époque de Gaddafi, la Libye a négligemment raté l’établissement des coopérations internationales et des contacts avec la société scientifique internationale et avec des réseaux et des partenaires. Maintenant, nous voulons rattraper tout ça : avec des conférences, la participation aux forums internationaux, aux associations et aux activités de la région de MENA. Nous voulons effectuer la correspondance avec les sujets globaux comme l'eau, l’énergie, la nutrition. Par exemple, en octobre 2016, nous étions représentés au German-Arab Education Forum à Berlin, en mars 2017 au World Education Forum à Londres, et en mai 2017 à la Euro-Mediternean Minsiterial Conference à Malte.

Comment est-ce que l'Allemagne / le DAAD peut soutenir les universités et votre travail en Libye ?

L'Allemagne et le DAAD peuvent aider à construire des structures d'administration et de gestion dans des ministères et des Universités – l'Allemagne peut être un bon modèle. Il y a des programmes du DAAD, de la GIZ et des universités qui permettent de développer des compétences et des structures et former une nouvelle génération d’administrateurs. Les organisations de financement allemandes peuvent contribuer à la Capacity Building, soutenir l'internationalisation des universités libyennes, aider avec la modernisation d’interactions et apporter plus d’orientation pratique aux universités. Les étudiants libyens devaient avoir la possibilité d’étudier et faire des recherches en Allemagne et de rapporter leur connaissance en Libye. L'échange avec l'Allemagne et l'Europe est très important pour une société ouverte au monde.

Vous avez étudié et fait des recherches à des universités allemandes, vous connaissez le système de l’enseignement supérieur allemand et libyen : où voyez-vous le potentiel de coopération et les domaines de collaboration?

En Allemagne, j'étais impressionné par la pluridisciplinarité des programmes d'études. Pour moi, l'approche critique était aussi importante. On apprend à remettre en question la pensée discursive et la considération des choses depuis différentes perspectives. Cela m'a marqué. Je vois le potentiel au niveau de la coopération de développement et la coopération aux sujets globaux comme la gestion d'énergie ou de l’éducation. Le programme INEMA ou PPGG, par exemple, peut nous aider à former des gens qualifiés pour les ONG et la construction des structures. Des programmes d'études avec des références régionales sont aussi des innovations intéressantes qui pourraient convenir pour la Libye. Il y a en Libye 14 centres de technologie – des technologies solaires jusqu'à la biotechnologie - cela pourraient être partenaires intéressants pour la recherche allemande. Les accords de coopération germano-libyens seraient un signal important.

Vous avez aujourd'hui participé avec des collègues des universités libyennes au 3ème séminaire du DAAD: Qu'en ramenez-vous?

Pour nous, les collègues libyens, la possibilité d’avoir des informations de première main, d’échanges et des rencontres personnelles est très bonne. Nous ramenons beaucoup d’idées.

L'atelier « Internationale Networking » n’était pas seulement très intéressant, mais aussi important, pour relier les institutions et les intervenants de la formation libyennes, au niveau local, régional et international.

Voulez-vous dire quelques mots sur la situation actuelle en Libye ? Qu'est-ce que signifie l'instabilité politique pour les universités et pour la jeune génération qui sera formée aux universités?

Depuis 2011, la crise politique en Libye, avec les faibles structures d'état, l'instabilité et les problèmes de sécurité, a une influence négative sur le travail universitaire et les coopérations internationales. L’état est en faillite à cause des conflits militaires et de la corruption, il n'y a presque aucun soutien financier pour le domaine de l’éducation. Il manque des ressources, des salaires ne sont pas payés, et, pourtant, les enseignants et l'administration travaillent pour former et qualifier des générations de demain. Nous nous efforçons de mettre fin aux jeunes gens des associations de milice et de les récupérer auprès des universités pour leur indiquer un avenir paisible et constructif. L'intégration sociale est très importante pour réhabituer les soldats de milice et les adhérents de l’Etat Islamique à une vie « normale » aussi avec l'aide thérapeutique pour surmonter des traumatismes. Avec cela un rôle clé revient aux sciences sociales. Nous avons un grand besoin des scientifiques sociaux bien formés qui peuvent faire ce travail.

Et un dernier mot…. ? Est ce qu’il y autres choses que vous voulez dire?

 « Je suis amoureux de Marburg » – la petite ville, mais ouverte au monde avec sa diversité de courants interculturels, m'a marqué. La Libye et l'Allemagne doivent collaborer et s’enrichir non seulement au niveau de la politique économique, mais encore dans le domaine culturel et académique. Mon souhait est que la langue allemande peut être apprise plus en Libye à travers le Goethe Institut, et nous pouvons avoir à l'avenir une relation germano-libyenne vivante.

Dr. Al-Nagah, merci pour cette interview!

Texte et crédits photos: Beate Schindler-Kovats

Avril 2017

Bourses du DAAD pour le développement relatif aux programmes d’études du deuxième et troisième cycle (EPOS)

Le DAAD promeut des personnes des pays en développement avec le programme « EPOS » (développement relatif aux programmes d’études du deuxième et troisième cycle).

Dans le programme d’études du deuxième et troisième cycle, des professionnels et des cadres des pays en développement et des pays récemment industrialisés seront formés pour devenir des futurs décideurs et des partenaires de coopération avec l'Allemagne. Cela se fait dans des programmes d'études de toutes les disciplines, qui sont importantes pour le développement des pays au niveau des coopérations de développement et des solutions pour les problèmes globaux. Les gradués des programmes d'études doivent participer aux réseaux internationaux pour trouver des solutions pour les défis globaux, ainsi que pour les défis spécifiques aux pays et régions. Ainsi, ils doivent initier et accompagner les processus de développement à moyen terme et à long terme. Avec ce programme, les effets de développement durables sont obtenus par le renforcement des capacités ciblé à travers le soutien du développement personnel et du développement d'organisations dans les pays partenaires.

Vous trouvez les programmes d’études de Master et d'études doctorales actuellement financés dans la brochure EPOS : https://www.daad.de/medien/deutschland/stipendien/formulare/epos_programmbroschuere_2017-18.pdf


Karim Sghaier

Le DAAD Tunis félicite Monsieur Karim Sghaier qui a postulé sa candidature avec succès pour la bourse EPOS et a choisi le domaine des gestions des eaux dans le cadre du programme d’étude « Integrated Water Resources Management » à l’Université Technique de Köln.

1.   Présentez-vous brièvement

Je m’appelle Karim Sghaier, j’ai 27 ans et je suis ingénieur en hydraulique et aménagement de l'Ecole Supérieur des Ingénieurs en Equipement Rural (ESIER).

2.   Félicitations! Vous étiez sélectionné par une commission du DAAD pour le programme de bourse EPOS. Pourquoi êtes-vous intéressé de poursuivre vos études en Allemagne ?

Je vous remercie bien. Le bon système éducatif, les universités et les diplômes connus partout dans le monde, ainsi que la partie pratique des études et les technicités rigides appliquées rendent l’Allemagne très spécial. A part cet argument classique, ce qui m’intéresse de plus c’est le développement incontournable et l’évolution historique, qui rendent l’Allemagne un partenaire important et un joueur commercial international au niveau des questions politiques et économiques.

3.   Comment avez-vous découvert le programme de bourse EPOS ?

J’ai découvert le programme de bourse du DAAD « EPOS » lors des recherches continues que j’ai effectuées pour poursuivre mes études.

4.   Qu’appréciez-vous particulièrement dans ce programme ? 

Ce programme munificent est conçu spécialement pour le développement durable des capacités dans les pays émergeants, c’est l’opportunité parfaite pour assumer des responsabilités sociales et pour initier et soutenir le processus de changement et d’amélioration de la situation actuelle en Tunisie.

5.   Comment avez-vous préparé votre candidature ?

J’ai commencé la préparation de ma candidature par l’obtention du test d’anglais (IELTS) et  puis des recommandations académiques et professionnelles qui n’ont pas constitués un agacement. Après, j’ai préparé la traduction et j’ai envoyé mon dossier. En fait, la procédure n’était pas très bureaucratique.

6.   Avez-vous des conseils, des suggestions ou des commentaires pour les étudiants?

Je résume mes suggestions et conseils en quatre points:

- il ne faut pas se contenter de ce qu’on apprend théoriquement aux universités. Certainement, il faut établir une connexion avec la pratique.

- il faut profiter des multiples opportunités de stages au sein du corps gouvernemental.

- il faut développer des soft skills et des capacités de négociation et de discussion.

- il faut faire attention à ne pas seulement s'emballer sur les techniques, car être cultivé est une faveur. 

- et finalement, il faut apprendre des langues et les utiliser pour ouvrir des portes vers la vie professionnelle et nouer des contacts internationaux.

 

Cher Karim Sghaier, nous vous remercions pour l'interview. Nous vous souhaitons beaucoup de succès à vos études en Allemagne, et nous souhaitons que vous gardiez le contact avec nous.

Mars 2017

Dans le monde entier, le DAAD est le partenaire du marketing universitaire. Depuis 2013, le bureau du DAAD Tunisie participe aux différents salons de l’éducation. En mars 2017, le DAAD a visité pour la première fois un salon de l’éducation en Algérie. Voici quelques impressions des visiteurs du Salon « The Graduate Fair- Salon de l’Etudiant Algérien » : 


Nesrine, 24 ans d’Alger, fait des études en Médecine à l’Université d’Alger :
« Je veux avoir des informations sur la procédure de la spécialisation en médecine en Allemagne. Nous, les médecins algériens, rêvons toujours de le faire puisque l’Allemagne a une excellente réputation. Mon impression générale est que le salon est très intéressant et il semble être bien organisé. »

Sarra, 27 ans d’Oran, fait des études en Management à l’Université d’Oran :
« Je cherche les meilleures opportunités pour faire un PhD en Allemagne. Je suis très contente d’avoir rencontré le DAAD au salon et je suis impatiente d’assister au webinaire du 03/04/2017 pour avoir encore plus d’informations sur la procédure et les possibilités de financement, et de rencontrer le témoin allemand. »
 

Atliouane, 21 ans de Boumerdès, fait des études en Génie électrique à l’Université de Boumerdès :
« Je suis très content de savoir que c’est possible de faire des études en Allemagne en langue anglaise dans le cadre des programmes internationaux (merci pour la brochure précieuse !). Ainsi, je ne dois pas apprendre la langue allemande et je peux directement commencer mes études là-bas. En plus, je trouve très intéressant que les études en Allemagne sont gratuites et la qualité de l’enseignement est aussi très élevée. »

Mohamed, 62 ans de Babezouar :
« Je suis père d’une jeune fille qui désire faire des études à l’étranger. Elle n’a pas encore décidé quel pays elle choisira, mais l’Allemagne est une destination très intéressante. Nous avons saisi cette opportunité pour nous informer sur place auprès de différents stands qui représentent les différents pays. La consultation au stand allemand (DAAD) était très efficace, nous avions beaucoup de questions sur lesquelles a répondu la conseillère du DAAD. Un grand merci ! »
 
Tahar Ali, 24 ans de Constantine, fait des études en Allemand comme langue étrangère à l’Université de Sidi Belabes :
« Je voudrais poursuivre mes études en Allemagne pour encore améliorer mes connaissances linguistiques. Le salon est, pour moi, une bonne occasion pour pouvoir rencontrer les conseillers du DAAD. »
 
Abdelwahab, 40 ans de Constantine, fait des études en Sociologie à l’Université de Constantine :
« L’Allemagne est une grande école pour la sociologie. Quand j’ai entendu que le DAAD sera présent dans ce salon, je suis immédiatement venu de Constantine ! C’était un grand plaisir d’avoir discuté avec la conseillère du DAAD, elle m’a donné beaucoup d’informations. L’événement a répondu à toutes mes attentes ! »

Nabil, 34 ans de Tizi Ouzou, fait des études en Littérature Arabe :
« Sur la page Facebook du DAAD « DAAD Tunisie » j’ai capté que le DAAD viendra à Alger. C’est pour cette raison que j’ai visité le salon. Je voudrais continuer mes études en littérature arabe à une université allemande. En même temps, je souhaite enseigner la langue arabe aux Allemands. Je maîtrise bien la langue allemande et je suis en train d’améliorer mes connaissances en regardant régulièrement les chaînes allemandes. »

Samia, 19 ans de Bouzareah, fait des études en Anglais à l’Université d’Alger :
« Je ne connais pas le DAAD, c’est la première fois que je rencontre cette organisation. Je voudrais bien faire un mastère en Allemagne. Les programmes de bourses du DAAD m’ont beaucoup impressionné. Je visiterai le site web du DAAD www.daad.tn dès que je serai à la maison. »

Février 2017

Etudier en Tunisie – les étudiants internationaux racontent leurs expériences

Dans tout le globe, les étudiants sont aussi mobiles à l’international. Etant que le DAAD est la plus grande organisation d'échange dans le monde entier, il soutient sans limite les études, la recherche et l’enseignement. En effet, le DAAD considère l'échange comme processus mutuel: il n’est pas seulement un interlocuteur pour les étudiants tunisiens et les scientifiques qui sont intéressés par les études et la recherche en Allemagne, mais il soutient aussi les étudiants européens pour un séjour à l'étranger.

En 2015, 1.774 étudiants internationaux ont étudié aux universités étatiques tunisiennes, la plupart sont du Maroc, de la Mauritanie et de Palestine. 4.688 étudiants étrangers étaient inscrits aux universités tunisiennes privées, la plupart sont de l’Afrique subsaharienne.

Nous avons demandé à Jens de l'Allemagne, Adib de la France et Federica de l'Italie de nous parler de leurs expériences, étant donner qu’ils étudient en Tunisie.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

Jens Fischer (24), Allemand,

les études arabes à l'Université de Münster,

littérature arabe à l'Université d'El Manar, Tunis,

autofinancement                                                                                                            

Je suis depuis un an en Tunisie et j’étudie en master la littérature arabe à l'université de Tunis el Manar. Je suis en Tunisie pour améliorer mes compétences en Arabe: l’arabe soutenu et le dialecte tunisien. La Tunisie m'excite aussi pour des raisons politiques, à cause de la révolution de jasmin et le processus de la démocratisation fondé sur cela. C'est très intéressant d’observer, comment la société change. J’envisage de me concentrer dans mes études sur le Maghreb.

Trouver un logement à Tunis, était, peut-être, le plus grand défi. A l'université, c'était difficile au début de parvenir à des informations parce qu’on m’a pas répondu sur mes e-mails, mes demandes etc.

Ici les méthodes d'enseignement se distinguent trop de celles auxquelles je suis habitué en Allemagne. Le cours frontal se concentre sur l'enseignant : l'enseignant explique et dicte, et on prend des notes parallèlement pour les reproduire alors pendant l'examen. Il n'y a aucun flot d'information organisé, cela rend la communication avec l'administration et les collègues difficile.

Néanmoins, je trouve la vie en Tunisie simple et agréable. Les gens sont toujours très serviables, particulièrement envers les étrangers qui demandent le chemin ou ont besoin d'une explication. Je pense aussi que c'est assez important de voyager en Tunisie pour faire aussi la connaissance des autres régions du pays. Particulièrement la capitale Tunis dispose d’une vie animée, sociale et culturelle. Il y a des cinémas, des théâtres, et beaucoup de cafés intéressants et des événements régulièrement culturels, comme des concerts, des lectures théâtrales etc.

Puisque les offres sont si vastes et variées, il arrive fréquemment que je n’étudie pas si intensément comme je le devais.

Ma recommandation: C'est important de s'exercer à la patience et de s'arranger le temps pour l’adaptation, puisque la Tunisie peut sembler, juste dans les premières semaines, peu sale, chaotique, et aussi submergé. Pourtant, la vie est ici simple, dès qu’on a compris la structure essentielle. 

Federica La Mantia (25), Italienne,

Corporation and Development à l’Université Palermo,

Migration Studies à l’Université Tunis El Manar,

Boursière dans le cadre du programme Erasmus+ 

 

J'étudie les relations internationales à l'université el Manar à Tunis et j’ai commencé un stage à Amnesty International dans le cadre de mes études. J’ai décidé d’étudier en Tunisie parce que cela m'offre une bonne possibilité de faire des études grâce au programme Erasmus+ d’étudier dans un pays arabe. Pour moi c’est une nouvelle expérience en dehors de l'Europe.

Pouvoir étudier en anglais, est aussi une occasion attirante. Un grand défi est la langue dans le programme d'étude et au quotidien. L'initiative individuelle est demandée, puisque ici les enseignants ne mettent à la disposition aucun matériau éducatif.

La différence la plus importante par rapport au système universitaire italien se trouve dans la relation avec les enseignants. En Italie, le contact avec les professeurs est assez distant et il n’y a seulement que peu d'interaction. Mais les cours en Tunisie sont beaucoup plus interactifs, et une discussion active règne souvent dans les séminaires.

L'obtention des informations est difficile, et on doit seulement compter sur nous-même. Pour moi, le changement des perspectifs et de l'expérience de l'autonomie est important.

Pour ce qui concerne les gens, j'ai eu vraiment de bonnes expériences. J'apprécie beaucoup mes camarades d'études à l'université. J'étais traité très aimablement par tout le monde. Mais malheureusement, je n'ai pas eu jusqu'à maintenant l'occasion de découvrir le pays à l'extérieur de Tunis.

Ma recommandation: on ne devait pas être déconcerté de la première impression. Etant des étudiants européens, on fait la connaissance des nouveaux alentours, d'une nouvelle culture, peut-être, même un nouveau système. Pour cela on devait être ouvert et surmonter les obstacles pour vivre en une culture riche, variée et merveilleuse.

Adib Fanton (21), Français,

les études arabes à l’Université de Lyon,

literature arabe  à l’Université La Manouba,

Boursier de Campus France

J’étudie à Tunis, à l'université la Manouba, avec l'objectif d’améliorer mes compétences en Arabe et de faire des recherches sur la Tunisie, puisque je voudrais écrire ma mémoire de Master sur la littérature après l'indépendance de la Tunisie. Je reçois une contribution mensuelle de 600€ de Campus France pour pouvoir financer mon séjour d'études.

La vie en Tunisie est assez favorable et ne représente aucun problème pour moi. J'ai pu trouver vite un logement et en même temps j’ai aussi fait la connaissance de beaucoup de nouveaux amis à l'université, entre autres aussi des étudiants qui sont avec le même programme à Tunis.

Je trouve l'administration à l'université un peu compliqué. On doit accomplir presque tout par nous-même et il faut patienter parce qu’on ne reçoit pas directement toutes les informations ou on est demandé de venir de nouveau le lendemain.

Je reconnais comme étant étudiant si un enseignant a passé toute sa carrière académique seulement en Tunisie et si ses méthodes d'enseignement sont « tunisiennes » ou non.

Tunis est très ouvert et la vie culturelle a beaucoup à offrir. Je me souviens volontiers du festival cinématographique de Carthage. Il y a beaucoup de théâtres et de cafés théâtraux qui organisent divers événements culturels. Je n'avais pas encore la possibilité de voyager dans tout le pays, mais, je visite souvent les villes environnantes comme la Marsa, Carthage ou Sidi Bou Said. Le musée de Bardo est aussi très remarquable. Concernant la vie culturelle, Tunis a vraiment beaucoup à offrir.

Ma recommandation: Etudier en Tunisie demande de la patience. Patience avec l'administration, patience avec l'université. On devait rencontrer toutes les situations avec la patience.

On devait accepter les défis dans le quotidien et voir comme possibilité de se perfectionner.

 

Cette interview a été réalisée par  Fatima Amjahad.

Copyright : DAAD Tunis

Crédits Photos : Beate Schindler-Kovats

Décembre 2016

Les Alumni construisent un réseau maghrébin universitaire

 

Le DAAD aimerait rester en contact avec  les boursiers qui ont fait des études et des recherches en Allemagne. Alumnae et Alumni – les anciens boursiers du DAAD et d'autres organisations – se sont rencontraient du 02 au 04 décembre 2016 à Tunis. Un réseau maghrébin universitaire doit être créé avec le but de: Etablir des projets – Rencontrer des partenaires – Elargir les coopérations.

Le bureau du DAAD Tunis, qui a des missions régionales pour l’Algérie et la Libye, a organisé cette rencontre et a invité des partenaires algériens, tunisiens et libyens. L’événement se composait de trois parties : une rencontre de réseau de projets algéro-tunisienne et une rencontre d’anciens boursiers, ainsi que des ateliers en coopération avec les formateurs de l’académie du DAAD au Caire

Voici quelques impressions de l’événement:

 

Je vous félicite pour la réussite de la rencontre que vous avez organisé avec nos collègues Tunisiens et Libyens. Bravo!!

Le groupe des Algériens ont gardé de bons moments.

Dounia Cherfaoui, DAAD Alumna, Enseignante à l´École Polytechnique d´Architecture et d´Urbanisme, EPAU Alger, Algérie

                                                          

                                                                                                                                                                                                                                         

Ich danke Ihnen für die Gelegenheit, die Sie mir angeboten haben und gratuliere Ihnen zum Erfolg der Organisation und Mobilisierung all dieser Leute. Ich freue mich jedes Mal, wenn ich in diesem multinationalen Umfeld bin, mit einer gemeinsamen Sache: unsere starke Verbindung zu Deutschland.

Saloua TRIKI, DAAD Alumna, Le Bureau Tunisien des Etudes (B.T.E), Tunesien

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

I am writing to thank all of you for the effort that you have done during the last event which was held on 3-4 December 2106 in Tunis.

Personally it was my great pleasure to meet you there.

We hope to chart on a new path of international cooperation and development.

I look forward to meeting you in other events.

Jibriel Abusaleem, Director of International Office, Sirte University, Libya

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

C'était un réel plaisir pour moi d'avoir participé au séminaire organisé par vos soins. Je ne peux pas passer sous silence les nombreux points positifs et remarquables à savoir:

- qualité de l'organisation,

- qualité des thématiques choisies

- bonne gestion du temps et répartition des activités

- la richesse du contenu et le professionnalisme des intervenants

Je serai toujours ravie de participer aux manifestations du DAAD

Dr. Aziza Gasmi-Boubaker, DAAD Alumna, Professeur à l’Institut National Agronomique de Tunisie (INAT), Tunisie

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

Many greetings from Algeria again. I would like to thank you very much for providing me the opportunity to participate in this meeting and also for the nice and friendly atmosphere and for the continuous support during the work and your faithful friendship. My hope is that our mutual work and collaboration go on expressing a good cooperation and the exchange of ideas and visits

Prof. Salah Akkal, DAAD Alumnus, Professor at University of Constantine 1, Algeria

 

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

I want to thank you for the organization of the DAAD Workshops. The DAAD meeting enabled me to establish potential collaborations with a couple of Algerian and Libyan universities as well as German academic staff.

Dr. Yosr Z. Haffani, DAAD Alumna, Assistant Professor at Higher Institute of Biotechnology Sidi Thabet, University of Manouba, Tunisia

 

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

Je vous remercie infiniment pour l´organisation excellente de la dernière rencontre et c´est un grand plaisir de rencontrer les Alumni du DAAD avec qui on a partagé nos idées.

De mon coté je serai toujours fidèle pour notre DAAD tout en espérant aussi de bien représenter notre organisme dans mon Université et mon pays l´Algérie.

Je vous souhaite tous tout le bonheur du monde.

Dr. Ahmed Bouhekka, DAAD Alumnus, Maître Assistant à l’Université Hassiba Ben Bouali de Chlef, Algérie

                                                                                                                                                                    

                                                                                                                                                                                                                                        

Je voudrais féliciter l'équipe du DAAD Tunis pour l'organisation de la rencontre des Alumni du Maghreb et pour la réussite de cet événement.

Dr. Ali Ltifi, DAAD Alumnus, Maître Assistant à l’Institut National de la Recherche Agronomique de Tunisie (INRAT), Tunisie

                                                             

                                                                                                                                                                                                                                        

Speed-dating has achieved a great deal of networking among Libyan, Tunisian and Algerian partners.

Fathi Bareebash, Head of mobility department, University of Zawias, Libya

                                                              

                                                                                                                                                                                                                                        

Je tiens à vous féliciter pour les journées et surtout la formation. Très bonne initiative !

Prof. Adnane Abdelghani, Alumnus de la Fondation Alexander von Humboldt, Professeur à l’Institut National des Sciences appliquées et de  Technologie, Tunisie

 

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

Merci beaucoup pour l'accueil, le séjour et surtout pour la qualité et le haut niveaux de toutes les rencontres et cours.

Prof. Zineddine Berrouche, DAAD Alumnus, Professeur à l’Université de Sétif 1, Algérie

 

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

Es war wirklich interessant, informativ und  gleichzeitig hat es auch Spaß gemacht.

Sowohl die Schulungen als auch die Begegnungen mit den Kollegen aus Algerien und Libyen fand ich sehr bereichernd.

 Ich hoffe, dass wir noch weitere Gelegenheiten haben, uns wieder zu treffen und solche interessanten Momente zusammen zu erleben.

Dr. Lamia Mrad, Maitre-Assistante, DAAD Alumna, ISLAI Beja, Université de Jendouba, Tunisie

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

It was good pleasure meeting you and it would be great if we could start together cooperation programs in near future. ICO (international Cooperation Office) at University of Tripoli welcomes you to share any ideas and initiatives leading to fruitful projects.

Abdurahman Hassen, Coordinator at International cooperation office (ICO), University of Tripoli, Libya

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                         

It was a big pleasure for me meeting you in Tunis and rave discussions with all the participants from Tunisia, Libya and also from Algeria. 

We learned a lot from all the different sessions and especially from the workshop on last day.

I welcome you and your team at our university during your next visit to Algeria.

I hope also that we will be able to participate at least at one DAAD program in the near future.

Hacene Mahmoudi, Maitre-Assistant, Université  Hassiba Benbouali de Chlef, Algérie

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                         

Herzlichen Dank an den DAAD Tunis für das wunderbare Treffen am letzten Wochenende in Tunis.

Ich war zum ersten Mal bei einem Alumni-Treffen und war total begeistert. Für mich war das Treffen ein voller Erfolg! Eine gelungene Veranstaltung, bestens organisiert und vorbereitet, mit einem hohen Nutzen. Ich konnte in einer entspannten Atmosphäre sehr interessante Alumni aus Tunesien, Algerien und Libyen kennenlernen. Wir haben viele nette und sehr interessante Gespräche geführt.

Ahmed Zardi,  DAAD und Regierungsstipendiat, Executive  Manager,  Tunesien

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                        

Für mich war es eine besondere Erfahrung, einen Workshop mit Alumni auf Deutsch durchzuführen und ich war begeistert, was den Kenntnisstand und das Engagement der Gruppe anging. Der Austausch und die konstruktiven Beiträge der Teilnehmer haben maßgeblich zum Erfolg des Seminars beigetragen. Außerdem hat es geszeigt, welch großes Potenzial es in der Region gibt.

Sonja Drewes, Trainerin vom DAAD Kairo Akademie, Egypten

                                                           

                                                                                                                                                                                                                                         

C’était  à la fois un honneur et un plaisir pour moi d'être présente avec vous lors de la rencontre avec les Alumni de la Tunisie. Et je vous présente mes sincères remerciements et félicitations  à vous et votre équipe pour vos efforts et pour la qualité de votre travail .En espérant renforcer encore plus notre coopération pour le bien de nos deux pays.

Dorra Louzili Skander, Directrice des Bourses au Ministère de l'Enseignement Supérieur  et de la Recherche Scientifique, Tunisie

 

Êtes-vous un ancien boursier ou une ancienne boursière du DAAD et vous voulez participer?

Inscrivez-vous donc et envoyez le formulaire  sur: contact@daad.tn

 

Formulaire pour Tunisiens

Formulaire pour Algériens

Texte : DAAD Bureau Tunis

Copyright : DAAD Tunis

Crédits Photos :  Anis Battaour, Beate Schindler-Kovats

Novembre 2016    

4ème Académie maghrébine du 27 au 31 Octobre 2016 à Tunis

«Les histoires maghrébines - des projets réussis» 

Depuis 2013, le DAAD Tunis organise une académie maghrébine, qui réunit des étudiants d'allemand et des jeunes enseignants d'allemand de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie, ainsi que des collègues et des experts de l'Allemagne, de l'Algérie, du Maroc et de la Tunisie. L'attrait particulier de l'académie maghrébine se trouve dans le lien régional et dans l'expérience interculturelle. Des étudiants et enseignants des pays du Maghreb font connaissance, travaillent ensemble et discutent des sujets en dehors du quotidien universitaire. Avec l'académie maghrébine, le DAAD contribue au rapprochement des peuples et participe à la construction d'un réseau régional spécialisé.

Des thèmes autour des compétences dans la réalisation des projets étaient cette année au centre de l'académie maghrébine. Parmi 80 candidatures, seulement 26 participants ont été sélectionnés : 13 de l'Algérie, 8 du Maroc, et 5 de la Tunisie.

Ici certaines voix et impressions des participants de l'académie maghrébine en 2016 :

« Je suis très reconnaissant pour les 3 jours magnifiques que nous avons passé ensemble. Ils étaient réellement super. Vous nous avez donné plus de motivation pour la réalisation de nos projets et le début de notre carrière avec plus d'idées et de succès.» Yassine El Bakdouri, le Maroc

« Grâce à l'équipe du DAAD Tunis, j’ai pu fonder et unir une famille de différentes origines en peu de temps et tout cela en restant en rapport avec ma langue de rêve "l'allemand" ». Farouk Messaoudi, l’Algérie

« Aujourd'hui, je suis extrêmement heureux et impressionné. Le participant couronné est un étudiant de mon séminaire et beaucoup de participants algériens à l’académie maghrébine étaient mes étudiants à Sidi Bel Abbès! », Dr. Abdelkader Rachid Drioua, professeur d'allemand et journaliste, Sidi Bel Abbès, l'Algérie

« La participation à l'académie maghrébine était pour moi l'une des occasions les plus importantes que j'ai attendu depuis très longtemps. C’est un grand enrichissement pour ma carrière et pour mes futurs plans ».

« Au cours de ce programme, j’ai pu utiliser et améliorer mes connaissances d'allemand et emporter beaucoup d’expériences. Aussi à travers les Workshop, j'ai pu apprendre de différentes choses. Grâce à la bourse, j’ai pu faire la connaissance de mes voisins du Maghreb. A l'académie maghrébine, j'ai trouvé un autre chez-moi. »  Mohamed Chergui, l’Algérie

« J'ai appris beaucoup de choses et fait la connaissance de nouveaux gens. Pour moi c’est ça le vrai trésor. L'académie maghrébine m'a donné la possibilité d’être le porteur de beaucoup de voix oubliées. J'espère que les Algériens, les Marocains et les Tunisiens feront, un jour, part de mon projet, ainsi de la publicité pour mon projet dans l'espace maghrébin. Je souhaite qu'il y ait un avenir pour les étudiants d’allemand. L'académie maghrébine nous a aussi donné la possibilité de faire entendre nos voix. Merci beaucoup pour cela. »  Amar Snani, l’Algérie

« Je peux dire que j'ai 25 frères et sœurs du Maroc, de la Tunisie et de l'Algérie. L’important est que nous sommes amis jusqu'à nos jours! » Soumeya Ibtissem Lazreg

« Un échange culturel a été né grâce à l'académie maghrébine. Toutes les inspirations, les idées et les projets paraissent comme un pont entre le Maghreb et l'Allemagne. » Anis Chaabouni, la Tunisie

« J'ai fait la connaissance des gens agréables, merveilleux, qui sont maintenant comme une famille. J'ai raconté mes rêves, mes souhaits et mes espoirs. En rentrant chez moi, je suis en pleine motivation et pleine de nouvelles idées. Je me souviendrai encore longtemps du temps merveilleux que j’ai pu passer avec vous. » Amel Fellah, l'Algérie

Octobre 2016

Un interview avec Dr. Mona ElTobgui, professeur émérite au centre national de recherche du Caire et Senior Advisor de la société Fraunhofer de l’Afrique du Nord.

Mona ElTobgui dispose d’une expérience bien établie dans la gestion des projets : elle a géré des projets du DAAD, de l’Union Européenne et d’autres bailleurs de fonds. Ainsi, depuis quelques années, elle est la formatrice de  « l’Académie DAAD du Caire » et la directrice adjointe du centre allemand de la science en Egypte.

Le DAAD Tunis en coopération avec « l’Académie DAAD du Caire » offre depuis 2016 des séminaires de formation théorique et pratique pour les partenaires, Alumni et les personnes intéressées par les études. En Septembre, dans le cadre de la coopération sur invitation par le DAAD,  Dr. Mona ElTobgui a tenu une conférence sous le titre de « Modèle Fraunhofer – battre un pont entre la science et l’industrie » et un séminaire de formation sur la gestion de projets à Tunis. 

Bienvenue Dr. Mona, ça nous fait plaisir que vous soyez ici à Tunis! Vous avez plusieurs fonctions : Vous êtes  professeur au Centre National de la Recherche au Caire et Senior Advisor de Fraunhofer, formatrice de « l’Académie DAAD du Caire » et la directrice adjointe du centre allemand de la science en Egypte. Pouvez-vous nous raconter plus su vos missions ?

Mes activités au Centre National de la Recherche sont à présent très limitées, pour que je puisse avoir plus de temps pour l’institut Fraunhofer. Bien que je sois payée moins en étant Senior Advisor qu’au travail à mi-temps au centre, je travaille plus, parce que ça me fait vraiment plaisir d'assister à tous les nouveaux développements au sein de Fraunhofer. Je souhaite que l'Egypte et aussi la Tunisie en profitent à l'avenir.

Pour ce qui concerne mes tâches à « l’Académie DAAD du Caire », j’offre des modules pendant deux jours par mois au maximum. C'est aussi une bonne occasion pour s'approcher aux étudiants et je me réjouis, lorsque j’arrive à les soutenir dans leur développement professionnel.

Comme étant directrice adjointe du Centre Allemand de la Science en Egypte, je soutiens le coordinateur particulièrement dans l'organisation des conférences annuelles et dans d’autres tâches que le centre planifie. J’offre au centre mes larges réseaux relatifs au paysage académique et économique en Egypte, puisque je suis convaincue que les informations doivent être partagées. Je me réjouis, lorsque quelqu'un utilise ces informations et lorsque je rassemble de nouveaux contacts à mon réseau.

Le « modèle Fraunhofer » – la recherche appliquée soutenu par des fonds industriels – est une force de l'Allemagne. Beaucoup de pays envient l’Allemagne à cause des institutions de recherche non universitaires qui ont du succès. Est-ce que le « modèle Fraunhofer » est réversible dans les pays d'Afrique du Nord? Quelles sont les chances et les problèmes que vous voyez ?

Parmi les institutions de recherche non universitaire, le modèle Fraunhofer est unique ; il garde un équilibre parfait entre la réinvention de la recherche fondamentale et l’innovation. Si je compare Fraunhofer et le Centre National de la Recherche qui sont presque aussi anciens, les forces de la société de Fraunhofer sont :

  • Les instituts Fraunhofer sont indépendants dans leurs approches à la  recherche et leurs décisions, ainsi la manière dont ils se rangent avec leurs clients, tout en acceptant les dispositions centrales financières et légales du bureau central.
  • Les chefs des instituts, qui sont en grande partie des professeurs aux universités régionales, aident pour que les nouvelles idées coulent continuellement dans les instituts et restent ainsi toujours innovateurs.
  • Les employés de Fraunhofer trouvent des  emplois dans l'industrie ; ce qui engendre une « rotation » fréquente de personnels et ainsi un "rajeunissement" continue de la société Fraunhofer.

Actuellement, nous n'avons malheureusement pas ces conditions en Afrique du Nord. C’est pourquoi, il est aussi assez difficile d’implémenter le modèle Fraunhofer. Tout de même je reste optimiste. Un début serait de fonder une nouvelle institution de recherche selon le modèle Fraunhofer pour coopérer avec un institut Fraunhofer.

Vous êtes entrée pour la première fois en contact avec des collègues au ministère de l’enseignement supérieur, des chercheurs et avec l'industrie en Tunisie. Quelles sont vos impressions – aussi en comparaison avec l'Egypte ?

Ça m’a rendu très heureuse de pouvoir venir en Tunisie. La Tunisie est un beau pays qui dispose de beaucoup de potentiel. Bien que la Tunisie ait les mêmes défis et obstacles, je suis confiante que la Tunisie se développera plus vite, parce qu'il est un pays plus petit que l’Egypte. En Egypte beaucoup d'initiatives existent, mais, ceux-ci sont très petites par rapport à la grandeur du pays et à la population. C’est pourquoi la Tunisie dispose d’une meilleure chance, si l’on adapte et implémente certaines initiatives. Je suis sûre que  les instituts Fraunhofer s’intéresseront pour la Tunisie.

Vous êtes experte dans la gestion des projets et vous avez formé des partenaires à Tunis. Où voyez-vous les plus grands défis pour la gestion des projets ? Avez-vous des consignes pour faire réussir des projets ?

En général, la gestion des projets n'est pas simple, en particulier parce que dans les pays arabes, nous ne pouvons et ne voulons rarement travailler en équipe.

La gestion n'est en aucun cas un « one man show ». Une formation en « renforcement d'équipe » est incontournable pour tous les participants  au lancement d’un projet. Si le manager ne peut pas le faire lui-même, il doit charger un expert. Ainsi le manager peut faire la connaissance de son équipe et garantir l'homogénéité des participants du projet. C'est ma première consigne la plus importante.

La deuxième consigne est la planification commune  des « paquets de travail » et la répartition des responsabilités de chaque activité. Cela facilite la mise en place et permet à la direction de percevoir d’autres potentiels au lieu de perdre beaucoup de temps dans le « follow-up » et le « micro-management ».

Ma troisième importante consigne est que nous regardons nos projets comme des projets temporaires et les arrangeons dans ce sens.

A la fin, je recommanderais à tous les chefs de projets d'être toujours éveillés, loyales et avoir de l’empathie envers l'équipe de projet.

Chère Mona, nous vous remercions vraiment pour l'interview. J'espère que ça vous a plu d’être chez nous en Tunisie – inchallah, nous vous voyons bientôt de nouveau parmi nous.

Chère Beate, je vous remercie beaucoup pour cette occasion, pour la super organisation des deux événements et de la générosité du bureau du DAAD Tunis. A la fin, je vous souhaite et votre super équipe beaucoup de succès et j’espère vous revoir au Caire prochainement.

Septembre 2016

Althaus

Interview avec Dr. Hans-Joachim Althaus, gérant de l'institut g.a.s.t. et directeur de l'institut TestDaF

Une délégation sous la direction de Dr. Hans-Joachim Althaus a eu lieu le mois de septembre en Tunisie, afin de discuter avec des partenaires, des médiateurs et des représentants des universités au sujet de la promotion du cours d'allemand comme matière optionnelle aux universités tunisiennes.

Vous êtes le bienvenu Monsieur Dr. Althaus, alors qu’est-ce que vous faites exactement ici ?

Je suis ici pour un projet accordé par le DAAD pour l’institut G.a.s.t en coopération avec l’université de Munich (LMU). Nous sondons dans ce voyage de Fact-Finding-Mission la manière dont le cours d'allemand peut être soutenu et promu pour les étudiants des domaines différents, et surtout, dans les domaines des sciences naturelles, des sciences techniques et des sciences d'ingénierie, ainsi la manière dont on peut former des professeurs spécialisés pour cela et introduire l’allemand aux universités tunisiennes. La délégation rédigera un rapport et recommandera au DAAD la manière dont on peut promouvoir le cours d'allemand comme matière optionnelle en Tunisie et dans la région. Il s'agit non seulement d’un soutien financier, mais aussi nous voudrions discuter avec des partenaires tunisiens des idées de projet, du besoin et de la mise en œuvre, ainsi nous voudrions inciter des réseaux.

L'allemand connaît un boom en Tunisie, en particulier auprès des ingénieurs, des médecins et des étudiants en sciences naturelles qui veulent apprendre l'allemand comme matière optionnelle à leurs universités. Comment l'Allemagne et l'institut G.A.S.T. peuvent soutenir cela ?

Nous avons l'impression que les partenaires de la germanistique en Tunisie et dans la région ne communiquent pas assez. Avec notre projet, nous nous attendons à des questions et des sujets, par exemple comment l'allemand peut être introduit, comment on peut enseigner l’allemand à la manière d'enseignement moderne et avec l'orientation sur l’action, comment les perspectives de profession pour les gradués d'allemand pourraient être améliorées etc., ainsi comment les experts locaux traitent l'intérêt pour l'allemand. Le DAAD et l’institut G.A.S.T. ont la possibilité d’offrir, avec le Deutsch-Uni Online, des programmes d'apprentissage d'allemand comme langue étrangère spécialement dans le contexte universitaire.

Qu’est-ce que le g.a.s.t. et quelles sont vos offres ?

L'institut G.A.S.T (Institut pour la préparation d'études académiques et le développement des tests) est un toit, sous lequel nous proposons quatre grands "produits" et plusieurs petits projets.

1. TestDaF : C’est un Test d'allemand comme langue étrangère avec, annuellement, environ 40. 000 participants aux examens des niveaux B1-C1. Ainsi, le TestDaF est le troisième test linguistique le plus important par ordre de grandeur pour l'accès à l’université.

2. Deutsch-Uni Online: C’est un programme d'apprentissage pour les candidats aux études qui reçoivent le matériel du cours du niveau A1 au niveau C1 et qui peuvent apprendre en autoformation, avec des tuteurs, autrement, ils peuvent prendre des cours en Blended-learning  (des cours avec des matériaux en ligne parallèlement aux études à l’université).

3. TestAS pour les étudiants étrangers: C’est un test pour la constatation de l'aptitude d'études, ce qui veut dire, si les candidats aient l'aptitude pour pouvoir terminer des études en Allemagne. Le TestAS est organisé par beaucoup d’universités et actuellement pour évaluer l'aptitude des réfugiés en Allemagne pour entamer leurs études universitaires.

4. ON SET : C’est un test de niveau en ligne (des niveaux A2 et C1) que nous proposons actuellement en allemand et en anglais. D'autres langues sont au cours de développement. C’est un simple test composé de textes à trous.

En outre, l'institut G.A.S.T. produit des Test-Software et effectue des consultations aux universités.

Depuis cette année, il y a enfin un centre du TestDaF à Tunis. Comment se présente la coopération avec la Tunisie et quelles sont vos attentes?

Nous nous réjouissons que nous puissions proposer cette année le TestDaf ici en Tunisie. Le DAAD et l’institut de Goethe collaborent et ont organisé, en juin, le tout premier test qui a été couronné de succès.

Nous ne pouvons pas nous attendre à une grande présence de participants pour le test, car les conditions et les possibilités d'apprentissage d'allemand à un niveau aussi haut ne sont pas optimales en Tunisie. Ce qui est important, c’est que les étudiants partant vers l’Allemagne, se rendent compte qu’ils doivent acquérir un certain niveau d'allemand pour pouvoir faire des études. Beaucoup d'étudiants se font des illusions que de simples connaissances d'allemand sont suffisantes pour les études. Mais, ils remarquent que pour le TestDaF, ils doivent s’investir plus dans la langue. De plus, le TestDAF se base plus sur la communication, les contextes et sur l’usage linguistique actif. Le fait d'apprendre par cœur et de faire des comptes rendus des formules grammaticales n'aide à rien. Ça doit être clair que la communication est la base de la formation et des cours de langue.

Je vous remercie bien pour l'interview.

Le G.a.s.t. est l'institut pour la préparation des études académiques et le développement des tests. Le G.a.s.t. et l'institut du TestDaF sont des institutions d'utilité publique qui apportent des services aux universités allemandes et étrangères ainsi qu’aux étudiants étrangers.  Le g.a.s.t. offre aux universités et aux organisations de médiateur, l'expertise dans le développement, l'élaboration et l’évaluation des tests, en particulier des tests linguistiques et dans la protection de qualité. L’institut conseille les universités, les établissements d'enseignement et les organisations de médiateur relatives aux questions d’examens et tests. L'institut du TestDaF coopère étroitement avec l’office allemand des échanges universitaires  (DAAD), la conférence de recteurs universitaires (HRK), des universités en Allemagne et à l'étranger ainsi que les instituts de Goethe.

www.testdaf.de

Août 2016

Interview avec Johanna Fuchs, Assistante de langue, Université la Manouba

Peux-tu nous parler un petit peu de toi?

Je m'appelle Johanna Fuchs, j’ai 25 ans et je viens d'une petite ville en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. J'ai d'abord fait des études d’arabe, ainsi que des études de germanistique et d’allemand « langue étrangère » comme option. J'ai acquis une petite expérience d'enseignement grâce au cours d'allemand bénévole et  je poursuis encore mes études de Master en « littérature arabe ». Travailler comme assistante de langue me permet de prendre une sorte de pause durant une année, mais le séjour en Tunisie m'aide bien sûr dans ma propre spécialité.

Quelles sont tes tâches en Tunisie?

J’enseigne l'allemand aux étudiants de la première année germanistique à l’Université de la Manouba et je leur donne des cours de morphologie et d’expression orale. En plus, j’enseigne l’allemand comme matière option aux groupes de la troisième année multimédia et journalisme.

Au début, j’ai fait beaucoup d’efforts pour pouvoir m’adapter au nouvel environnement et à l’enseignement. Entre-temps, je m'oriente bien, ma communication en arabe dialectale est devenue plus riche et je poursuis aussi mes propres projets, entre autres ma mémoire de Master.

En quoi consiste le programme d'assistance linguistique du DAAD ?

Dans le programme d'assistance linguistique, le DAAD promeut 150 diplômés dans 80 pays. Les boursiers sont procurés à des universités, auxquelles l’encadrement de la part des lecteurs du DAAD est possible. Les assistantes de langue reçoivent une bourse pour un séjour de10 mois. Cela permet d'une part de soutenir l’enseignement de l'allemand à l'étranger. D'autre part les participants en profitent aussi : c’est un bon départ pour la vie professionnelle et certainement une très bonne référence. Puisqu’on n'enseigne pas à plein temps pendant le séjour, on peut encore poursuivre nos propres projets, par exemple, apprendre la langue locale, initier des coopérations, soutenir les étudiants….

Pour pouvoir déposer sa candidature, on devrait avoir au moins un diplôme de licence – dans la germanistique ou un certificat du test DaF, ou disposer des connaissances approfondies sur la région du pays visité. Pour réussir l’entretien, on devrait avoir de l'expérience dans l’enseignement de la langue allemande, ou au moins montrer que l’on s'est bien préparé pour accomplir cette tâche.

Quelles expériences as-tu fait en Tunisie dans le cadre du travail, dans le pays et aussi avec les gens ?

Le travail même était nouveau pour moi, car je n'ai encore pas enseigné à une université– j’ai seulement enseigné l'allemand aux débutants dans mon temps libre. Pour cette raison, j'ai consacré au début beaucoup de temps pour me préparer. Cependant les étudiants sont très ouverts et motivés; d’ailleurs, mon stress en cours n’a pas tarder à se transformer en joie. Parfois, il y a seulement des petits problèmes quand les étudiants sont habitués à des méthodes d´enseignement différentes de celles qu´on connaît en Allemagne : comme par exemple, certains étudiants ont tenu leur premier exposé dans mon cours.

Tunis me plaît bien: une petite ville, toutefois internationale et culturellement riche. En effet, toutes les régions ce merveilleux pays méritent d’être visiter.

Le plus souvent, les gens me voient ici comme étrangère. D'une part, j’essaie toujours d’être discrète et je me réjouis toujours quand quelqu’un me parle en Arabe ; le mieux encore qu’on m’appelle avec le mot tunisien « oukhti » ("ma sœur", un mot qu’on utilise aussi avec les gens qu’on ne connait pas) et me demande aussi le chemin. D'autre part, il y a parfois des conversations intéressantes sur l'Allemagne et la Tunisie, ce qui me permet d’apprendre plus sur ce pays.

Tous les mots que j'ai appris et les petites anecdotes des conversations avec des étrangers ainsi que des amis, sont pour moi des souvenirs très précieux que je préserverai au-delà de ce temps.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview. 

Juillet 2016

Interview avec Bilel Moslah, Doctorant et gagnant du Falling Walls Lab Tunisia 2016

1) Présentez-vous brièvement s'il vous plaît.

Bilel Moslah ingénieur R&D en chimie analytique diplôme de la Faculté de pharmacie (Université Paris sud 11) à Châtenay-Malabry. Actuellement doctorant à la Faculté de pharmacie de Monastir dans le cadre du programme PASRI de l’union européenne administré par l’ANPR. Les travaux de recherche de ma thèse de doctorat consistent au développement d’une méthode d’analyse quantitative des résidus de médicaments et drogues illicites dans les eaux usées, contribution à l’estimation de la consommation de drogues en Tunisie.

Je suis également intéressé par la toxicologie analytique orientée vers les questions de l’environnement, l’épidémiologie, la métabolomique et la recherche des biomarqueurs d’exposition aux contaminants émergeants à l’aide des outils statistiques avancés (Outils chimiométriques). En outre, je suis membre au sein de diverses organisations :

  • The International Community Alumniportal Deutschland 
  • The French Metabolomics and Fluxomics network (RFMF)
  • The European Research Area Network on Illicit Drugs ERANID Social Community
  • The Society of Environmental Toxicology and Chemistry Europe (SETAC)

2) Pourquoi avez-vous participé à Falling Walls Lab Tunisia ? Comment était cette expérience ?

Ma participation à l’évènement Falling Walls Lab Tunisia a pour but de :

  • Partager un aperçu de mon travail de recherche avec des personnes interdisciplinaires.
  • Participer à des discussions passionnantes avec d’excellents scientifiques et des professionnels.
  • Obtenir la première place à Falling Wall Lab Tunisia pour être qualifié directement à Falling Walls Lab Berlin et ainsi participer à la conférence internationale le 9 Novembre 2016.

Cette expérience m’était très bénéfique, c’était l’occasion pour rencontrer des scientifiques et des professionnels et échanger des idées innovantes. J’ai appris à récapituler un projet de thèse en une présentation brève et concise de 3 minutes devant un jury de haut niveau. D’autant plus que ma participation était couronnée par l’obtention de la première place me permettant la qualification à la finale Falling Walls Lab Berlin 2016. Je remercie vivement le DAAD pour cette opportunité, pour tout l’encouragement et pour l’excellente initiative d’avoir organisé cet évènement.

3) Pouvez-vous nous expliquer brièvement votre idée de recherche ? Quel est le « Facteur d'impact » de ce projet pour la Tunisie ?

L’approche traditionnelle basée sur l’analyse des drogues dans le sang humain à partir des échantillons aléatoires, pendant la dernière décennie, n’a pas révélé des niveaux de concentration significatifs en Tunisie.  D’où l’idée de travailler sur des échantillons d’eau usée plus représentatifs afin de contribuer à la mise en place d’une cartographie d’estimation de la consommation de drogues illicites dans chaque département du grand Tunis à partir des données d’analyses chimiques exhaustives issues des influents à l’entrée des stations d’épuration respectives pour chaque département. Le taux de consommation de drogues reste un sujet très peu étudié en Tunisie, ce genre de suivi des drogues illicites dans les eaux usées pourrait aider les décideurs à comprendre les modes d'abus et mieux les combattre. Cette méthode pourrait être utile pour évaluer et surveiller la consommation de drogues de la population en temps réel (Epidémiologie judicaire ou légale), aidant les scientifiques et les autorités sociales à lutter contre l'abus de drogues.

4) Quels sont vos plans pour l’avenir ?

Ma contribution à l’estimation des drogues via les eaux usées est focalisée géographiquement sur le Grand Tunis, j’envisage créer un observatoire national des drogues et de toxicomanie en vue de poursuivre ces travaux de monitoring sur le plan national et d‘établir des cohortes épidémiologiques.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview. 

Juin 2016


Interview with Beate Schindler-Kovats, Head of the DAAD Tunis Office

 


"The chance of being unemployed increases in proportion to the level of qualification”

1. Around 30 percent of Tunisian academics are unemployed. What are the reasons for this?

There are several reasons. In Tunisia, there is both a surplus of academics and a lack of qualified experts with professional training. The Tunisian state guarantees a place at university for everyone, so that nearly all graduates of secondary education go on to study. Vocational training, on the other hand, is not considered to be attractive, or seen as an alternative. In Tunisia, the manufacturing industry in particular is in need of qualified employees and workers, while the demand for academics is limited. The chance of being unemployed increases in proportion with the level of qualification. Many young people are “stored away” at universities and many are matriculated as “pro forma” doctoral candidates, just in order to not be unemployed.

On the other hand, there is no sufficient connection between theory and practise. The education at Tunisian universities is not very practise-oriented and doesn’t meet the requirements of the employment market. That is why there are many “all-rounders” and only very few specialists. Furthermore, the local “culture of studying” (learning by rote, reproducing knowledge) is not helpful. Employers deplore the lack of candidates with the ability to think and act innovatively and with sufficient “soft skills”. Tunisian students and graduates don’t learn to take responsibility for themselves and show only little initiative.

2. How would you assess the quality of Tunisian university education?

The quality of Tunisian university education has decreased in recent years, due to the pressure of the situation on the employment market. Many new university programmes have been created to place young people in Master and Doctorate programmes, just to get them off the streets. There is neither a system of accreditation nor any quality management. Moreover, there are massive strikes in the education sector, both by faculty and by students. These strikes are blocking the normal running of the programmes and this affects the level of education negatively.

"University education should be more practise-oriented"

3. What are your suggestions for improving the situation?

I would welcome a more practise-oriented education at Tunisian universities, along the lines of the Universities of Applied Sciences in Germany. And a closer connection between universities and industry would be helpful. In this area, the DAAD is already supporting successful pilot projects in cooperation with German partners in industry and the university sector. The culture of learning as well as the working attitudes and methods would have to change. There should be more promotion for the integration of internships in university education.

4. How can a stay abroad influence the options on the Tunisian employment market?

Returning alumni are an additional value for Tunisian universities and for the Tunisian employment market. There are several previous examples of successful reintegration. Returnees are active as founders of new businesses. But in Tunisia there are still many hurdles and bureaucratic obstacles that prevent the acknowledgement of international degrees and achievements.

5. What are the effects of the emigration of young, highly qualified people from Tunisia?

“Brain drain” is an acute problem. There are estimates that around 3,000 university lecturers moved to the Gulf region in recent years, because they find better conditions and much better pay there.

Young people emigrate to find opportunities to study and work mainly in Europe and in Canada. Physicians, nursing staff and engineers are headhunted as expert employees. Those who don’t manage to emigrate legally take the refugee routes across the Mediterranean. Only a very small percentage of academics who studied or took advanced education in Germany return to Tunisia. The Tunisian government should create incentives for them to return.

Interview: Verena Striebinger Alumniportal-Deutschland 

Photo: Beate Schindler-Kovats, Head of the DAAD Tunis Office 

  

Mai 2016


Interview avec Prof. Dr.-Ing. habil. Mouldi Chrigui,  Coordinateur de projet du programme "Partenariat germano-arabe pour la transition" 

@ Mouldi Chrigui

1. ) Présentez-vous brièvement s'il vous plaît.

Je suis Mouldi Chrigui, maître assistant à l‘Ecole Nationale d’Ingénieurs de Gabès (ENIG) de l’université de Gabès. J’ai étudié le génie mécanique à l’université de Karlsruhe (KIT) et à l’université technique Darmstadt (TUD) et fait mon doctorat autour de l’énergie en génie mécanique. Avant ça,  j’ai suivi des cours d'études « Studienkolleg » pendant un an à l’université de Heidelberg, là où j’ai appris la langue allemande avec un groupe d’environ 15 étudiants et je me suis bien préparé pour les études supérieures à l’université. Ces cours ont été financés par le DAAD pour tout le groupe. Ensuite, j’ai obtenu une bourse pendant 6 ans de la part du gouvernement tunisien. J’ai eu l’occasion de travailler dans le domaine de l’industrie et j’ai été actif dans plusieurs projets, ainsi j’ai encadré beaucoup de projets de fin d’études pour des étudiants en licence et en master. Mes principaux thèmes de recherche sont les simulations numériques, qui sont très employées dans presque tous les domaines de l’industrie, mais aussi dans le domaine académique. Egalement, j’ai eu la chance de faire la recherche et coopérer avec plusieurs collègues internationaux et d’expérimenter à travers de nouveaux concepts.

2) Vous avez fait toutes vos études et votre doctorat en Allemagne. Pourquoi ce choix ?

Après avoir passé le baccalauréat tunisien 30 bacheliers lauréats auront la chance de poursuivre leurs études d’ingénieries en Allemagne. C’étaient des bacheliers des quatre coins du pays ayant leurs bacs avec une très bonne mention. 

3) Pourquoi avez-vous décidé de retourner en Tunisie après 2011?

Il y avait toujours un contact avec la Tunisie pendant toute ma résidence en Allemagne. Après plusieurs années investies en Allemagne, j’ai choisi de retourner à mon pays. Ils y avaient aussi beaucoup d’amis et de collègues qui sont retournés avant moi. Je souhaite pouvoir contribuer en faveur des universités tunisiennes et des étudiants tunisiens et leur transmettre une partie de mon savoir-faire acquis à l’étranger. En effet, je voudrais aussi ajouter que cette décision de retourner en Tunisie n’était pas facile à mon égard.

4) Avez-vous pu vous réintégrer en Tunisie? Que recommandez-vous aux anciens boursiers et diplômés qui veulent retourner en Tunisie?

Personnellement, se réintégrer en Tunisie n’a pas été un problème pour moi. Mais ça a duré un bon moment. Plusieurs facteurs ont joué un rôle important là-dessus, tel que le travail. Quand on s’intègre bien dans le champ du travail, il est essentiel comme prochaine étape de bien s’occuper du contact social. En comparaison avec l’Allemagne, la Tunisie est un pays très bureaucratique, ce qui peut être parfois très fatigant.  Les premiers mois étaient durs, mais après on s’y habitue peu à peu. Evidemment, on sent un grand changement dans la vie. Je conseille tous les alumnis, voulant retourner en Tunisie, de chercher un poste dans un bon champ de travail, garder le contact avec l’Allemagne et d’être patient. Je ne connais aucun Alumnus retournant en Tunisie, qui n’a pas réussi. En même temps, on doit être très engagé et assidu. (j’espère ne pas avoir exagérer) 

5) Qu’avez-vous retenu de l’Allemagne par rapport à votre recherche et votre travail ?

En Allemagne, j’ai eu l’occasion d’étudier, chercher et travailler dans des universités et des instituts les plus renommés internationalement. A travers ça, j’ai pu développer non seulement mes connaissances spécialisées dans mon domaine de travail, mais aussi mes  compétences en planning, management et administration. L’environnement riche et diversifié des institutions allemandes, ainsi que l'apprentissage de la part des professeurs expérimentés et les environnements de travail très dynamiques créent des conditions idéales pour se développer et apporter les compétences acquises vers la Tunisie. En outre, le contact continuel avec des collègues de l’Allemagne me permet d'initier des projets de recherche ou d'échange.

6) Vous êtes le coordinateur tunisien du projet de coopération entre l'ENIG et l'université technique de Darmstadt en Allemagne. Quels sont les objectifs de ce projet?

 

Le projet de coopération entre l’ENIG en Tunisie et l'université technique de Darmstadt (TUD) a lieu avec la participation de l'Institut d'énergie et techniques des centrales électriques (EKT) de la TUD, là où je faisais mon doctorat. Je connais les collègues de l‘EKT pour plus de dix ans. Nous avons déjà travaillé ensemble dans plusieurs domaines en recherche énergétique. Le projet a plusieurs objectifs, dont la promotion des sciences énergétiques et les sciences de simulation au sein des études d'ingénierie à l'ENIG. On a organisé plusieurs ateliers et une série importante de conférences pour les différents niveaux. En outre, on a acheté et installé des équipements de haute qualité pour la mise en œuvre des laboratoires avancés en faveur des simulations numériques. Plus de dix étudiants ou doctorants étaient en visite à la TUD dans le cadre d’un projet financé par le DAAD pendant plusieurs mois, où ils peuvent compléter leurs thèses ou leurs recherches et assister à des conférences. Cette année, il doit y avoir plus d'échanges et d'ateliers. Les étudiants et doctorants à l'ENIG sont très motivés. Ils gagnent de nouvelles expériences et acquièrent de nouvelles perspectives.

Crédit photo: Mouldi Chrigui

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview. 

Avril 2016

Le DAAD coopère avec des partenaires des universités libyennes

Le bureau du DAAD Tunis est non seulement un interlocuteur pour les universités en Tunisie, mais aussi il informe et conseille, en tant que bureau régional, des étudiants, des scientifiques et des universités en Algérie et en Libye.

Dans le cadre du "séminaire du DAAD : Leaders of Libyan Universities“, organisé par le DAAD Tunis, des représentants des universités libyennes de Tripoli, Benghasi, Misurata, Sabrata, Sabha et Zawia se sont réunis le 15 et 16 avril 2016 et avaient la chance de s’informer des possibilités de coopérations internationales et des échanges avec les partenaires de projets tunisiens (rapport). 

Notre portrait du mois d’avril nous donne un aperçu sur la situation des universités en Lybie :

1)   Comment est la situation actuelle des universités en Libye ?

  • La situation politique se reflète dans le paysage des universités de la Libye : il y a de différents intérêts qui se montrent, par exemple, par le chiffre croissant des nouvelles créations universitaires depuis 2012. La tendance à la régionalisation et à la fragmentation rend la coopération entre les universités très difficile. Pour cette raison, l'idée du séminaire était accueillie, afin de réunir des représentants sur place, en Tunisie, et de réfléchir ensemble à la situation, aux problèmes et aux défis.
  • Les universités en Libye subissent un vrai assaut, ce qui influence les étudiants. Ça représente pour les jeunes hommes une possibilité d’avoir le choix de s’exempter du service militaire et les jeunes femmes acceptent très ambitieusement la chance d’accéder aux études et formations.
  • Il y a un grand problème de fuite des cerveaux vers l’étranger: à cause de la sécurité et le manque des perspectifs, beaucoup de titulaires de diplômes universitaires et d’experts ont quitté le pays vers l’Europe, l’Asie et l’Amérique. Maintenant, il manque déjà la jeune génération académique. Le problème de capacité sera certainement plus remarquable pour le développement et la construction du pays après la guerre civile.

2) Quelles sont les plus grands problèmes, auxquels les universités libyennes sont actuellement confrontées?

  • Il y a une grande faille entre les universités et l'industrie. Les universités ne fournissent pas le besoin du marché du travail. Le lien entre la recherche et l’industrie est à peine existant. De plus, les étudiants acquièrent seulement une petite expérience en dehors de l'université.
  • Les plans d’enseignement ne sont pas mis à jour. Ils ont tous plus de 20 ans, ce qui cause un grand blocage de réforme.

  • Les mesures de formation professionnelle et formation continue destinées aux personnels de l'enseignement sont insuffisantes et les méthodes d'enseignement sont souvent peu développées.

  • La communication et les coopérations entre les universités libyennes manquent.

  • Les études pendant un semestre régulier ne peuvent pas être garanties à cause de l’instabilité de la situation sécuritaire en Libye.

  • Le financement de l’enseignement supérieur représente un grand défi. De plus, il y a les problèmes de corruption.

3) Quelles sont les objectifs pour l’avenir ?

  • On aura besoin d'une réforme au niveau des universités et des plans stratégiques dans lesquels on couple les besoins des universités avec le marché du travail. Cela ne peut se produire que pas à pas, le soutien international est dans ce cas plus que le bienvenu.
  • Les coopérations internationales - les partenariats tuniso-libyens, les autres coopérations arabo-arabes ou les échanges germano-libyens – ouvrent de nouvelles et importantes possibilités pour les universités libyennes.

4) Quelle impression avez-vous du « séminaire du DAAD : Leaders of Libyan Universities »?

  • C‘était un bon début pour tâter le terrain aux possibilités de coopération pour les universités libyennes.
  • Le séminaire a aidé d'une part à soutenir l’échange d’expériences par rapport aux coopérations internationales entre les représentants des universités libyennes et en même temps à apprendre des expériences des partenaires tunisiens.

  • Il y avait plusieurs informations concernant «les études et la recherche en Allemagne » que les partenaires des bureaux internationaux peuvent transmettre aux personnes intéressées.

  • Impressionné par la diversité et la meilleure pratique des activités de projets tuniso-allemand dans le cadre du partenariat germano-arabe pour la transition.

Un grand merci à tous les participants pour leur participation active !

Mars 2016

Interview avec Shirine Jeradi, partenaire du DAAD et ayant son PhD en Allemagne 

1. ) Présentez-vous brièvement s'il vous plaît.

@ Shirine Jeradi

Shirine Jeradi, docteur en Biologie, amoureuse des sciences, de l’innovation et des concepts innovateurs. J’ai obtenu ma maîtrise en Sciences de la Vie, Biotechnologie de la Faculté des Sciences de Tunis en 2008. J’ai par la suite enchaîné avec un master en Médecine cellulaire et moléculaire de l’Université d’Ottawa au Canada, où je me suis intéressée aux mécanismes moléculaires de la régénération du tissu osseux. Après mon master, j’ai déménagé en Allemagne, à l’Université de Cologne, où j’ai poursuivi mes études doctorales et où j’ai travaillé principalement sur le développement du squelette cranio-facial. J’occupe depuis septembre 2015 un poste  d’enseignante au département de Génie Biologique de l’Université Libre de Tunis.


2.) Vous avez choisi l’Allemagne pour y faire un doctorat. Pourquoi avez-vous choisi cette destination ?

En fait le choix de l’Allemagne s’est un peu imposé à moi. En effet, je voulais absolument poursuivre en Europe mes recherches sur le développement et la régénération de l’os, que j’ai entamées à l’université d’Ottawa.  La thématique de recherche en question est très développée en Allemagne, pays leader qui s’impose par la qualité des travaux scientifiques produits et qui fait preuve d’excellence scientifique. Aussi, j’ai eu la chance de rencontrer mon (futur) superviseur de thèse ainsi que les membres de son équipe lors d’une conférence ayant eu lieu au États-Unis, alors que j’étais encore étudiante au master (je les avais contactés d’avance pour organiser un meeting). Le courant est passé, la thématique était en plein dans ce que je voulais faire, et voilà! C’est comme cela que j’ai abouti à l’Université de Cologne en Allemagne.   

3.) Comment avez-vous préparé votre PhD ?

Pour décrocher un PhD, j’ai d’abord ‘fait mes devoirs’. J’ai littéralement ‘screené’ le web à la recherche de tous les laboratoires européens qui travaillent sur la thématique de recherche qui m’intéresse. J’ai fait une liste où j’ai classé ces laboratoires par ordre de priorité et ai pris contact avec ceux qui m’intéressaient le plus. Ensuite les choses se sont un peu précipitées. J’ai eu des réponses positives très rapidement. Alors au final, je ne me suis pas rendue très loin sur ma ‘liste’. Suite aux entretiens téléphoniques, j’ai pu décrocher trois offres concrètes. Comme je devais participer à une conférence internationale le même été, j’en ai profité pour rencontrer deux de ces trois groupes de recherches et tester un peu les affinités personnelles. Finalement, je me suis décidée pour le groupe de Cologne, et j’ai commencé mon PhD au mois de janvier suivant.  

4.) Comment est-ce que le séjour en Allemagne a influencé votre personne et peut-être aussi votre carrière?

Mon séjour en Allemagne a eu des incidences significatives à tous les niveaux. J’ai énormément appris scientifiquement mais aussi humainement. J’ai appris à réfléchir de manière indépendante, à résoudre des problèmes complexes, à gérer plusieurs projets de recherches en même temps dans un environnement sans cesse changeant. J’ai aussi eu la chance de gérer des projets d’équipe, ce qui m’a aidée à développer mes compétences transversales de gestion d’équipe, de leadership, de planification mais aussi de gestion de conflits ainsi que ma capacité d’écoute. A Cologne, j’ai aussi développé un très bon network cosmopolite d’amis, ce qui fait que j’ai beaucoup appris sur diverses cultures, allemande et autres. J’ai appris à célébrer et à apprécier encore plus la diversité culturelle et je peux maintenant dire en toute confiance que je suis citoyenne tunisienne certes, mais surtout citoyenne du monde.

5.) Avez-vous des conseils, des suggestions et  des commentaires pour ceux qui veulent faire un doctorat en Allemagne ?

Pour ceux qui souhaitent poursuivre leur PhD en Allemagne, je leur conseille :

- De bien s’informer avant de prendre contact avec les groupes de recherches qui les intéressent et de ne pas oublier qu’on a une seule chance de faire une bonne première impression.

- De s’assurer qu’ils ont les compétences nécessaires pour exceller en Allemagne, notamment le sens de l’initiative, la capacité d’évoluer de manière indépendante, et surtout un bon sens de la communication et une excellente maîtrise de la langue anglaise en plus des compétences techniques.

- D’être prêt à travailler très fort pour pouvoir s’imposer dans un environnement fortement concurrentiel

- De profiter de leur séjour en Allemagne, car c’est un pays magnifique à découvrir.

- Et surtout de veiller à être un bon ambassadeur de la Tunisie et de la jeunesse tunisienne.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview.

Photo: © Shirine Jeradi

Février 2016

Interview avec Lisa Sophie, bénévole du programme  « kulturweit » (2015/16) au bureau DAAD Tunis


1) Qu'est-ce que c'est le programme
« kulturweit » ?

© Anis Bouattour

« Kulturweit » est un projet de la Commission allemande de l'UNESCO et financé par le ministère allemand des Affaires étrangères. Depuis 2009, ce programme de bénévolat international offre aux jeunes la possibilité de s’engager pour six ou douze mois pour le domaine de la politique allemande culturelle et éducative à l'étranger. Les objectifs de Kulturweit sont, entre autres, le développement des compétences  transculturelles et la présentation d'une image actuelle et différenciée de l'Allemagne. Les partenaires de « Kulturweit » sont, entre autres, le DAAD, la Deutsche Welle Akademie (DW) et l'Institut Goethe.

2) Pourquoi as-tu choisi la Tunisie pour ton bénévolat?

Je suis étudiante en sciences politiques et islamiques et en litérature et langue arabe à Münster et je voulais faire un semestre pour acquérir une expérience pratique dans un pays arabe. La Tunisie comme pays du «printemps arabe» est très passionnante et relativement sûre. Comme je n’avais pas visité un pays du Maghreb avant, j’étais très heureuse quand le DAAD m’a donné cette possibilité.

3) Quelles étaient tes tâches au DAAD Tunisie?

Entre septembre 2015 et février 2016 j'ai travaillé comme bénévole dans le bureau du DAAD Tunis. Et là, j’ai soutenu l'équipe du bureau dans les programmes, événements et projets. Outre le travail général de bureau tels que répondre à des demandes par téléphone, je me suis occupée principalement du site www.daad.tn et de la page Facebook « DAAD Tunisie ». En collaboration avec ma collègue, je me suis chargée de promouvoir les événements du DAAD, les bourses et d'autres offres. J'ai également animé un club d'allemand à une école supérieure d’ingénierie.

4) Comment trouves-tu la vie à Tunis ?

En travaillant au DAAD Tunis j’ai eu beaucoup de contacts avec les étudiants et d'autres personnes intéressantes. Le travail m’a aussi permis de participer à des conférences intéressantes et d’avoir un aperçu de la vie universitaire en Tunisie. Au cours de ces six mois, j’ai habité chez une famille d'accueil dans la banlieue sud, ce qui m'a donné une idée de la vie tunisienne, en particulier de la cuisine délicieuse. Mes parents d’accueil ainsi que mon cours de langue hebdomadaire m’ont beaucoup aidé à améliorer mon arabe. J’ai aussi savouré le fait qu’en travaillant dans le bureau du DAAD, j’étais chaque jour dans le centre de Tunis, où il y a beaucoup de beaux cafés, restaurants et d'autres activités culturelles comme le cinéma, le théâtre et des concerts. En tout, je me suis sentie très bien en Tunisie et je recommande fortement à chaque personne intéressée de passer plusieurs mois en Tunisie - que ce soit pour un stage ou un cours de langue.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview.

Photo: © Anis Bouattour

Janvier 2016

Interview avec Admir Lleshi (DAAD) de l'Alumniportal Deutschland

1.) Qu’est-ce l’Alumniportal Deutschland?

Le portail des anciens étudiants d’Allemagne est un site Internet ayant la forme d’un réseau social, qui soutient le contact et l’échange scientifique entre les Alumni d’Allemagne, les entreprises, les universités et organisations. Les  Alumni d’Allemagne sont éventuellement des personnes du monde entier, qui ont étudié, fait la recherche en Allemagne ou terminé leur formation au sein d’une institution allemande à l’étranger. Notre but est de consolider les liens avec les institutions allemandes, accompagner les alumni sur la voie de leur carrière, recommander le personnel qualifié et renforcer l’échange professionnel entre les alumni et l’Allemagne. La Communauté Alumni comprend maintenant plus de 125.000 membres dans plus de 180 pays dans le monde entier. Ils profitent des offres intéressantes en ligne tels que des webinaires, des Chats proposés par des experts, des groupes professionnels, marché de l'emploi, des cours de formation en allemand et d'autres possibilités d'éducation et de carrière.

L’Alumniportal Deutschland facilite le contact entre le personnel bien formé, ayant une relation avec l’Allemagne, et les entreprises ou les institutions allemandes à l'étranger à travers des formats différents tels que les offres d’embauche et les salons d'emploi. Les salons d’emploi et de formation « Trained in GermanY », organisés réellement et virtuellement sur tous les continents, ont été assistés jusqu'à présent par plusieurs milliers de diplômés et  entreprises.

2.) Quels sont vos tâches ?

En tant que collaborateur du DAAD au sein de l'équipe Alumniportal, je suis chargé de Jobs & Carrière.  Le contact avec les entreprises, l’analyse du marché du travail, l'organisation de foires réelles et virtuelles « Trained in GermanY » et la poursuite du développement du secteur Jobs & Carrière généralement appartiennent à mes tâches. L'objectif est de réunir les Alumni avec les entreprises et organisations allemandes à l'étranger dans le cadre de l’Allumniportal Deutschland. Ceci est un grand défi, mais en même temps, une tâche variée et importante, que je jouis énormément.

3.) Que peut-on dire à propos de la présence des Alumni du DAAD en Tunisie?

L’Alumniportal Deutschland est un réseau social pour tous les anciens d’Allemagne, dont les anciens du DAAD occupent une partie très importante des membres inscrits à ce portail, puisque le DAAD compte comme la plus grande organisation de financement au monde pour l'échange international d'étudiants et de chercheurs universitaires.

La Tunisie est non seulement l'un des pays avec le plus grand nombre des personnes inscrites dans l’Alumniportal, mais aussi elle compte parmi les TOP 10 avec les membres les plus actifs dans le portail. Cela nous a motivé de faire cette déviation pour organiser ce salon d’emploi en Tunisie parmi 3 pays choisis en 2016.  Les deux autres foires sont prévues pour le Kenya et le Mexique. Mais les anciens Tunisiens d’Allemagne ne sont pas seulement actifs sur le portail, mais aussi sur le terrain en Tunisie même. Ils se sont organisés en cinq associations: Association des diplômés de l'Université technique de Berlin, l'Association d'amitié ARTA, l’Association d’amitié ATA, Association tunisienne des diplômés des universités allemandes (VTADU), Association des alumni Maghrébins de la Fondation Alexander von Humboldt. Les alumni des deux dernières associations ont même été présents au salon de carrière du 27 Janvier chacun avec son propre stand.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview.

Photo: Admir Lleshi de l'Alumniportal Deutschland. (© Anis Bouattour)

Décembre 2015

Interview avec Dr Sofiene Mokhtar, un partenaire du DAAD dans le programme "Partenariat Germano-Arabe pour la Transition"

1) Présentez-vous brièvement s'il vous plaît.
Je suis Sofiene Mokhtar, docteur ingénieur et enseignant/chercheur en génie textile (depuis septembre 2004) à l’Ecole nationale d’Ingénieurs de Monastir « ENIM ». Depuis septembre 2012, j’occupe le poste de maître assistant.  
Titulaire d’un baccalauréat en sciences expérimentales (juin 1998), j’ai poursuivi un cycle préparatoire scientifique (physique/chimie) à l’Institut Préparatoire aux Etudes d’Ingénieurs de Nabeul « IPEIN », avant d’accéder à l’ENIM au sein de laquelle j’ai poursuivi le reste de mes études universitaires.
A l’ENIM, j’ai obtenu un diplôme d’Ingénieurs en génie textile (Juin 2003), un diplôme de mastère en génie mécanique « option : mécanique et matériaux textiles » (Juin 2004) et un diplôme de doctorat en génie textile (Mars 2012).
Mes travaux de recherche portaient essentiellement sur le développement, la caractérisation et l’optimisation de textiles à usage médical, notamment de prothèses et endoprothèses vasculaires textiles. Je les ai tous réalisé au sein de l’équipe des « textiles techniques » au Laboratoire de Génie Textile à l’ISET de Ksar Hellal « LGTex », mais aussi en collaboration avec d’autres équipes de recherche en Tunisie et en France. Et actuellement, nous sommes en cours de la création d’une nouvelle unité de recherche sur les Matériaux et Procédés Textiles, à l’ENIM.


2.) Vous venez de réussir une nouvelle coopération dans le programme du DAAD « Partenariats Pratiques » : Comment avez-vous trouvé votre partenaire allemand ? Comment se sont déroulés le déclanchement et la démarche du projet ?
Depuis ma participation au « Forum Tuniso-allemand pour la Coopération Universitaire », organisé par le DAAD en décembre 2013 à Tunis, j’ai tenu à bien saisir les opportunités offertes à travers les divers programmes et bourses du DAAD en cherchant des partenaires universitaires allemands dans ma spécialité.
En coordination avec le bureau du DAAD à Tunis, j’ai pris contact avec Monsieur le Professeur Walter HARSCH de la « Faculty of Textile and Clothing Technology » de la « Hochschule Niederrhein » à Mönchengladbach.
 Et c’est ainsi que nous avons, tout d’abord, discuté ensemble toutes les possibilités/opportunités de collaboration et poussé vers la signature d’un accord de coopération entre nos deux établissements universitaires.
Ceci nous a permis, ensuite, de postuler au programme "University-Business-Partnership" financé par le DAAD en vue de bâtir un projet de coopération sur quatre années (2016-2019) en partenariat avec des sociétés industrielles allemandes opérantes dans le secteur textile/habillement et installées en Tunisie (1er partenaire est la société « Atelier Gardeur » et ses sites de production à Tunis).
L’objectif principal de ce projet étant d’adapter les compétences de nos diplômés aux exigences de l'industrie, à travers un ensemble d’actions, scientifiques et socio-culturelles.


3.) Vous étiez récemment à l’université partenaire en Allemagne et la délégation allemande a rendu la visite à l’ENIM. Racontez-nous vos expériences.
En novembre 2015, j’ai visité au sein d’une délégation de l’ENIM la HS Niederrhein à Mönchengladbach. Et en décembre 2015, une délégation allemande a rendu visite à Monastir/Tunis. Les deux visites, financées par le DAAD à travers le programme « Partenariat Germano-Arabe pour la transition : mesures à court-terme », nous ont permis de mieux reconnaitre les programmes de formation, les compétences, les équipements et les structures de recherche de nos deux établissements.
Dans le même cadre, nous avons visité ensemble la société « Atelier Gardeur » à Mönchengladbach et son site industriel « Gartex » à Tunis. Ceci nous a permis de reconnaitre l’organisation, le processus de production et les ressources de notre partenaire industriel et de discuter avec lui toutes les opportunités de collaboration.
Par ailleurs, nous avons profité de la présence de
la délégation allemande à l’ENIM pour leur présenter les activités socio-culturelles de nos étudiants, visiter l’Institut Supérieur des Métiers de la Mode à Monastir et la société industrielle DEMCO à Moknine. Nous avons, en plus, organisé un séminaire interculturel, qui a été animé par la AHK-Tunis et financé par le DAAD, et tenu deux réunions de travail aux bureaux du DAAD et de la AHK à Tunis.


4.) Votre demande vient d’être approuvée par le DAAD. Quels sont vos prochains pas?
Nous mettrons ensemble, dès janvier 2016, un plan d’actions horodaté pour la concrétisation des objectifs de notre projet de partenariat, pour l’année 2016.

5) Avez-vous des conseils, des suggestions, des commentaires?
Je recommande aux établissements universitaires tunisiens et à mes chers collègues universitaires de :

  • Profiter des offres et programmes du DAAD pour monter des projets académiques et scientifiques en partenariat avec des universités allemandes. Ceci ne pourrait être que bénéfique pour nos étudiants et nos établissements ;
  • S’ouvrir davantage sur l’environnement socio-économique dans le sens d’adapter les programmes de formation et les projets de recherche aux vrais besoins de notre économie.

En outre, je recommande à nos élèves et étudiants d’explorer les offres et bourses du DAAD et de bien penser à poursuivre leurs études supérieures dans une université allemande, en vue de transférer ensuite l’expérience allemande en Tunisie et participer activement au développement de la société et de l’économie tunisienne.

Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview.

Novembre 2015

Interview avec Dr Moncef Bouaziz, un partenaire et ancien boursier du DAAD

1) Présentez-vous brièvement s'il vous plaît...© Moncef Bouaziz

Je me présente, Dr Moncef Bouaziz, Ingénieur en hydraulique et aménagement de l'Ecole Supérieur des Ingénieurs en Equipement Rural (ESIER) depuis 2005.
J'ai obtenu aussi un diplôme de Master recherche en génie de l´environnent et de l’aménagement de l'École Nationale d´Ingénieurs de Sfax (ENIS) en 2007.
En Janvier 2011, j'ai décroché mon diplôme de doctorat en Télédétection Environnementale de l’Université Technique de Freiberg après 3 ans de travail de recherche au sein de l'équipe “Remote Sensing Groupe” de Freiberg avec une bourse de mérite du DAAD.
En 2012, j’étais honoré d’être parmi les rares tunisiens à obtenir la bourse de mérite la plus renommée en Allemagne de la fondation d'Alexander von Humboldt pour continuer mes travaux de recherche postdoctoraux au sein de l'Université Technique de Dresden.
Durant toutes mes années dans la recherche scientifique, j'ai développé une double compétence en Sciences de l'Environnement (Ecologie, Agronomie, Eaux) et en Sciences de l'Information Géographique (SIG).
Actuellement, et depuis Septembre 2015, je suis en poste de maître-assistant à la Faculté des Sciences de l'Université de Gafsa et je dirige une équipe de recherche scientifique (Environmental Remote Sensing Group).

2) Vous êtes un ancien boursier du DAAD et de la fondation allemande Alexander von Humboldt. Comment est-ce que le séjour en Allemagne a influencé votre personne et carrière?

En fait, c’est à la fois un honneur et une grande responsabilité d’être un ancien boursier de la fondation allemande Alexander von Humboldt et du DAAD.
Je suis habitué à un rythme de travail et succès que je fais de mon mieux pour le maintenir.
Dans ce sens je dois garder un haut niveau et une meilleure qualité de recherche et de compétences. Ce niveau et cette qualité ne me concernent pas seulement, mais aussi les chercheurs et les étudiants de mon groupe.

3) Vous avez recherché, enseigné et, évidemment, vécu longtemps en Allemagne. Comment décrivez-vous la recherche et la vie en Allemagne?

Les 8 ans que j’ai passés en Allemagne n’ont pas seulement influencé ma carrière académique et professionnelle mais aussi ma vie sociale, mes relations humaines et même mon mode de communication.
En effet, la maîtrise de la langue allemande m'a beaucoup facilité la vie sociale aussi que la communication avec mon entourage en Allemagne et ailleurs dans le monde.
En quelques mots mon séjour de 8 ans en Allemagne a changé positivement ma vie sur tous les côtés.

4) Vous avez déjà beaucoup d'expériences concernant des projets avec l'Allemagne. Maintenant vous êtes rentrés à la Tunisie. Quels sont vos projets à l'Université de Gafsa?

Je travaille depuis 6 ans sur des projets de recherche entre la Tunisie et l’Allemagne. Entre-temps, et depuis que j'ai commencé la coopération, j’ai travaillé pour le côté allemand comme coordinateur et chercheur.
Aujourd'hui, et après avoir eu le poste de Maitre-assistant à Gafsa, j'ai changé pour le coté tunisien.
Je voudrais bien faire de mon mieux pour que Gafsa et toutes les régions du sud tunisien profitent de mon expérience en tant qu’ingénieur aussi bien que chercheur et scientifique.

5) Avez-vous des conseils, des suggestions, des commentaires?

Mes propositions sont destinées principalement au ministère de l’enseignement supérieur aussi bien qu'aux organismes qui soutiennent la vie académique et la recherche scientifique en Tunisie. Nos besoins ne sont pas nécessairement matériaux, mais nous avons plutôt besoin des moyens et des outils de gestion et de gérance (management) des ressources que nous possédons.

En cours et moyen terme:

• Soutenir et encourager les étudiants, jeunes chercheurs et leur donner des perspectives. A mon avis, l’avenir de la recherche et du développement de la Tunisie est plutôt entre les mains des jeunes étudiants et la nouvelle génération d'enseignant chercheur et non pas des anciens professeurs.

• Favoriser la recherche en amont avec l'industrie en lançant des projets tangibles touchant le cœur des problématiques rencontrées par les investisseurs.

• Décentralisation des unités de recherche sur tout le territoire national et donner une chance aux régions du sud et de l'intérieur tunisien.

• Faire profiter les espaces publiques et la société tunisienne (principalement les jardins d'enfants, et les écoles) de l’expérience d’Allemagne en termes d'organisation et de respect de l'environnement.
Merci beaucoup d'avoir participé à l'interview.

Octobre 2015

Interview avec Imenne Ben Abid, une boursière du programme HSK

1.) Présente-toi brièvement s'il te plaît...Imenne devant le Brandenburger Tor à Berlin

Je m'appelle Imenne, j'étudie «Allemand appliqué au commerce international». J'ai eu l'honneur de participer à deux programmes organisés par le DAAD (Cours d'été à Berlin et l'académie du Maghreb à Tunis) et ceux-ci m'ont énormément plu et je continuerai sans doute à participer aux prochains programmes proposés pour la bonne qualité de ce service.

2.) Comment as-tu découvert la bourse du DAAD pour les cours d’allemand en université allemande?

J'ai toujours voulu essayer le fait d'étudier à l'étranger et surtout en Allemagne vu que cette dernière est bien réputée pour l'excellence de ces universités. Alors j'ai trouvé que cette idée de cours d'été me sera l'occasion idéale de réaliser mon rêve, pratiquer la langue allemande ainsi que découvrir le pays sur terrain.

3.) Relate brièvement tes expériences pendant ton cours d’allemand à Berlin...

Mon cours d'été en Allemagne était magnifique. Il y avait un grand échange culturel vu la diversité des étudiants internationaux qui étaient là. J'ai vécu une nouvelle expérience mémorable dans une université de grande renommée, amélioré ma langue et appris beaucoup de nouvelles choses.

Le programme était intéressant et bien organisé et l'atmosphère était convenable. Toutes les personnes responsables étaient très amicales et prêtes à l'aide.

4.) Quelles étaient tes impressions d’Allemagne?

L'Allemagne était géniale. Un bon atmosphère pour étudier, se promener et être en contact direct avec l'histoire, la culture et tous ces monuments ainsi que la belle architecture qui est d'un très grand charme et représente un mélange d’ancien et de moderne. Ce qui m'a bien plu en Allemagne est la ponctualité. Ce pays a eu un grand impact sur moi.

5.) Est-ce que tu as des conseils pour d'autres étudiants intéressés?

Je recommande ces cours d’été à tous les intéressés et conseille ça pour tous les intéressés et je remercie encore le DAAD pour une telle opportunité.

 

Septembre 2015

Interview avec Fairouz Nehari, une boursière de la MSA Fairouz Nehari avec Beate Schindler-Kovats (©Anis Bouattour)

Depuis 2013 organise le DAAD l’académie d’été maghrébine (MSA) en faveur des étudiants de la langue allemande et des doctorants germanistes venant de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie.

Au cours de laquelle, des professeurs universitaires et des maitres de conférences de la région mais aussi de l’Allemagne marquent leurs interventions à travers des présentations relatives à des thèmes actuels et par des ateliers de travail en groupes.  Le thème de cette année fut intitulé «Le Maghreb, un lieu de rencontre interculturel».

Fairouz Nehari de l’Algérie, participante à l’Académie d’été édition 2014 a renouvelé sa participation pour l’édition 2015, et sera le portrait du mois Septembre 2015. Dans cet interview, elle va nous raconter son expérience.

1. Présentez-vous brièvement s'il vous plaît...

Je m’appelle Fairouz Nehari et je suis Algérienne. Je travaille en tant qu’enseignante au Lycée, je suis aussi doctorante en troisième année en « langue, littérature et civilisation Allemande ». En outre, je m’intéresse aussi à la politique et aux Relations extérieures.

2. Comment avez-vous découvert l'Académie d'été maghrébine du DAAD?

J’ai découvert le programme « MSA » grâce à un ami, qui a déjà participé à la première édition. L’ancienne représentante du DAAD à Oran, Anna Maria Kloska, m’a aussi fourni d’autres Informations concernant le Programme.

3. Relatez brièvement vos expériences avec l'Académie d'été maghrébine...

La participation au programme « MSA » fut pour moi une précieuse expérience interculturelle. Ce Programme fut d’une grande importance car il m’a permis de découvrir de nouveaux aspects culturels et linguistiques. Et ceci même dans ma recherche, il m’a aussi permis de discuter avec plusieurs professeurs, qui viennent de l’Allemagne et des pays du Maghreb sur les points essentiels de mon travail. Ce programme a eu d’autres avantages tels que tisser de nouveaux contacts et améliorer mon niveau en langue allemande. L'atmosphère était très particulière, nous avons appris et participé ensemble à de nombreux ateliers sans barrière linguistique ou culturelle.

4. Quel est votre «rêve de l'Union du Maghreb»?

Malgré que la situation actuelle des pays du Maghreb soit difficile à décrire, je rêve avec espoir d’un Maghreb uni. Le rôle clé de l'unité maghrébine dépend de notre union, chose qui nécessite la préservation des valeurs morales et culturelles de l’Identité musulmane, berbère et arabe. Les pays du Maghreb peuvent ensemble établir une législation et une monnaie commune (Dinar), ce qui pourra faciliter les échanges commerciaux. Ainsi nous pourrons exporter nos Produits partout dans le monde avec le Sceau « Made in Maghreb ».

(sur la photo: Fairouz Nehari avec Beate Schindler-Kovats, ©Anis Bouattour)

Août 2015

Interview avec un partenaire du DAAD
Professeur Adnane Abdelghani

Prof. Adnane Abdelghani est un scientifique tunisien avec une carrière excellente. Après avoir étudié en Tunisie et en France, il a été sélectionné pour une bourse de post-doc par la fondation allemande renommée, la Fondation Alexander von Humboldt (AvH) (https://www.humboldt-foundation.de/web/home.html), pour trois ans. Il a fait de la recherche scientifique  à la TU München et il a fait son habilitation de physique en Tunisie en 2004 et en « Sciences de l’Ingénieur » à  l’Ecole Normale Supérieur de Cachan (France) en 2009. Prof. Abdelghani a émis plus de 85 publications scientifiques dans des journaux internationaux. En plus, grâce au programme de l’AvH,  il  a organisé des congrès internationaux en Tunisie dans le domaine de la nanotechnologie (Humboldt Kolleg). Actuellement, et depuis 2011, il est Professeur à l’Institut National des Sciences Appliquées et de Technologies (INSAT) et  dirige une équipe de recherche
en nanotechnologie grâce aux financements  internationaux.

Récemment honoré par le Prix de Président de la République pour la Recherche Scientifique le 22 Juillet 2015 pour ces efforts et son rayonnement international, nous félicitons Prof. Abdelghani qui est un partenaire du DAAD fiable et très engagé dans les relations tuniso-allemandes.

1.       Prof. Abdelghani, félicitations pour le prix de président de la République. Un tel prix est en même temps une responsabilité. Quels sont vos projets scientifiques pour l’avenir ?

Merci pour cette invitation, oui c’est une grande responsabilité, je dois continuer à travailler dur pour maintenir le même niveau de recherche scientifique. Concernant mes projets pour l’avenir, je vais continuer à travailler pour hisser nos universités et institutions vers un niveau d’enseignement et de recherche de qualité internationale. Ceci est possible par les programmes d’échanges européens (DAAD, Tempus, Erasmus, NSF, etc…) , par le biais de la co-diplomation et échanges des compétences (échanges d’étudiants  et des chercheurs).

Je suis pour le moment sur des projets de création d’entreprise à l’étranger et en Tunisie avec des collaborateurs dans le domaine de la nanotechnologie.  Il faut valoriser la recherche scientifique qu’on fait pour des domaines d’intérêts nationaux: diagnostic médical, environnement, sécurité, agro-alimentaire, qualité de l’eau, etc…

 2.       Vous êtes un ancien boursier de la fondation allemande Alexander von Humboldt. Comment est-ce que le séjour en Allemagne a influencé votre personne et carrière?

J’ai appris la recherche scientifique pluridisciplinaire en Allemagne et j’ai compris qu’il n’y a plus des frontières en sciences.  J’ai compris qu’il faut être l’initiateur des projets (DFG, SFB, etc…)   et avoir une autonomie totale pour progresser. Il faut être discipliné, rigoureux et à la page de l’innovation technologique. Un chercheur doit être dynamique, capable de monter des projets,  participer à des workshops, à des congrès, visiter des centres de recherches et visiter des industriels.  L’état ne peut pas seul financer la recherche scientifique, il faut aller vers d’autres sources de financement et monter des consortiums pour des projets de recherche de qualité.

3.       Encore une question personnelle: Vous êtes depuis des années un partenaire très engagé dans les relations tuniso-allemandes. Comment voulez-vous vous engager dans l’avenir ?

Je dois continuer à travailler avec le DAAD pour : 

- Inciter les écoles, lycées et institutions universitaires  à intégrer la langue Allemande dans la formation.

- Il faut apprendre à nos étudiants : la discipline, être rigoureux et être à la page de l’innovation technologique.

-Il faut encourager les échanges entres les universités tunisiennes et les universités Allemandes.

- Il faut organiser des « Tunisian-German summer schools » pour nos étudiants –chercheurs

-Il faut profiter de l’expérience Allemande dans le domaine de l’innovation technologique (Biotechnologie, Chimie, Microélectronique, Automobile, etc…)  pour inciter nos ingénieurs et chercheurs à créer leurs entreprises.

Credits photo: Leaders, 24 Juillet 2015

Juillet 2015

Interview avec une ancienne boursière du DAAD
Bourse de recherche de courte durée octroyée par le DAAD
Khaoula Masmoudi

1. Présentez-vous brièvement

Je suis Masmoudi khaoula, ingénieure en chimie industrielle, étudiante en 2 ème année thèse de doctorat dans le cadre d’une thèse en cotutelle entre l‘Institut National des Sciences Appliquées et de Technologie (INSAT), spécialité chimie appliquée et l’Université Technique de Berlin (TU Berlin), spécialité énergie et génie des procédés.

En Tunisie, J’effectue mes travaux de recherche dans le centre de recherche et des technologies des eaux à Borj Cedria, laboratoire de traitement des eaux usées et en Allemagne,  dans le département génie des procédés de l’environnement.

2. Comment avez-vous découvert la bourse de recherche octroyée par le DAAD?

La découverte du programme de bourse promu par le DAAD était grâce à  mon encadrante de thèse Prof. Latifa Bousselmi qui m’a informé à propos de cette bourse et m’a demandé de déposer ma candidature pour effectuer un stage à TU Berlin.

Ensuite, j’ai assisté à une journée d’information organisée par le bureau de DAAD à Tunis dans la cité des sciences où j’ai eu l’occasion de connaitre les modalités de participation et les différents programmes offerts par le DAAD.

3. Relatez brièvement votre expérience avec cette bourse?

Cette bourse de recherche m’a permis d’entamer une nouvelle expérience très enrichissante qui m’a aidé à développer  mes connaissances dans mon domaine de recherche qui est le traitement des eaux usées aussi bien que plusieurs autres avantages sur le plan professionnel et social tels que :  Le développent d’une nouvelle langue, la connaissance d’autres contacts ce qui m’a permis d’élargir mon réseau international afin de mener à bien et d’avancer dans mon projet de recherche, et un autre point très important c’est savoir s’organiser et partager son temps entre le travail et le divertissement pour renouveler l’énergie et augmenter la motivation pour le travail.

4. Comment jugez-vous la recherche et la vie en Allemagne?

L’Allemagne est parmi les pays les plus attrayants aux yeux des étudiants étrangers.

Ce constat qui apparait dans plusieurs articles sur l’étude en Allemagne possède ses raisons.

 D’après mon expérience en tant qu’étudiante chercheuse dans le département génie des procédés de l’environnement à TU Berlin, j’ai constaté que la recherche scientifique en Allemagne est plus souple et facile en termes  de disponibilité des équipements et des produits ce qui focalise la concentration des chercheurs dans la résolution des problèmes liés seulement à des fins scientifiques. En plus, la recherche scientifique est étroitement liée à la vie pratique ce qui représente une source de motivation pour l’étudiant et lui rend un acteur principal dans le développement de la société tout en donnant à ses recherches le caractère innovant.

Le staff technique  qualifiés dans les équipements analytiques et qui suivent les innovations technologiques aide à accélérer les analyses  et sert à soutenir l’étudiant et à le conseiller concernant les méthodes utilisées, et même dans l’interprétation des résultats.

Concernant la vie en Allemagne, j’ai pas trouvé de difficultés pour s’intégrer dans la société et dans la vie estudiantine. En effet,  la société est marquée par le pluralisme des modes de vie et la diversité des héritages ethno-culturels,  malgré que je ne pratique pas très bien la langue allemande, j’ai pu me communiquer et intéragir avec les différents collègues allemands grâce à leur ouverture vers les étudiants étrangers, leur respect envers la  culture de l’autre et l’espace qu’il te donne pour s’exprimer en toute liberté.

5. Avez-vous des conseils, des suggestions, des commentaires?

Je conseille tous les jeunes chercheurs qui visent à faire des études en Allemagne à ne pas hésiter à entamer cette expérience et à découvrir un autre mode de vie caractérisé par la discipline et l’ouverture d’esprit.

Mes suggestions concernent la catégorie des boursiers effectuant des stages d’une durée  inférieure à 6 mois dont j’ai fait partie, pour les aider à trouver un hébergement à travers la création et l’activation des conventions entre le DAAD et des foyers universitaires aussi bien que les supporter pour faire des cours de langue qui restent limités aux boursiers ayant des périodes de stages supérieures à 6 mois.

Juin 2015

Interview avec une ancienne boursière du DAAD
Séjour de recherche promu par le DAAD
Yosr Z. Haffani

1. Présentez-vous brièvement

Mme Yosr Zakia HAFFANI, originaire de Tunis, a obtenu une Maîtrise en Sciences Naturelles (1992) et le diplôme des Études Approfondies (DEA) en Génétique (1993) à la Faculté des Sciences de Tunis à l’Université Tunis El Manar. J’ai gradué d’un Doctorat de Biologie (PhD) à l’Université Laval au Canada (2000) grâce à une bourse de l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI). J’ai approfondi mes connaissances dans le domaine de la cancérologie fonctionnelle par des recherches Post-Doctorales (2000-2013) dans de prestigieux laboratoires de l’Université de Toronto et de l’Institut Taunenbaum-Lunenfeld (TOP10) à Toronto au Canada. Depuis 2013, j’occupe le poste de Maître-Assistante à l’Institut de Biotechnologie de Sidi-Thabet de l’Université de la Manouba. J’ai démarré un nouveau groupe de recherche en oncogénétique au sein du laboratoire de Biotechnologie et Valorisation de Bio/Geo Ressources LR11ES31 à l’Institut de Biotechnologie de Sidi Thabet.

2. Comment avez-vous découvert le programme : Séjour de recherche promu par le DAAD?

J’ai découvert ce programme suite à la participation à une journée d’information du DAAD à Tunis. De plus, le chef du laboratoire d’accueil Prof. Harald Herrmann qui a beaucoup travaillé avec le DAAD, m’a demandé d’appliquer pour une bourse de chercheur visiteur en Allemagne.

3. Relatez brièvement votre expérience lors du séjour de recherche en Allemagne

Ma collaboration avec un groupe de chercheurs Allemands m’a permis d’accéder aux plateformes technologiques les plus performantes et uniques au monde ce qui a attiré mon intérêt ainsi que de nombreux chercheurs du monde entier à travailler des parties fondamentales de nos recherches de pointe dans ces centres. Cette collaboration m’a permis d’établir d’autres contacts et de partenariats qui ont suscité de l’intérêt à travailler avec des partenaires d’universités tunisiennes.

4. Comment jugez-vous la recherche et la vie en Allemagne?

En tant que chercheur international avec une très grande expérience canadienne de 18 ans, j’ai trouvé que les universités allemandes ont un niveau académique et de recherche comparable a celle en Amérique du Nord. En effet, les universités allemandes font de la recherche de pointe et les chercheurs publient dans des journaux prestigieux. J’ai noté que les frais de logement et de subsistance sont relativement à la portée d’un étudiant à revenu moyen. Les allemands sont très accueillants et la vie en Allemagne est très agréable.

5. Avez-vous des conseils, des suggestions, des commentaires?

Je recommande aux compétences Tunisiennes d’explorer l’opportunité de poursuivre des études graduées et faire de la recherche en Allemagne. J’encourage aussi ces compétences d’apprendre la langue allemande car elle constitue une richesse afin de participer à la vie socio-culturelle du pays.

 

Mai 2015

PPGG, c'est quoi?

Interview avec un ancien boursier du DAAD 
PPGG-Alumnus Hatem Gafsi

1. Présentez-vous brièvement

Je m´appelle Hatem Gafsi et je suis originaire de la ville de Menzel Bourguiba. J´ai obtenu ma maîtrise en sciences économiques
et de gestion de l´université de Monastir et mon mastère de recherche en management et organisation de l´université de Tunis El Manar. J´ai par ailleurs participé a des formations, fait des stages et travaillé dans le domaine de l´énergie 

2. Comment avez-vous découvert le programme  PPGG?

 J´ai découvert le programme PPGG lors d´une recherche sur Internet ciblant le management dans les organisations à but non lucratif pour  la préparation de mon projet de thèse

3. Relatez brièvement votre expérience dans le programme PPGG

C´est une expérience très enrichissante sur tout les plans.  La diversité, l´interaction et l´échange avec les différents intervenants et participants du programme m´ont permis d´ouvrir les horizons, de sortir des sentiers battus et de voyager dans plusieurs continent, pays et régions du monde sans pour autant me déplacer.

4. Comment jugez-vous les études et la vie en Allemagne?

Les études son synonyme d´autonomie et de responsabilisation. La vie, quant à elle, est très  agréable prenant la forme d´un apprentissage quotidien. C´est pas un hasard que l´Allemagne  soit l´une des meilleures destinations au monde pour les étudiants internationaux. 

5. Avez-vous des conseils, des suggestions, des commentaires?

Il faut avoir un objectif clair, bien se préparer au préalable et avoir au moins une idée de ce qu´on veut exactement faire après le programme

 

 

Vous êtes un expert international qui dispose des expériences dans le domaine de l’éducation et le domaine économique. Je vous prie de vous présenter brièvement et de présenter les priorités de vos activités.

J'ai étudié sciences culturelles et gestion interculturelle à l'université de Marburg et à l'université de Kassel et j’étais aussi directeur du bureau économique à l’ambassade d’Allemagne à Tripoli. Jusqu'à aujourd'hui, je me vois comme intermédiaire entre l'Allemagne et la Libye, j’ai été désigné comme traducteur à des délégations et à présent, je fais des efforts dans ma fonction, comme conseiller du Ministre de l'Education libyen, autour de la coopération avec l'Allemagne dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle.

A présent, vous êtes conseiller du Ministre de l'Education libyen : depuis quand occupiez-vous ce poste ? Où voyez-vous actuellement les plus grands problèmes des universités libyennes et quels sont les défis ? Y a-t-il une stratégie universitaire pour la Libye ?

Je suis conseiller depuis un an au ministère de l’Education libyen. Je vois les plus grands problèmes des universités libyennes au niveau du domaine de la gestion : il manque des structures d'administration fonctionnantes, l'administration est mal formée et insuffisamment équipée, il manque le savoir-faire au niveau de la gestion moderne et de la bonne gouvernance. Déjà à l’époque de Gaddafi, la Libye a négligemment raté l’établissement des coopérations internationales et des contacts avec la société scientifique internationale et avec des réseaux et des partenaires. Maintenant, nous voulons rattraper tout ça : avec des conférences, la participation aux forums internationaux, aux associations et aux activités de la région de MENA. Nous voulons effectuer la correspondance avec les sujets globaux comme l'eau, l’énergie, la nutrition. Par exemple, en octobre 2016, nous étions représentés au German-Arab Education Forum à Berlin, en mars 2017 au World Education Forum à Londres, et en mai 2017 à la Euro-Mediternean Minsiterial Conference à Malte.

 

 

Comment est-ce que l'Allemagne / le DAAD peut soutenir les universités et votre travail en Libye ?

L'Allemagne et le DAAD peuvent aider à construire des structures d'administration et de gestion dans des ministères et des Universités – l'Allemagne peut être un bon modèle. Il y a des programmes du DAAD, de la GIZ et des universités qui permettent de développer des compétences et des structures et former une nouvelle génération d’administrateurs. Les organisations de financement allemandes peuvent contribuer à la Capacity Building, soutenir l'internationalisation des universités libyennes, aider avec la modernisation d’interactions et apporter plus d’orientation pratique aux universités. Les étudiants libyens devaient avoir la possibilité d’étudier et faire des recherches en Allemagne et de rapporter leur connaissance en Libye. L'échange avec l'Allemagne et l'Europe est très important pour une société ouverte au monde.

Vous avez étudié et fait des recherches à des universités allemandes, vous connaissez le système de l’enseignement supérieur allemand et libyen : où voyez-vous le potentiel de coopération et les domaines de collaboration?

En Allemagne, j'étais impressionné par la pluridisciplinarité des programmes d'études. Pour moi, l'approche critique était aussi importante. On apprend à remettre en question la pensée discursive et la considération des choses depuis différentes perspectives. Cela m'a marqué. Je vois le potentiel au niveau de la coopération de développement et la coopération aux sujets globaux comme la gestion d'énergie ou de l’éducation. Le programme INEMA ou PPGG, par exemple, peut nous aider à former des gens qualifiés pour les ONG et la construction des structures. Des programmes d'études avec des références régionales sont aussi des innovations intéressantes qui pourraient convenir pour la Libye. Il y a en Libye 14 centres de technologie – des technologies solaires jusqu'à la biotechnologie - cela pourraient être partenaires intéressants pour la recherche allemande. Les accords de coopération germano-libyens seraient un signal important.

Vous avez aujourd'hui participé avec des collègues des universités libyennes au 3ème séminaire du DAAD: Qu'en ramenez-vous?

Pour nous, les collègues libyens, la possibilité d’avoir des informations de première main, d’échanges et des rencontres personnelles est très bonne. Nous ramenons beaucoup d’idées.

L'atelier « Internationale Networking » n’était pas seulement très intéressant, mais aussi important, pour relier les institutions et les intervenants de la formation libyennes, au niveau local, régional et international.

Voulez-vous dire quelques mots sur la situation actuelle en Libye ? Qu'est-ce que signifie l'instabilité politique pour les universités et pour la jeune génération qui sera formée aux universités?

Depuis 2011, la crise politique en Libye, avec les faibles structures d'état, l'instabilité et les problèmes de sécurité, a une influence négative sur le travail universitaire et les coopérations internationales. L’état est en faillite à cause des conflits militaires et de la corruption, il n'y a presque aucun soutien financier pour le domaine de l’éducation. Il manque des ressources, des salaires ne sont pas payés, et, pourtant, les enseignants et l'administration travaillent pour former et qualifier des générations de demain. Nous nous efforçons de mettre fin aux jeunes gens des associations de milice et de les récupérer auprès des universités pour leur indiquer un avenir paisible et constructif. L'intégration sociale est très importante pour réhabituer les soldats de milice et les adhérents de l’Etat Islamique à une vie « normale » aussi avec l'aide thérapeutique pour surmonter des traumatismes. Avec cela un rôle clé revient aux sciences sociales. Nous avons un grand besoin des scientifiques sociaux bien formés qui peuvent faire ce travail.

 

 

 

Et un dernier mot…. ? Est ce qu’il y autres choses que vous voulez dire?

 « Je suis amoureux de Marburg » – la petite ville, mais ouverte au monde avec sa diversité de courants interculturels, m'a marqué. La Libye et l'Allemagne doivent collaborer et s’enrichir non seulement au niveau de la politique économique, mais encore dans le domaine culturel et académique. Mon souhait est que la langue allemande peut être apprise plus en Libye à travers le Goethe Institut, et nous pouvons avoir à l'avenir une relation germano-libyenne vivante.

Dr. Al-Nagah, merci pour cette interview!

Texte et crédits photos: Beate Schindler-Kovats